Newsletter du 12 juin 2014

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Deux articles devraient vous intéresser tout particulièrement. Ils concernent l’un et l’autre le contentieux territorial palestino-israélien. L’un est journalistique, mais bien informé, l’autre est l’œuvre d’un universitaire spécialisé en droit international : il est fondamental. Je vous en souhaite bonne lecture.

Menahem

Ci-après un extrait de chacun des articles. Ne manquez pas d’en lire le texte intégral en cliquant sur le lien indiqué à la fin de chaque extrait.

I. L'Australie reconnaît, avec raison, que Jérusalem-Est n'est pas occupée


Titre original anglais : « Australia correctly recognizes East Jerusalem isn't occupied », sur le site www.jerusalemonline, 8 juin 2014.

Traduction française : Menahem Macina.

 

Suite à l'accord de réconciliation Hamas-Fatah, le gouvernement australien a officiellement déclaré qu'il ne considère plus Jérusalem-Est comme occupée. Il estime que le statut de la ville doit faire l'objet des négociations finales de paix et que personne ne peut préjuger de son caractère. Sa position est corroborée par le droit international.


Dans une déclaration faite aux médias, le directeur du Conseil exécutif des Juifs d'Australie, Peter Wertheim, a expliqué la décision du gouvernement :

« Le Gouvernement fédéral est tout simplement pragmatique. La ville de Jérusalem n'a pas été divisée depuis 1967, et il serait aussi erroné qu'impraticable de revenir en arrière. »

Et Wertheim de faire remarquer :

« Le fait que les Nations unies parlent systématiquement de certaines parties de Jérusalem comme occupées par Israël ne rend pas cette formulation sacro-sainte. Entre 1948 et 1967, la Jordanie contrôlait et prétendait même annexer la Rive occidentale [du Jourdain = la Cisjordanie] et Jérusalem-Est. Elle s'était emparée de ces territoires au cours d'une indéniable guerre d'agression, et pourtant ces territoires n'étaient pas désignés comme occupés. Il est hypocrite d'utiliser ce vocabulaire uniquement parce que c'est Israël qui en a le contrôle, suite à sa guerre de légitime défense en 1967. »

La position australienne est corroborée par le droit international. Dans un article publié par Commentary, Eugène Kontorovich, spécialiste du droit international, qui enseigne à l'université Northwestern, souligne que la doctrine du « uti possidetis juris » [litt. : « Vous posséderez ce que vous possédiez déjà »], statue que ce sont les dernières frontières officielles d'un État qui constituent celles d'un pays donné. Il explique que c'est pour cela que le droit international reconnaît que la Crimée fait partie de l'Ukraine, malgré le fait que la majorité de la population soit russe. Suite à la réconciliation Fatah-Hamas, le gouvernement australien a déclaré qu'il ne considérait plus Jérusalem comme un « territoire occupé ».

(Lire la suite ICI)

 

2. La Crimée, le droit international et la Cisjordanie, Par Eugene Kontorovich

Original anglais : “Crimea, International Law, and the West Bank”, sur le site de Commentary Magazine, 1er juin 2014.

Traduction française: Menahem Macina.

[Voici un article relativement difficile à lire, mais très instructif. Il mériterait d’être lu par les nombreux journalistes occidentaux qui croient tout connaître du conflit palestino-israélien et sont persuadés que le droit international donne tort à Israël, alors que c’est exactement le contraire. L’auteur est un spécialiste incontesté en matière de droit international. J’espère ne pas avoir trahi sa pensée et avoir plus ou moins correctement traduit son texte. C’était difficile, non en raison de son style, mais à cause de la technicité du sujet. Ayant dû, pour savoir comment traduire certains termes et expressions, me documenter moi-même sérieusement sur les événements et les documents dont ils parlaient, j’ai cru utile de faire profiter les lecteurs de ce que j’ignorais, ce qui est probablement aussi le cas de beaucoup d’entre vous. À cet effet, j’ai équipé la traduction de notes et de nombreux liens que je recommande vivement de consulter. (Menahem Macina).]

(Lire la suite ICI)

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