8. La doctrine d’un royaume millénaire du Christ sur terre est-elle orthodoxe?

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Unanimement considéré – nous l’avons vu – tant par la tradition ecclésiastique que par la quasi-totalité des théologiens d’aujourd’hui, comme l’un des premiers et des plus sûrs garants de la Tradition apostolique et l’un des plus illustres artisans de sa fixation et de sa transmission fidèle, Irénée a combattu, avec détermination et compétence, les conceptions délétères des divers systèmes hétérodoxes qui se réclamaient d’une tradition secrète (qu’il appelait « la gnose au nom menteur »), censée transcender l’enseignement des Apôtres parce que prétendument venue d’En haut. Pour prémunir ses fidèles contre la séduction de ces doctrines ésotériques, Irénée a composé un remarquable traité de l’authentique doctrine apostolique, dont l’Église s’est nourrie durant des siècles et auquel elle se réfère encore aujourd’hui. Et nul doute que la croyance en un règne terrestre millénaire du Christ avec ses élus, après la première résurrection, faisait partie de ce corpus doctrinal. Raison de plus pour s’étonner du discrédit dans lequel elle est tombée, depuis la fin du IVe s. Le cadre de ce livre ne permet pas de rédiger l’étude ex professo que mériterait cette difficile question. On ne s’étonnera donc pas de la brièveté de mon évocation de l’attitude des églises protestantes à l’égard des doctrines millénaristes.


Positions protestantes anciennes toujours en vigueur dans certains courants réformés

Un historien déjà cité [1], évoque un Symbole de foi de 1553, qui rejette catégoriquement les doctrines millénaristes, en ces termes :

Art. 41. Hérétiques appelés Millénaristes. Ceux qui s’emploient à remettre en vigueur la fable des hérétiques appelés Millénaristes, qui s’opposent à la sainte Écriture, et se jettent la tête la première dans un radotage judaïque [2].

Même anathème dans la Seconde Confession Helvétique des Calvinistes, de 1556 :

En outre, nous condamnons les rêveries juives, selon lesquelles, avant le jour du jugement, il y aura un âge d’or sur la terre, et les saints posséderont les royaumes du monde, tandis que leurs ennemis maudits seront foulés aux pieds ; car la vérité évangélique (Mt 24 et 25, Lc 21), et la doctrine évangélique (dans la Deuxième Epître aux Thessaloniciens, 2, et dans la Deuxième Epître à Timothée 3 et 4) enseignent à l’évidence tout autre chose [3].

 

L’Église catholique met en garde contre cette doctrine

Je me limiterai ici à résumer l’essentiel du dossier canonique catholique, en l’espèce de deux mises en garde contemporaines, toujours en vigueur, contre cette doctrine vénérable, qui fut – et est toujours, semble-t-il – orthodoxe, et qui, en tout état de cause, n’a jamais fait l’objet d’une condamnation formelle de la part de la hiérarchie catholique [4].

L’occasion d’une première mise au point officielle – nette, mais néanmoins nuancée – concernant cette croyance, fut la parution, vers la fin des années 1930, de l’ouvrage d’un religieux chilien du nom de Lacunza, intitulé « Venue du Messie en gloire et majesté ». Le 22 avril 1940, Mgr Joseph Caro Martinez, archevêque de Saint Jacques, au Chili, adressait une lettre au Saint-Office pour demander la conduite à tenir face à cette résurgence des doctrines millénaristes dans son pays. Cette instance lui répondit, le 11 juillet 1941, qu’elle approuvait sa réaction, et lui communiqua la décision officielle à ce sujet, prise en séance plénière, le même mois, et dont voici le texte :

Ce n’est pas la première fois, ces derniers temps, qu’il a été demandé à cette Suprême Sacrée Congrégation du Saint-Office ce qu’il faut penser du système du millénarisme mitigé, qui enseigne que le Christ Seigneur, avant le jugement final, viendra de façon visible sur cette terre pour régner, la résurrection d’un bon nombre de justes ayant eu lieu ou non. La chose ayant donc été soumise à examen à la réunion plénière de la IVe férie [jeudi], le 19 juillet 1944, les Éminentissimes et Révérendissimes Seigneurs Cardinaux préposés à la garde de la foi et des mœurs, après qu’eut eu lieu le vote des Révérendissimes Consulteurs, ont décrété qu’il fallait répondre que le système du millénarisme mitigé ne peut être enseigné sans danger (tuto doceri non posse). Et la Ve férie suivante [vendredi], le 20 des mêmes mois et année, notre Saint Pontife, le Pape Pie XII, par la divine Providence, dans l’audience habituelle accordée à l’Assesseur du Saint-Office, a approuvé cette réponse des Éminentissimes Pères, l’a confirmée et a ordonné qu’elle devienne de droit public. Donné à Rome, du Palais du Saint-Office, le 21 juillet 1944 [5].

 

Exposé biaisé de la doctrine des Pères millénaristes par un commentateur ecclésiastique

Il n’est pas sans intérêt de lire un commentaire théologique de l’époque, dû au P. Silvius Rosadini, jésuite, et paru, en latin, dans la revue Periodica, déjà citée [6]. Comme c’est l’usage en pareil cas, l’auteur – qui s’adresse surtout aux théologiens et aux clercs instruits – fait flèche de tout bois pour justifier le bien-fondé du décret. Après avoir expliqué en quoi consiste le millénarisme et en avoir retracé les origines, il entreprend de le discréditer, lui déniant d’abord tout fondement scripturaire solide, et allant même – au prix de quelques entorses à la vérité des textes – jusqu’à nier que les Pères aient réellement accepté et propagé la doctrine telle qu’elle est traditionnellement connue.

Il vaut la peine de s’arrêter un instant sur la manière dont ce commentateur « se débarrasse » – le mot n’est pas trop fort – des deux plus grands témoins patristiques de l’orthodoxie du système millénariste : Justin et Irénée.

Voici d’abord ce qu’il dit de Justin:

Saint Justin Martyr, en en appelant, de fait, à l’Apocalypse de Jean, met en avant, de façon plus déterminée que les précédents, un millénarisme spirituel, mais ajoute en même temps que beaucoup d’excellents chrétiens sont en désaccord sur ce point [7].

Il est facile de démontrer que le jésuite en prend à son aise avec la réalité des faits. Rappelons, en effet, que le texte évoqué par le religieux réagissait à une question bien précise de Tryphon, interlocuteur juif (réel ou fictif) de Justin :

Mais dis-moi, professez-vous réellement que ce lieu de Jérusalem doit être rebâti ? Que vous espérez que y sera rassemblé […] [8].

La réponse de Justin permet de constater, à la lumière de l’interrogation antécédente de Tryphon, que le millénarisme professé par le philosophe chrétien était tout sauf « spirituel », et que le fait qu’il ait admis honnêtement l’existence de divergences de vues entre bons chrétiens, à ce propos, ne signifie nullement qu’il ait remis en question sa propre foi en cette doctrine, comme le prouve d’ailleurs la suite de cet écrit:

Pour moi et les chrétiens d’orthodoxie intégrale, tant qu’ils sont, nous savons qu’une résurrection de la chair arrivera pendant mille ans dans Jérusalem rebâtie, décorée et agrandie, comme les prophètes Ézéchiel, Isaïe et les autres l’affirment [9].

S’agissant d’Irénée, à présent, le commentateur du décret du Saint-Office prend, à l’égard de ses conceptions en matière de millénarisme, les mêmes libertés que celles dont il a usé à propos de la doctrine de Justin:

Ensuite Irénée, à la fin de son livre « Contre les Hérésies », défend cette opinion, l’autorité de Papias à l’appui, mais en un sens plus spirituel encore, et en posant avec plus de probabilité, que ce sera, non sur la terre telle qu’elle est maintenant, mais sur une terre nouvelle et des cieux nouveaux [10].

Concernant l’allégation d’un prétendu « sens plus spirituel encore », même un bref coup d’œil sur les nombreuses citations d’Irénée qui précèdent suffira à en démontrer l’inanité.

Quant à l’affirmation selon laquelle l’évêque de Lyon ne situerait pas le royaume millénaire « sur la terre telle qu’elle est maintenant », un simple retour au texte permet de la démentir du tout au tout:

Ces événements ne sauraient se situer dans les lieux supra-célestes, « car Dieu, vient de dire le prophète, montrera ta splendeur à toute la terre qui est sous le ciel » (Ba 5, 3), mais ils se produiront au temps du royaume, lorsque la terre aura été renouvelée par le Christ et que Jérusalem aura été rebâtie sur le modèle de la Jérusalem d’en haut [11].

Il en va de même pour l’argument selon lequel Irénée situerait le royaume millénaire dans « la terre nouvelle et les cieux nouveaux » (l’univers entièrement spiritualisé). Irénée emploie bien cette expression, mais, comme le prouve ce qui suit, ce n’est pas au royaume millénaire qu’elle se réfère, mais à l’événement ultime qui succède à ce dernier : l’irruption du « monde à venir » :

[…] les justes doivent d’abord, dans ce monde rénové, après être ressuscités à la suite de l’Apparition du Seigneur [première résurrection, cf. Ap 20, 5-6], recevoir l’héritage promis par Dieu aux pères et y régner ; ensuite seulement aura lieu le jugement de tous les hommes (cf. Ap 20, 11-12) [12].

Même conception chez Justin :

Ceux qui auront cru à notre Seigneur passeront mille ans à Jérusalem ; après quoi aura lieu la résurrection générale, et, en un mot, éternelle, unanime de tous les hommes ensemble, ainsi que le jugement [13].

Quant à Irénée, il poursuit :

Mais lorsque cette « figure » aura passé, que l’homme aura été renouvelé, qu’il sera mûr pour l’incorruptibilité au point de ne plus pouvoir vieillir, « ce sera alors le ciel nouveau et la terre nouvelle » (Ap 21, 1), en lesquels l’homme nouveau demeurera, conversant avec Dieu d’une manière toujours nouvelle [14].

L’avènement des cieux nouveaux et de la terre nouvelle aura donc lieu après « les temps du royaume », selon la terminologie d’Irénée, ou après « la seconde mort » et l’avènement du « ciel nouveau et de la terre nouvelle », selon la terminologie de l’Apocalypse (Ap 20, 6 et 21, 1).

Caractéristique de la méthode du jésuite commentateur est le jugement tranché qu’il prononce, après ce traitement, pour le moins arbitraire, de la doctrine des deux témoins patristiques majeurs de l’orthodoxie de la tradition d’un règne millénaire du Christ sur la terre, après la première résurrection et avant la résurrection générale et le jugement:

Du peu que, pour être bref, nous avons dit sur le sujet, il apparaît donc avec clarté [!] de quelle façon l’opinion millénariste n’a jamais posé chez les Pères des racines solides, de quelque façon que ce soit et de manière uniforme ; il est donc inutile d’en appeler à la tradition des Pères [15].

Mais le théologien formule aussi un double caveat qui semble plus sérieux:

Dans son livre à Dulcitius [16], Augustin donne la raison pour laquelle l’opinion des chiliastes [= millénaristes] n’a jamais été reçue dans l’Église : « à propos de la question par laquelle tu demandes s’il faut croire que, à la venue du Seigneur, ce sera bientôt le jugement, je pense que la foi du Symbole suffit, par laquelle nous confessons que le Christ viendra de la droite du Père pour juger les vivants et les morts ; puisque c’est la raison même de sa venue, que ferait-il d’autre dès sa venue, sinon ce pour quoi il est venu ? » [17].

En réalité, contrairement à l’affirmation liminaire du théologien Rosadini, ni la question posée par Dulcitius, ni la réponse d’Augustin n’avaient trait aux doctrines millénaristes ou à leur non-réception dans l’Église. À preuve l’énoncé de la question de Dulcitius, rappelé par Augustin lui- même :

La troisième de tes questions : « Faut-il croire que le jugement aura lieu dès la venue du Seigneur ou un certain temps après ? Au jour de cette venue, dis-tu, nous lisons que ceux qui survivent seront enlevés dans les nuées au-devant du Christ, dans les airs et ils seront toujours avec le Christ (I Thess. IV, 17). Je désire savoir si le jugement accompagnera cette venue et si ceux qui seront enlevés dans les nuées passeront par la mort ; à moins que nous ne devions regarder leur changement même comme le substitut de la mort. » [18].

Et voici la réponse d’Augustin :

À cette interrogation, je suppose qu’une réponse suffisante est fournie par la foi du symbole [le Credo], par laquelle nous confessons que le Christ viendra de la droite du Père pour juger les vivants et les morts. Puisque tel est le motif de sa venue, que ferait-il dès sa venue, [sinon] ce pour quoi il est venu ? [19].

Si, à la lumière des éclaircissements qui précèdent, on a bien compris que la réponse d’Augustin ne constitue en rien une réfutation de la croyance millénariste, l’argument du théologien évoqué tombe de soi. Par contre, il est clair qu’Augustin évite prudemment de satisfaire la (sainte) curiosité de Dulcitius. En effet, ce dernier semble préoccupé par la question du jugement des vivants et des morts. Il se demande, en fait, si ceux qui auront été enlevés seront jugés en tant que vivants ou en tant que morts. Et, corollaire naturel de cette apparente aporie : y a-t-il deux jugements – l’un immédiat, dès la Parousie, l’autre en différé ?

C’est sans doute pour esquiver le problème auquel ni lui ni personne, à l’époque, n’avait de solution à proposer, qu’Augustin renvoie à la formulation du Credo. Dès lors, la question se pose: quelle était la profession de foi de référence, à l’époque et dans la région où vivait Augustin (Afrique du Nord, 354-430) ? On sait que divers « Symboles de la foi » étaient en vigueur depuis le IIe siècle : le Symbole des Apôtres (date inconnue, mais dont le noyau remonte au IIe siècle) ; le Symbole de Nicée (325) complété par le Concile de Constantinople (381), couramment appelé Credo de Nicée-Constantinople (c’est celui de la messe en latin), que certaines célébrations en français utilisent souvent de nos jours, surtout aux grand-messes. Augustin le connaissait-il ? C’est possible. Ce n’est pas certain. Ce Credo a une particularité fort importante pour la foi millénariste – détail qui ne semble pas avoir été suffisamment remarqué (en tout cas, il n’est souligné, sauf erreur, dans aucun ouvrage doctrinal). On y lit, en effet, que Jésus-Christ

[…] est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures et est monté aux cieux, siège à la droite du Père et reviendra en gloire juger les vivants et les morts ; et son règne n’aura pas de fin […] [20].

On voit donc que ce Credo normatif de la foi chrétienne atteste un règne du Christ. Et que ce dernier ait lieu sur la terre, témoigne, par contraste, la dernière phrase du Symbole: « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir ». À en croire la succession des formules de ce Credo, aussitôt après la venue en gloire du Christ et le jugement des vivants et des morts, s’instaure le règne du Christ. Et ceux sur lesquels et avec lesquels il règne sont les fidèles dont parle l’Apocalypse, en ces termes :

« Heureux et saint celui qui participe à la première résurrection ! La seconde mort n’a pas pouvoir sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, avec qui ils régneront mille années. » (Ap 20, 6).

Quant à la résurrection générale et à la vie du monde à venir, elles n’auront lieu qu’après l’achèvement de la longue phase terrestre de la Royauté du Christ, lors du dernier sursaut des forces du mal, comme l’expose l’Apocalypse :

Les mille ans écoulés, Satan, relâché de sa prison, s’en ira séduire les nations des quatre coins de la terre, Gog et Magog, et les rassembler pour la guerre, aussi nombreux que le sable de la mer; ils montèrent sur toute l’étendue du pays, puis ils investirent le camp des saints, la Cité bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora. Alors, le diable, leur séducteur, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, y rejoignant la Bête et le faux prophète, et leur supplice durera jour et nuit, pour les siècles des siècles. Puis je vis un trône blanc, très grand, et Celui qui siège dessus. Le ciel et la terre s’enfuirent de devant sa face sans laisser de traces. Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône ; on ouvrit des livres, puis un autre livre, celui de la vie ; alors, les morts furent jugés d’après le contenu des livres, chacun selon ses œuvres. Et la mer rendit les morts qu’elle gardait, la Mort et l’Hadès rendirent les morts qu’ils gardaient, et chacun fut jugé selon ses œuvres. Alors la Mort et l’Hadès furent jetés dans l’étang de feu – c’est la seconde mort cet étang de feu – et celui qui ne se trouva pas inscrit dans le livre de vie, on le jeta dans l’étang de feu. Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle – car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n’y en a plus. Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu; elle s’est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. J’entendis alors une voix clamer, du trône: « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé ». Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : « Voici que je fais l’univers nouveau » […] (Ap 20, 7 - 21, 5).

Il reste que, si déficientes que soient les analyses historico-littéraires du P. Rosadini, il faut reconnaître qu’il formule, à l’appui du décret de 1941, d’autres arguments, théologiquement mieux fondés, concernant les obscurités et les problèmes inhérents aux conceptions millénaristes. En outre, sur le plan doctrinal, il faudra tenir compte du fait incontournable que l’Église, dans son enseignement ordinaire, n’a jamais donné droit de cité à ces dernières. En effet, toute tentative de réhabilitation de la doctrine d’un royaume terrestre du Christ – même débarrassée de son cortège de légendes, et purifiée de ce qu’on a appelé un « millénarisme grossier », par opposition au « millénarisme mitigé » – s’est toujours heurtée à un refus du Magistère de l’Église.

À la lumière de l’examen détaillé de la doctrine de Justin et d’Irénée, et des éclaircissements concernant les prétendues objections d’Augustin à ce propos, il semble difficile de conclure à l’hétérodoxie de la croyance d’un règne du Christ sur la terre. On peut donc se demander si l’attitude restrictive du Magistère est le dernier mot en la matière, et si le temps n’est pas venu de la reconsidérer.



[1] F. Gumerlock, «Le Millénarisme et les Conciles de l’Église primitive», op. cit., note 53. Texte cité intégralement en Annexe 1, ci après.

[2] Cité dans Bryan W. Ball, A Great Expectation: Eschatological Thought in English Protestantism to 1660 (Leiden: Brill, 1975), 244-5.

[3] Cité par Philip Schaff, ed., The Creeds of Christendom, 3 vols. (1877. Reprinted, Grand Rapids, MI: Baker, 1993), 3:853.

[4] Ce qui n’empêche pas de nombreux auteurs, dont certains spécialistes, d’affirmer que l’un ou l’autre conciles des premiers siècles auraient déclaré cette croyance hérétique. Deux auteurs protestants ont battu en brèche cette affirmation et d’autres similaires : F. Gumerlock, «Le Millénarisme et les Conciles de l’Église primitive», op. cit. ; Michael J. Svigel, « L’hérésie fantôme : Le Concile d’Éphèse (431) a-t-il condamné le Millénarisme ? », textes cités intégralement en Annexe 1 et Annexe 2, ci-après. La situation est différente chez les Réformés.

[5] Publié dans Estudios, Buenos Aires, de nov. 1941, p. 365, et reproduit intégralement dans Periodica, t. 31, n° 15, d’avril 1942, p. 166-167. Ce décret a été confirmé par celui des 19-21 juillet 1944, paru dans les Actes du Saint- Siège A.A.S., XXXVI, 1944, p. 212. Le texte est donné en latin et suivi d’un bref commentaire en français, par le Père G. Gilleman, s.j., dans la Nouvelle Revue Théologique de 1945, p. 239-241.

[6] Ma reconnaissance va à Sœur M.-M. Kraentzel, de Bruxelles, qui a bien voulu revoir ma version française du texte du décret, et traduire intégralement pour moi le commentaire, en latin également, du P. Rosadini, dans Periodica, p. 168-175.

[7] Periodica, p. 171.

[8] Justin, Dialogue, 80, 1 = Ph. Bobichon, Justin Martyr, Op. cit., p. 405. Texte cité plus haut.

[9] Id., Ibid., 80, 2 = Ph. Bobichon, Justin Martyr, Op. cit., p. 405-406. Texte cité plus haut en détail.

[10] Periodica, Ibid.

[11] Irénée, Adv. Haer., V, 35, 2 = Irénée, Contre les Hérésies, p. 674.

[12] Id., Ibid., 32, 1 ; 36, 1 (= Id., Ibid., p. 672, 676).

[13] Justin, Dialogue, 81, 4 = Ph. Bobichon, Op. cit., p. 409-411.

[14] Irénée, Adv. Haer., V, 35, 2 = Irénée, Contre les Hérésies, p. 674.

[15] Periodica, p. 172.

[16] Cf. Œuvres de Saint Augustin, Bibliothèque augustinienne, X, 1ère série. Texte de l’édition bénédictine, Desclée de Brouwer, 1952.

[17] Periodica, p. 172-173 ; 169-170.

[18] De octo Dulcitii quaestionibus. Liber Unus, Quaestio III, 1-2. Cité d’après l’édition bénédictine bilingue des œuvres de Saint Augustin, vol. 10, 1ère série : Opuscules. X Mélanges doctrinaux, Paris, Desclée de Brouwer, 1952, p. 617.

[19] Ibid., p. 617-619. On s’en tient ici à la réponse d’Augustin concernant notre sujet. Le reste a trait à « l’enlèvement des justes dans les airs » et n’a aucun rapport avec les croyances millénaristes.

[20] Cité d’après Les Conciles œcuméniques. 2* Les Décrets. De Nicée à Latran V, sous la direction de G. Alberigo, éditions du Cerf, Paris, 1994, p. 73.

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Date de dernière mise à jour : 14/05/2014