Position du problème

Depuis l'aube du mouvement sioniste, les Juifs qui en faisaient partie ou qui le soutenaient ont été confrontés au dilemme suivant: la terre sur laquelle la nation juive, sans existence nationale depuis près de deux mille ans, était invitée à revenir, n'était pas vide d'habitants, et il n'était pas question de les spolier et encore moins de les déporter. Mais ceux-ci n'ayant jamais accepté l'établissement d'une entité étatique juive sur ce qu'ils considèrent comme leur territoire, et ayant tout mis en oeuvre pour abolir l'existence de l'Etat juif, les Juifs israéliens ont été contraints user de la force pour se maintenir dans le pays.

Il ne s'agit donc pas d'une question théorique ou idéologique, mais d'un problème existentiel. La confrontation fait partie du quotidien des Arabes autochnones et des Juifs qui ne l'étaient plus mais le sont redevenus en se réappropriant une partie du pays territoire qui fut jadis leur patrie.

Les décennies écoulées depuis la Guerre d'Indépendance ont révélé la nature irrédentiste du conflit qui fait rage entre les Juifs devenus Israéliens depuis la création de l'Etat d'Israël, et les Arabes qui, après la Guerre des Six Jours, se sont autodéfinis comme "Palestiniens", du nom de la terre sur laquelle ils habitent, et qui, appelée jadis Judée ou Israël, fut rebaptisée Palestine par le pouvoir romain après l'échec de la seconde révolte juive (135 de notre ère).

 

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Date de dernière mise à jour : 22/02/2014