Réponse à l'article de N. Farelli sur "L’Église, ambassadrice de la réconciliation"

Un ami évangélique m’a sensibilisé aux dommages qu’est susceptible de causer à des consciences insuffisamment éclairées l’article de Nicolas Farelly, professeur protestant de Nouveau Testament, « L’Église, ambassadrice de la réconciliation ». Pour autant qu’on puisse le résumer, ce texte, qui se réclame de la « théologie biblique », pose en axiome que « la réconciliation est au cœur de la mission de Dieu dans et pour le monde » et se propose de « replacer la thématique de la réconciliation dans le contexte du grand récit biblique... », sur lequel il se base pour « traiter du thème de l’Eglise comme « ambassadrice de la réconciliation » ; il estime même que « ce rôle, cette vocation, n’a de sens qu’au sein de ce récit ».

Je ne cache pas que j’ai été surpris, pour ne pas dire plus, du caractère audacieux de ces affirmations, d’autant que l’auteur ne prend pas la peine de les confronter sérieusement avec les témoignages des Ecritures et de la Tradition ecclésiale. Le cas le plus frappant de sa démarche théologique est son exégèse du passage suivant de l’épître de Paul aux Galates, où l’on saisit la polémique doctrinale qui oppose l’Apôtre au chrétiens judaïsants, lesquels, malgré leur foi dans le Christ, se laissent persuader de la nécessité de pratiquer la Loi pour être sauvé :

Ga 3, 1-9  1 O Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés ? À vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus Christ en croix.  2 Je ne veux savoir de vous qu'une chose : est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l'Esprit, ou pour avoir cru à la prédication ?  3 Êtes-vous à ce point dépourvus d'intelligence, que de commencer par l'esprit pour finir maintenant dans la chair ?  4 Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs ? Et ce serait bel et bien en vain.  5 Celui donc qui vous prodigue l'Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication ? 6 Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice.  7 Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham. 8 Et l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : En toi seront bénies toutes les nations.  9 Si bien que ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham le croyant.

Nul besoin d’être expert dans l’histoire du contentieux doctrinal bi-millénaire qui sépare l’Eglise du Judaïsme, pour comprendre ce qui était alors en jeu. Pour les partisans juifs de l’intégration des païens dans la communauté des croyants au Christ Jésus sans obligation d’observer la Loi juive, l’exemple de la foi d’Abraham était paradigmatique, voire apodictique. Paul s’efforçait de dissocier le salut en Jésus-Christ de la perception confessionnelle juive qui ne concevait pas l’entrée de païens dans l’Alliance sans fidélité au code religieux qui en était la charpente et l’âme, la Loi mosaïque. Si on la contextualise correctement, la rhétorique théologique de l’Apôtre est parfaitement cohérente. Il en va tout autrement de la thèse du professeur réformé, qui n’est pas confronté au même problème. Car enfin, son auditoire n’est pas composé de païens impressionnés par l’antiquité de la religion juive et par ses mystères, et qui risquent de judaïser, aux dépens de la foi au salut dans et par le Christ Jésus. Le professeur s’adresse, lui, à des chrétiens qui ne sont ni instruits du Judaïsme, ni tentés de devenir Juifs eux-mêmes.

Il y a donc lieu de s’interroger sur le but qu’il poursuit. Qu’il soit persuadé de la prééminence de l’Eglise par rapport au Judaïsme dans l’ordre du salut, c’est l’évidence même. Mais qu’il ait besoin d’Abraham comme faire-valoir de sa thèse, voilà qui ne laisse pas de surprendre.

« Le désir de bénir toutes les nations à travers Abraham, loin d’être un appendice à la promesse, est le but recherché par Dieu, son désir le plus fort [...]. Si Dieu veut faire d’Abraham et de sa descendance une "grande nation", c’est pour que celle-ci soit une bénédiction pour " toutes les nations". Dieu choisit Abraham et veut le bénir, mais pas comme une fin en soi. Il le choisit et lui donne une mission, une vocation, celle de bénir à son tour. »

Pour ce professeur,

« l’importance centrale, fondamentale de cette promesse [...] est non seulement théologique, mais aussi tout simplement narrative, car la réalisation du projet formulé ici par Dieu occupera une place centrale dans le reste du récit biblique. [...]  L’apôtre Paul reprendra d’ailleurs à son compte cette promesse, la caractérisant d’« évangile annoncé d’avance à Abraham » (Ga 3, 6-9).

Conscient de l’audace de son hyperbole, l’universitaire s’interroge :

« Mais en quoi cette promesse est-elle, déjà, "Evangile" ? En quoi est-elle indicative du projet de réconciliation de Dieu avec sa création ?

J’ai mis en grasses rouges la phraséologie surprenante.

Concernant le terme « évangile » tout d’abord : par un tour de passe-passe sémantique dont notre époque a le secret, l’auteur "néologise", si l’on peut dire. En effet, il n’est nullement question d’ « évangile » dans le passage de Paul sur lequel Nicolas Farelly prend appui pour fonder son exégèse hyperbolique. Le grec dit simplement :

« l’Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations par la foi, annonça d’avance à Abraham: En toi seront bénies toutes les nations » (Ga 3, 8).

La forme grecque « proevangelisato », rend le son du mot « évangile » qui en a été tiré en langage courant, mais le verbe ne veut rien dire de plus qu’« annoncer une nouvelle », tout au plus une bonne nouvelle ; et c’est un abus de mots, voire un jeu de mots calamiteux, que de présenter l’annonce faite par Dieu à Abraham comme un « évangile ».

Autre surprise : l’auteur de l’article parle, comme s’il allait de soi, d’un « projet de réconciliation de Dieu avec sa création ». Mais avant d’en décrire les modalités, il procède à une vaste rétrospective de la déliquescence de l’humanité, à partir du péché d’Adam et d’Eve, jusqu’à sa perversion croissante au fil de l’histoire. Puis, il fait sienne la question du théologien Gerhard von Rad :

« Les relations entre Dieu et les nations sont-elles définitivement rompues, la grâce et la patience de Dieu sont-elles épuisées et Dieu a-t-il rejeté pour toujours les peuples dans sa colère ? »

Il semble même partager l’opinion de cet auteur selon qui,

« faire parvenir le lecteur à une telle question serait [...] le but du narrateur jusqu’au récit de Babel. En insistant sur l’absence totale de paix et d’harmonie dans la bonne création de Dieu. »

Et comme illuminé soudain, par cette évocation du raisonnement de son devancier, Farelly émet cette affirmation, inattendue et tout aussi arbitraire et non étayée sur les sources que les précédentes, critiquées plus haut :

« "L’extraordinaire nouveauté" de Genèse 12, c’est que Dieu choisit et mandate Abraham et sa descendance pour être ses ambassadeurs de réconciliation dans un monde fragmenté, déchu et rebelle.

Faut-il insister sur le fait que cette conception ne figure absolument pas dans ce chapitre de la Genèse, ni d’ailleurs où que ce soit dans la Bible hébraïque ? En fait, on ne la trouve que dans l’enseignement de Paul, qui écrit

« Dieu nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation »,

et poursuit :

« Car c'était Dieu qui, dans le Christ, se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu. (2 Co 5, 18-20).

Ce que l’auteur passe totalement sous silence, par contre, c’est que la lecture de tous les récits bibliques afférents à Abraham, évoque, à plusieurs reprises, la promesse inconditionnelle du don de la terre à Abraham et à sa descendance.

Soit, diront sans doute certains, on peut ne pas être d’accord avec la conception théologique de l’auteur, mais c’est son opinion et il est libre de l’exprimer. Peut-être, mais ainsi exposée, cette thèse peut s’avérer préjudiciable au « dépôt de la foi », et il convient d'en protéger les fidèles qui ne sont pas immunisés contre le danger. Mais il y a plus grave. En effet, en poursuivant la lecture de l’article ici mis en cause, on découvre que son but est tout autre que d’émettre une énième hypothèse de théologie biblique.

Le voile qui a pu, jusque-là, masquer l’intention de l’auteur se déchire soudain lorsqu’on lit cette nouvelle affirmation de son cru :

« Dieu n’a pas abandonné les nations, sa création ! En choisissant une personne parmi la multitude des nations, il veut que cette personne devienne une "grande nation" qui sera une bénédiction pour les autres familles de la terre. Le choix particulier d’Abraham contient donc une intention universelle. »

J’ai souligné la phrase essentielle, car elle constitue le point de bascule, en anglais « tipping point », à partir duquel, il n’est plus possible, selon moi, de considérer la doctrine de ce théologien comme un développement légitime de la formulation du donné de la foi [1].

En effet, du postulat – arbitraire et non convaincant, comme dit plus haut – énoncé de manière tranchée, selon lequel Dieu aurait « choisi et mandaté Abraham et sa descendance pour être ses ambassadeurs de réconciliation dans un monde fragmenté, déchu et rebelle » –, l’auteur passe à un dénigrement, d’abord progressif, puis implacable... du peuple juif. Extraits :

« Le peuple de Dieu, la descendance d’Abraham, débute donc son rôle de conduit [lire: canal] de bénédiction pour les nations. Mais, et c’est un terrible "mais", la vocation de la famille d’Abraham, malgré ces bons débuts, sera vite oubliée par le peuple lui-même. A travers son histoire, Israël considérera généralement les nations comme des ennemis à combattre plutôt que comme des peuples à bénir. »

L'auteur cite ensuite un passage du prophète Jérémie, dans lequel figure une variante de la formule de Gn 12, 3 :

« Si tu reviens, Israël [...] Si tu prêtes serment : "Par la vie du Seigneur !" dans la vérité, dans le droit et la justice, alors les nations se béniront en son nom... » (Jr 4, 2).

Doctus cum libro et sachant donc par l’Ecriture qu’Israël fut souvent infidèle aux exigences extrêmes de son appel, l’auteur a beau jeu de se lancer dans un constat sans appel d’une faillite spirituelle juive, non sans affirmer d’abord:

« Seul un retour radical vers Dieu et sa Loi pourrait permettre à Israël de vivre pleinement la bénédiction divine [...] et ainsi de réaliser sa vocation : être une bénédiction pour toutes les nations de la terre. »

« Le retour d’Israël vers Dieu était la condition de l’accomplissement de la vocation d’Israël dans le monde. »

Il lui est dès lors facile de condamner implacablement le peuple juif en ces termes :

« Israël a lamentablement échoué dans cette tâche. Lui-même était un peuple fragmenté, violent, pécheur. Lui-même pratiquait l’injustice, qu’il tentait d’expier par des sacrifices que Dieu abhorrait [...]. Tout peuple élu qu’il était, il ne vivait pas en paix en son sein. Et d’ailleurs, son élection devint vite pour lui plus une fierté, un droit, qu’une responsabilité missionnaire. En se concentrant sur ses propres privilèges de peuple élu, il ne pouvait que perdre de vue sa vocation missionnaire. L’infidélité et l’injustice d’Israël, comme cela fut annoncé dans le Deutéronome (Dt 27-30), conduiront ultimement le peuple vers l’exil babylonien, Dieu devant faire saisir à Israël l’écart absurde entre son attitude et sa vocation initiale.

 

Plus avant dans son article, l'auteur procède à d'autres développements, qui visent à mettre en exergue la différence entre le Judaïsme et la doctrine de Jésus, à l'avantage évident de cette dernière. Extraits:

« Dans les Evangiles, Jésus est présenté comme accueillant toute personne qu’il rencontre, sans discrimination d’aucune sorte, refusant les barrières sociales, religieuses, ethniques et sexuelles pourtant admises en son temps. Jésus allait à la rencontre de pécheurs, tels des péagers, des prostituées, des adultères, communiant avec eux en partageant leurs repas. Il parlait à des femmes, quand bien même celles-ci étaient socialement discriminées. Les enfants, qui étaient peu considérés dans la société de l’époque, furent élevés par Jésus au rang d’exemples. Les Samaritains, un peuple "bâtard" du fait de ses nombreux compromis ethniques et religieux avec les nations, furent les récipiendaires de paroles et d’actions de grâce de la part de Jésus (Jn 4). Finalement, Jésus anticipera même la bénédiction des nations, guérissant des païens et leur annonçant que la foi (et non l’appartenance ethnique) était le critère d’entrée dans le royaume de Dieu»

Et encore:

« Mais Jésus ne s’est pas simplement intéressé au renouvellement de la relation du peuple d’Israël avec Dieu. La réconciliation qu’il a mise en application servait aussi à unifier le peuple en son sein, à abattre les barrières d’exclusions et d’oppressions sociales. Puisque l’échec d’Israël dans l’accomplissement de sa vocation était dû, entre autres, à sa désobéissance, à son injustice et à sa méchanceté, Jésus appelait son peuple à une tout autre manière de vivre. En Israël, comme dans toute société, le pouvoir politique dépendait en grande partie du maintien d’un certain status quo. Par exemple, dans la Palestine du Ier siècle, des présupposés comme ceux-ci étaient admis et strictement appliqués :

  • Certaines personnes sont pures, d’autres non, et il faut éviter de toucher les impurs car ils sont contagieux (e.g., les lépreux, les morts).
  • Certains sont « justes », d’autres non. Les justes étant ceux qui pratiquent la Loi, ostensiblement et à la lettre (comme l’observance du sabbat).
  • Les Juifs et les non-Juifs ne doivent avoir aucune relation (e.g., ils ne peuvent pas prendre de repas ensemble).
  • Le pardon est régulé religieusement, tout le monde ne pouvant pas l’accorder.

Or, Jésus a remis en question ces présupposés, en abolissant certains et en ignorant d’autres. En cela, il a délibérément rompu avec le status quo et ses nombreuses ramifications sociales (i.e., l’exclusion des impurs, des injustes, des pécheurs…). Il a refusé ce modèle de société hiérarchisé, autoritaire, oppressif, qui, sous couvert d’application de la Loi, manquait complètement sa cible. A l’inverse, ce que Jésus proposait était un "vivre ensemble" différent. [...] Il prônait un vivre ensemble où la réconciliation était à l’œuvre. Pour Jésus, la restauration du peuple impliquait qu’il vive la réconciliation en son sein (e.g., la parabole de l’esclave impitoyable en Mt 18, 23-35). »

 

Il serait trop long de commenter toutes les inexactitudes, exagérations et confusions qui émaillent ces affirmations. Mais ce qui saute aux yeux, c'est le triomphalisme ecclésial qui imprègne non seulement l'esprit de cette lourde dissertation, mais son esprit et son vocabulaire, lesquels s'inscrivent résolument dans la ligne d'un « enseignement du mépris » (J. Isaac), que l'on croyait définitivement révolu depuis le Concile Vatican II.

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[1] Sur cette conception théologique importante, voir, entre autres, « Le développement de la doctrine chrétienne dans l'Histoire », et également, l’article, très technique mais fort utile, de Jérôme Levie, « L'essai sur le développement de J.H. Newman ».

 

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Annexe

J'ai procédé à une vaste relecture de l'histoire et de la figure d'Abraham, telles que nous les transmettent le Premier Testament et le Second. Comme on le constatera à la lecture des nombreuses citations et références qui suivent, on n'y trouve rien qui puisse étayer le rôle que lui confère l'auteur de l'article ici critiqué. (Menahem Macina).

 

Dans l’AT

 

  • Dieu ordonne à Abraham de quitter son pays pour aller vers un pays dont il dit qu’Il le lui indiquera (Gn 12, 1). Il a alors 75 ans.
  • Il parvient au pays des Cananéens. Dieu se manifeste à lui, à Sichem, en vision, et lui promet de donner ce pays en héritage à sa descendance. Abram élève là un autel au Seigneur (YHWH) : (Gn 12, 7). Réfugié en Egypte suite à une famine, il revient à Sichem, où il invoque le nom du Seigneur (Gn 13, 4). Par la suite, ils se rend à Mamré, près d’Hébron et y érige un autel au Seigneur. (Gn 13, 18).
  • Il est en butte à l’hostilité des rois locaux, au point que son neveu Loth est fait prisonnier. Abraham vainc le roi qui l’a enlevé et reçoit l’allégeance du roi de Sodome, qui le bénit en ces termes : « Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut qui créa ciel et terre, et béni soit le Dieu Très-Haut qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et, précise le récit biblique : « Abram lui donna la dîme de tout ». (Gn 14, 20).
  • Plus tard, seconde vision, au cours de laquelle Dieu lui dit : « Ne crains pas, Abram! Je suis ton bouclier, ta récompense sera très grande. » (Gn 15, 20). A cette occasion, le patriarche se plaint de ne pas avoir de descendance. Ce à quoi Dieu rétorque en promettant que sa femme, stérile, lui donnera un héritier (Gn 15, 1-5). A cette occasion Abram prononce un acte de foi méritoire : « Abram crut en L’Eternel, qui le lui compta comme justice » (Gn 15, 6).
  • Le Seigneur annonce alors à Abram qu’il possédera tout le pays, puis conclut une alliance avec lui, avant de lui prédire que son peuple sera esclave en Egypte durant 400 ans (Gn 15, 9-18).

Gn 17, 1-27: Lorsqu'Abram eut atteint quatre-vingt-dix-neuf ans, Le Seigneur lui apparut et lui dit : Je suis El Shaddaï, marche en ma présence et sois parfait. 2 J'institue mon alliance entre moi et toi, et je t'accroîtrai extrêmement. 3 Et Abram tomba la face contre terre. Dieu lui parla ainsi : 4 Moi, voici mon alliance avec toi : tu deviendras père d'une multitude de nations. 5 Et l'on ne t'appellera plus Abram, mais ton nom sera Abraham, car je te fais père d'une multitude de nations. 6 Je te rendrai extrêmement fécond, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi. 7 J'établirai mon alliance entre moi et toi, et ta race après toi, de génération en génération, une alliance perpétuelle, pour être ton Dieu et celui de ta race après toi. 8 À toi et à ta race après toi, je donnerai le pays où tu séjournes, tout le pays de Canaan, en possession à perpétuité, et je serai votre Dieu. 9 Dieu dit à Abraham : Et toi, tu observeras mon alliance, toi et ta race après toi, de génération en génération. 10 Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, c'est-à-dire ta race après toi : que tous vos mâles soient circoncis. 11 Vous ferez circoncire la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l'alliance entre moi et vous. 12 Quand ils auront huit jours, tous vos mâles seront circoncis, de génération en génération. Qu'il soit né dans la maison ou acheté à prix d'argent à quelque étranger qui n'est pas de ta race, 13 on devra circoncire celui qui est né dans la maison et celui qui est acheté à prix d'argent. Mon alliance sera marquée dans votre chair comme une alliance perpétuelle. 14 L'incirconcis, le mâle dont on n'aura pas coupé la chair du prépuce, cette vie-là sera retranchée de sa parenté : il a violé mon alliance. 15 Dieu dit à Abraham : Ta femme Saraï, tu ne l'appelleras plus Saraï, mais son nom est Sara. 16 Je la bénirai et même je te donnerai d'elle un fils; je la bénirai, elle deviendra des nations, et des rois de peuples viendront d'elle. 17 Abraham tomba la face contre terre, et il se mit à rire car il se disait en lui-même : Un fils naîtra-t-il à un homme de cent ans, et Sara qui a quatre-vingt-dix ans va-t-elle enfanter ? 18 Abraham dit à Dieu : Oh ! qu'Ismaël vive devant ta face ! 19 Mais Dieu reprit : Non, mais ta femme Sara te donnera un fils, tu l'appelleras Isaac, j'établirai mon alliance avec lui, comme une alliance perpétuelle, pour être son Dieu et celui de sa race après lui. 20 En faveur d'Ismaël aussi, je t'ai entendu : je le bénis, je le rendrai fécond, je le ferai croître extrêmement, il engendrera douze princes et je ferai de lui une grande nation. 21 Mais mon alliance, je l'établirai avec Isaac, que va t'enfanter Sara, l'an prochain à cette saison. 22 Lorsqu'il eut fini de lui parler, Dieu remonta d'auprès d'Abraham. 23 Alors Abraham prit son fils Ismaël, tous ceux qui étaient nés dans sa maison, tous ceux qu'il avait acquis de son argent, bref tous les mâles parmi les gens de la maison d'Abraham, et il circoncit la chair de leur prépuce, ce jour même, comme Dieu le lui avait dit 24 Abraham était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans lorsqu'on circoncit la chair de son prépuce 25 et Ismaël, son fils, était âgé de treize ans lorsqu'on circoncit la chair de son prépuce. 26 Ce jour même furent circoncis Abraham et son fils Ismaël, 27 et tous les hommes de sa maison, enfants de la maison ou acquis d'un étranger à prix d'argent, furent circoncis avec lui.

Gn 18, 17-33: Le Seigneur s'était dit : Vais-je cacher à Abraham ce que je vais faire, 18 alors qu'Abraham deviendra une nation grande et puissante et que par lui se béniront toutes les nations de la terre ? 19 Car je l'ai distingué, pour qu'il prescrive à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie du Seigneur en accomplissant la justice et le droit; de la sorte, Le Seigneur réalisera pour Abraham ce qu'il lui a promis. 20 Donc, Le Seigneur dit : Le cri contre Sodome et Gomorrhe est bien grand ! Leur péché est bien grave ! 21 Je veux descendre et voir s'ils ont fait ou non tout ce qu'indique le cri qui, contre eux, est monté vers moi; alors je saurai. 22 Les hommes partirent de là et allèrent à Sodome. Le Seigneur se tenait encore devant Abraham. 23 Celui-ci s'approcha et dit : Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le pécheur ? 24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les supprimer et ne pardonneras-tu pas à la cité pour les cinquante justes qui sont dans son sein ? 25 Loin de toi de faire cette chose-là ! de faire mourir le juste avec le pécheur, en sorte que le juste soit traité comme le pécheur. Loin de toi ! Est-ce que le juge de toute la terre ne rendra pas justice ? 26 Le Seigneur répondit : Si je trouve à Sodome cinquante justes dans la ville, je pardonnerai à toute la cité à cause d'eux. 27 Abraham reprit : Je suis bien hardi de parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre. 28 Mais peut-être, des cinquante justes en manquera-t-il cinq : feras-tu, pour cinq, périr toute la ville ? Il répondit : Non, si j'y trouve quarante-cinq justes. 29 Abraham reprit encore la parole et dit : Peut-être n'y en aura-t-il que quarante, et il répondit : Je ne le ferai pas, à cause des quarante. 30 Abraham dit : Que mon Seigneur ne s'irrite pas et que je puisse parler : peut-être s'en trouvera-t-il trente, et il répondit : Je ne le ferai pas, si j'en trouve trente. 31 Il dit : Je suis bien hardi de parler à mon Seigneur : peut-être s'en trouvera-t-il vingt, et il répondit : Je ne détruirai pas, à cause des vingt. 32 Il dit : Que mon Seigneur ne s'irrite pas et je parlerai une dernière fois : peut-être s'en trouvera-t-il dix, et il répondit : Je ne détruirai pas, à cause des dix. 33 Le Seigneur, ayant achevé de parler à Abraham, s'en alla, et Abraham retourna chez lui.

Gn 21, 1-13: Le Seigneur visita Sara comme il avait dit et il fit pour elle comme il avait promis. 2 Sara conçut et enfanta un fils à Abraham déjà vieux, au temps que Dieu avait marqué. 3 Au fils qui lui naquit, enfanté par Sara, Abraham donna le nom d'Isaac. 4 Abraham circoncit son fils Isaac, quand il eut huit jours, comme Dieu lui avait ordonné. 5 Abraham avait cent ans lorsque lui naquit son fils Isaac. 6 Et Sara dit : Dieu m'a donné de quoi rire, tous ceux qui l'apprendront me souriront. 7 Elle dit aussi : Qui aurait dit à Abraham que Sara allaiterait des enfants ! car j'ai donné un fils à sa vieillesse. 8 L'enfant grandit et fut sevré, et Abraham fit un grand festin le jour où l'on sevra Isaac. 9 Or Sara aperçut le fils né à Abraham de l'Égyptienne Agar, qui jouait avec son fils Isaac, 10 et elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils, il ne faut pas que le fils de cette servante hérite avec mon fils Isaac. 11 Cette parole déplut beaucoup à Abraham, à propos de son fils, 12 mais Dieu lui dit : Ne te chagrine pas à cause du petit et de ta servante, tout ce que Sara te demande, accorde-le, car c'est par Isaac qu'une descendance perpétuera ton nom, 13 mais du fils de la servante je ferai aussi une grande nation car il est de ta race.

Gn 22, 1-18: Après ces événements, il arriva que Dieu éprouva Abraham et lui dit : Abraham ! Abraham ! Il répondit : Me voici ! 2 Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, que tu chéris, Isaac, et va-t'en au pays de Moriyya, et là tu l'offriras en holocauste sur une montagne que je t'indiquerai. 3 Abraham se leva tôt, sella son âne et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois de l'holocauste et se mit en route pour l'endroit que Dieu lui avait dit. 4 Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l'endroit de loin. 5 Abraham dit à ses serviteurs : Demeurez ici avec l'âne. Moi et l'enfant nous irons jusque là-bas, nous adorerons et nous reviendrons vers vous. 6 Abraham prit le bois de l'holocauste et le chargea sur son fils Isaac, lui-même prit en mains le feu et le couteau et ils s'en allèrent tous deux ensemble. 7 Isaac s'adressa à son père Abraham et dit : Mon père ! Il répondit : Oui, mon fils ! - Eh bien, reprit-il, voilà le feu et le bois, mais où est l'agneau pour l'holocauste ? 8 Abraham répondit : C'est Dieu qui pourvoira à l'agneau pour l'holocauste, mon fils, et ils s'en allèrent tous deux ensemble. 9 Quand ils furent arrivés à l'endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y éleva l'autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l'autel, par-dessus le bois. 10 Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. 11 Mais l'Ange du Seigneur l'appela du ciel et dit : Abraham ! Abraham ! Il répondit : Me voici ! 12 L'Ange dit : N'étends pas la main contre l'enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique. 13 Abraham leva les yeux et vit un bélier, qui s'était pris par les cornes dans un buisson, et Abraham alla prendre le bélier et l'offrit en holocauste à la place de son fils. 14 À ce lieu, Abraham donna le nom du Seigneur pourvoit, en sorte qu'on dit aujourd'hui : Sur la montagne, Le Seigneur pourvoit. 15 L'Ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham du ciel 16 et dit : Je jure par moi-même, parole du Seigneur : parce que tu as fait cela, que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique, 17 je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer, et ta postérité conquerra la porte de ses ennemis. 18 Par ta postérité se béniront toutes les nations de la terre, parce que tu m'as obéi.

Genesis 26,1-5: Il y eut une famine dans le pays - en plus de la première famine qui eut lieu du temps d'Abraham - et Isaac se rendit à Gérar chez Abimélek, roi des Philistins. 2 Le Seigneur lui apparut et dit : Ne descends pas en Égypte; demeure au pays que je te dirai. 3 Séjourne dans ce pays-ci, je serai avec toi et te bénirai. Car c'est à toi et à ta race que je donnerai tous ces pays-ci et je tiendrai le serment que j'ai fait à ton père Abraham. 4 Je rendrai ta postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, je lui donnerai tous ces pays et par ta postérité se béniront toutes les nations de la terre, 5 en retour de l'obéissance d'Abraham, qui a gardé mes observances, mes commandements, mes règles et mes lois.

Gn 26, 24 : Le Seigneur lui apparut cette nuit-là et dit: « Je suis le Dieu de ton père Abraham. Ne crains rien, car je suis avec toi. Je te bénirai, je multiplierai ta postérité, en considération de mon serviteur Abraham. »

Gn 28, 4 : Qu'il t'accorde, ainsi qu'à ta descendance, la bénédiction d'Abraham, pour que tu possèdes le pays dans lequel tu séjournes et que Dieu a donné à Abraham.

Gn 28, 13 (parallèles: Gn 31, 42, et 32, 10, 35, 12) : Voilà que Le Seigneur se tenait devant lui et dit: « Je suis Le Seigneur, le Dieu d'Abraham ton ancêtre et le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donne à toi et à ta descendance. »

Gn 48, 16 : [Bénédiction de Jacob] « que l'Ange qui m'a sauvé de tout mal bénisse ces enfants, que survivent en eux [qu’ils soient appelés de] mon nom et [du] nom de mes ancêtres, Abraham et Isaac, qu'ils croissent et multiplient sur la terre! »

Gn 50, 24 : Enfin Joseph dit à ses frères: « Je vais mourir, mais Dieu vous visitera et vous fera remonter de ce pays dans le pays qu'il a promis par serment à Abraham, Isaac et Jacob. »

Ex 2, 24 : Dieu entendit leur gémissement; Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob.

Ex 3, 6 : Et [Dieu] dit: « Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. » Alors Moïse se voila la face, car il craignait de fixer son regard sur Dieu.

Ex 3, 15-17 : 15 Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux Israélites : "Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob m'a envoyé vers vous. C'est mon nom pour toujours, c'est ainsi que l'on m'invoquera de génération en génération. 16 « Va, réunis les anciens d'Israël et dis-leur : " Le Seigneur, le Dieu de vos pères, m'est apparu - le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob - et il m'a dit : Je vous ai visités et j'ai vu ce qu'on vous fait en Égypte, 17 alors j'ai dit : Je vous ferai monter de l'affliction d'Égypte vers la terre des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Perizzites, des Hivvites et des Jébuséens, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel. »

Ex 4, 5 : Afin qu'ils croient que Le Seigneur t'est apparu, le Dieu de leurs pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.

Ex 6, 3 : Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme El Shaddaï, mais mon nom de YHWH, je ne le leur ai pas fait connaître.

Ex 6, 8 : Puis je vous ferai entrer dans la terre que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob, et je vous la donnerai en patrimoine, moi Le Seigneur.

Ex 32, 13 : Souviens-toi de tes serviteurs Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même et à qui tu as dit: Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays dont je vous ai parlé, je le donnerai à vos descendants et il sera leur héritage à jamais.

Ex 33, 1 : Le Seigneur dit à Moïse: « Va, monte d'ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d'Egypte, vers la terre dont j'ai dit par serment à Abraham, Isaac et Jacob que je la donnerais à leur descendance... »

Lv 26, 42 : Je me rappellerai mon alliance avec Jacob ainsi que mon alliance avec Isaac et mon alliance avec Abraham, je me souviendrai du pays.

Nb 32, 11 : Si jamais ces hommes, qui sont sortis d'Egypte et qui ont l'âge de vingt ans au moins, voient le pays que j'ai promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob..., car ils ne m'ont pas suivi sans défaillance,

Dt 1, 8 : Voici le pays que je vous ai donné; allez donc prendre possession du pays que Le Seigneur a promis par serment à vos pères, Abraham, Isaac et Jacob, et à leur postérité après eux.

Dt 6, 10 : Lorsque Le Seigneur ton Dieu t'aura conduit au pays qu'il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner, aux villes grandes et prospères que tu n'as pas bâties...

Dt 9, 5 : Ce n'est pas en raison de ta juste conduite ni de la droiture de ton coeur que tu entres en possession de leur pays, mais c'est en raison de leur perversité que Le Seigneur ton Dieu dépossède ces nations à ton profit; et c'est aussi pour tenir la parole qu'il a jurée à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

Dt 29, 12 : pour faire aujourd'hui de toi un peuple tandis que lui-même sera pour toi un Dieu, comme il te l'a dit et comme il l'a juré à tes pères Abraham, Isaac et Jacob.

Dt 30, 19-20 : 19 Je prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, 20 aimant Le Seigneur ton Dieu, écoutant sa voix, t'attachant à lui ; car là est ta vie, ainsi que la longue durée de ton séjour sur la terre que Le Seigneur a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de leur donner.

Dt 34, 4 : Le Seigneur lui dit: « Voici le pays que j'ai promis par serment à Abraham, Isaac et Jacob, en ces termes: Je le donnerai à ta postérité. Je te l'ai fait voir de tes yeux, mais tu n'y passeras pas. »

1 R 18, 36 : A l'heure où l'on présente l'offrande, Elie le prophète s'approcha et dit: « Seigneur, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'on sache aujourd'hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai accompli toutes ces choses. »

2 R 13, 23 : Mais Le Seigneur leur fit grâce et les prit en pitié. Il se tourna vers eux à cause de l'alliance qu'il avait conclue avec Abraham, Isaac et Jacob; il ne voulut pas les anéantir et ne les rejeta pas loin de sa face.

1 Ch 16, 15-36: 15 Rappelez-vous à jamais son alliance, parole promulguée pour mille générations, 16 pacte conclu avec Abraham, serment qu'il fit à Isaac. 17 Il l'érigea en loi pour Jacob, pour Israël en alliance à jamais, 18 disant : « Je te donne une terre, Canaan, votre part d'héritage, 19 là où l'on a pu vous compter, peu nombreux, étrangers au pays. » 20 Ils allaient de nation en nation, d'un royaume à un peuple différent; 21 il ne laissa personne les opprimer, à cause d'eux il châtia des rois : 22 « Ne touchez pas à qui m'est consacré, à mes prophètes ne faites pas de mal! » 23 Chantez au Seigneur, toute la terre! Proclamez jour après jour son salut, 24 racontez aux nations sa gloire, à tous les peuples ses merveilles! 25 Très grand Le Seigneur, et louable hautement, redoutable, lui, par-dessus tous les dieux. 26 Néant, tous les dieux des nations. C'est Le Seigneur qui fit les cieux. 27 Devant lui, splendeur et majesté, dans son sanctuaire puissance et allégresse. 28 Rapportez au Seigneur, familles des peuples, rapportez au Seigneur gloire et puissance, 29 rapportez au Seigneur la gloire de son nom. Présentez l'oblation, portez-la devant lui, adorez Le Seigneur dans son parvis de sainteté! 30 Tremblez devant lui, toute la terre! Il fixa l'univers, inébranlable. 31 Joie au ciel! exulte la terre! Dites chez les païens : « C'est Le Seigneur qui règne! » 32 Que gronde la mer et sa plénitude! Que jubile la campagne, et tout son fruit! 33 Que tous les arbres des forêts crient de joie! à la face du Seigneur, car il vient pour juger la terre. 34 Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour! 35 Dites : Sauve-nous, Dieu de notre salut, rassemble-nous, retire-nous du milieu des païens, que nous rendions grâce à ton saint nom, et nous félicitions en ta louange. 36 Béni soit Le Seigneur le Dieu d'Israël depuis toujours jusqu'à toujours! Et que tout le peuple dise Amen! Alleluia!

2 Ch 30, 6 : Des courriers partirent, avec des lettres de la main du roi et des officiers, dans tout Israël et Juda. Ils devaient dire, selon l'ordre du roi: « Israélites, revenez au Seigneur, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, et il reviendra à ceux d'entre vous qui restent après avoir échappé à la poigne des rois d'Assyrie. »

Tb 14, 7 : Et ils béniront le Dieu des siècles dans la justice. Tous les Israélites, épargnés en ces jours-là, se souviendront de Dieu avec sincérité. Ils viendront se rassembler à Jérusalem, et désormais ils habiteront la terre d'Abraham en sécurité, et elle sera leur propriété. Et ceux-là se réjouiront, qui aiment Dieu en vérité. Et ceux-là disparaîtront de la terre, qui accomplissent le péché et l'injustice.

2 M 1, 2 : Que Dieu vous comble de ses bienfaits, qu'il se souvienne de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, ses fidèles serviteurs.

Ps 47, 10 : Les princes des peuples s'unissent: c'est le peuple du Dieu d'Abraham. A Dieu sont les pavois de la terre, au plus haut il est monté.

Ps 105, 1-11 : Alleluia! Rendez grâce au Seigneur, criez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits; 2 chantez-le, jouez pour lui, récitez toutes ses merveilles; 3 tirez gloire de son nom de sainteté, joie pour les coeurs qui cherchent Le Seigneur! 4 Recherchez Le Seigneur et sa force, sans relâche poursuivez sa face; 5 rappelez-vous quelles merveilles il a faites, ses miracles et les jugements de sa bouche. 6 Lignée d'Abraham son serviteur, enfants de Jacob son élu, 7 c'est lui Le Seigneur notre Dieu sur toute la terre ses jugements. 8 Il se rappelle à jamais son alliance, parole promulguée pour mille générations, 9 pacte conclu avec Abraham, serment qu'il fit à Isaac. 10 Il l'érigea en loi pour Jacob, pour Israël en alliance à jamais, 11 disant : « Je te donne une terre, Canaan, votre part d'héritage. »

Is 29, 22 : C'est pourquoi, ainsi parle Le Seigneur, Dieu de la maison de Jacob, lui qui a racheté Abraham: Désormais Jacob ne sera plus déçu, désormais son visage ne blêmira plus...

Is 41, 8 : Et toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j'ai choisi, race d'Abraham, mon ami...

Is 51, 2 : Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié.

Jr 33, 23-26 : La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie en ces termes : 24 N'as-tu pas remarqué ce que disent ces gens : "Les deux familles qu'avait élues Le Seigneur, il les a rejetées!" Aussi méprisent-ils mon peuple qui ne leur apparaît plus comme une nation. 25 Ainsi parle Le Seigneur : Si je n'ai pas créé le jour et la nuit et établi les lois du ciel et de la terre, 26 alors je rejetterai la descendance de Jacob et de David mon serviteur et cesserai de prendre parmi ses descendants ceux qui gouverneront la postérité d'Abraham, d'Isaac et de Jacob! Car je vais les rétablir et les prendre en pitié. »

Ba 2, 34 : Alors je les ramènerai au pays que j'ai promis par serment à leurs pères Abraham, Isaac et Jacob, et ils y seront maîtres. Je les multiplierai et ils ne seront plus diminués.

Dn 3, 35 : ne nous retire pas ta grâce, pour l'amour d'Abraham ton ami et d'Isaac ton serviteur et d'Israël ton saint...

Mi 7, 20 : Accorde à Jacob ta fidélité, à Abraham ta grâce, que tu as jurées à nos pères dès les jours d'antan.

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Dans le NT

  • Abraham, Isaac et Jacob : Mt 8, 11 ; 22, 32 ; Mc 12, 26 ; Lc 3, 34 ; 13, 28 ; 20, 37 ; Ac 3, 13 ; Ac 7, 8 ; 7, 32 ;
  • Abraham notre Père : Lc 1, 73 ; Jn 8, 53 ; ce qu’entérine Jésus : Abraham votre Père (Jn 8, 56) ; Ac 7, 2 ; notre ancêtre selon la chair : Rm 4, 1 ; Rm 4, 16
  • Jésus désigne une juive par l’expression « fille d’Abraham » : Lc 13, 16.
  • Les Juifs se réclament de la descendance (sperma) d’Abraham : Jn 8, 33 ; ce qu’entérine Jésus : Jn 8, 37 ; et Pierre : Ac 13, 26, et Paul qui s’en réclame : Rm 11, 1 ; 2 Co 11, 22.

Ac 3, 25 : Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l'alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham: Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.

  • Abraham est le paradigme éloquent de la foi : Rm 4, 3.9.12.16 ; Ga 3, 6 ; Jc 2, 23.
  • Selon Paul, les vrais fils d’Abraham le sont selon la foi : Ga 3, 7.9 – Cf. Ga 3, 29.
  • Promesse est faite à Abraham et à sa descendance de recevoir le monde en héritage, mais par le moyen de la justice de la foi : Rm 4, 13.
  • Paul lutte contre la conception du bénéfice automatique de la promesse par la filiation humaine ou en vertu de l’origine ethnique. Le bénéfice de la promesse est réservé à ceux qui croient. Témoins ces passages :
  • ...l'Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations par la foi, annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle: En toi seront bénies toutes les nations. (Ga 3, 8)
  • Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait (He 11, 8).
  • Lc 13, 28 : Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.

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Date de dernière mise à jour : 05/07/2014