Prière et contemplation

Le principe qui est à la base de la création de cette section, gérée par Menahem Macina, est le suivant: contrairement à ce que croient beaucoup de chrétiens, une vie intérieure intense et la prière de contemplation ne sont pas réservées aux clercs, aux moines, ni aux laïcs consacrés. Tant le Premier que le Second Testaments l'illustrent abondamment, même si c'est dans un contexte très différent de celui de notre époque.

Prier, c'est parler à Dieu, s'entretenir avec lui, comme le feront les élus, après la résurrection, au temps du Règne du Christ sur une terre régénérée. Témoin ce texte impressionnant d'Irénée de Lyon (Traité des Hérésies, V, 36.1):

...lorsque cette « figure » [du monde] aura passé, que l'homme aura été renouvelé, qu'il sera mûr pour l'incorruptibilité au point de ne plus pouvoir vieillir, « ce sera alors le ciel nouveau et la terre nouvelle » [cf. Ap 21, 1], en lesquels l'homme nouveau demeurera, conversant avec Dieu d'une manière toujours nouvelle. Que cela doive durer toujours et sans fin, Isaïe le dit en ces termes: « Comme le ciel nouveau et la terre nouvelle que je vais créer subsisteront devant moi, dit le Seigneur, ainsi subsisteront votre postérité et votre nom. » [cf. Is 66, 22].

Ce règne terrestre du Christ avec Ses élus ne doit pas être compris – ainsi qu’il est d’usage en Chrétienté – comme un règne spirituel dans les cieux. Pour s’en convaincre, il faut lire ce qu’en écrivent des Pères du IIème siècle tels, entre autres, Justin et Irénée de Lyon, improprement qualifiés de « millénaristes » par la majeure partie des théologiens et des patrologues. Voir, entre autres : « L'établissement du Royaume sur la terre, selon Irénée (Résumé) ».


Date de dernière mise à jour : 26/04/2014