4. Le retour des juifs dans leur antique patrie: Perspective juive

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Fait politique sans rapport avec l’histoire du salut, ou « prémices de l’émergence de la rédemption d’Israël » ?


Il n’échappera à personne que cette problématique est sans doute la plus controversée, voire la plus explosive, des quatre ici proposées. Qu’il soit bien clair cependant, que le débat envisagé sur ce thème n’a aucune perspective politique. Malheureusement, l’escalade meurtrière, qui a rendu inexpiable le conflit pour la terre entre Israéliens et Palestiniens [1], rend pratiquement impossible d’éviter qu’une telle entreprise ne soit réputée remplie d’arrière-pensées sionistes, avec toute la charge péjorative que cet adjectif recèle dans l’esprit des ennemis irréductibles de ce fondement même de l’État juif qu’est le sionisme.

Tout d’abord, il convient de préciser qu’au sein même du judaïsme, la controverse a longtemps fait rage autour de la question de l’opportunité de rassembler les juifs sur une terre (fût-elle celle de leurs ancêtres) et d’y créer un État, dont nul n’ignorait qu’il serait laïque. La plupart des juifs pratiquants (souvent appelés «religieux») s’opposaient de toutes leurs forces à cette perspective, arguant principalement que seul le Messie pouvait rassembler les exilés sur la Terre sainte et y instaurer la royauté de Dieu [2]. Quant aux juifs agnostiques et aux non-pratiquants, ils mettaient en garde contre le risque d’une résurgence de l’antisémitisme que ne manqueraient pas de susciter, selon eux, l’activisme et le propagandisme des sionistes, ou partisans du retour à Sion (nom poétique de Jérusalem). Et même de nos jours, en Israël, des juifs de premier plan, religieux ou non, sont extrêmement critiques envers l’État d’Israël, précisément au nom de leur conception du sionisme [3]. À ce propos, l’une des questions les plus chaudement débattues est celle de la prétendue dépossession, par les Israéliens, de territoires réputés palestiniens, et de son corollaire : le problème des réfugiés. Un très grand nombre de livres et surtout d’articles incriminent Israël de manière tellement passionnelle et injuste que les quelques rares mises au point impartiales, qui lui sont favorables sont submergées par le flot des accusations et quasiment inconnues du grand public [4].

Il ne faudrait cependant pas croire que l’aspiration des juifs à revenir sur la terre des ancêtres date des débuts du sionisme politique (vers la fin du XIXe s.). Depuis la destruction de son existence nationale en Terre sainte, au début du IIe s., le peuple juif dispersé dans ses lieux d’exil par toute la terre n’a jamais cessé d’aspirer à un retour dans sa patrie et a exprimé cette nostalgie dans sa prière et sa littérature. À la fin du repas annuel de la Pâque, les juifs du monde entier répètent le vœu : « L’an prochain à Jérusalem », et lors des mariages juifs, le fiancé récite : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite se dessèche » (Ps 137, 5). Rappelons que le sionisme est la forme politique qu’ont prise le mouvement de restauration de l’autodétermination du peuple juif dans sa patrie et le rétablissement de la souveraineté juive dans le pays d’Israël [5]. Le passage suivant de la Déclaration d’Indépendance d’Israël est significatif à ce sujet :

Nous lançons un appel au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d’immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération : la rédemption d’Israël [6].

« Rédemption d’Israël » : formulation audacieuse. On la trouve, sous une forme encore plus forte et poétique – « re’shit tsmihat ge’ulatenu » (« prémices de l’émergence de notre rédemption ») – dans la Prière pour l’État d’Israël, qui figure dans presque tous les recueils de prières. Elle est formulée en ces termes :

Notre Père qui es dans les cieux, Rocher d’Israël et son Rédempteur, bénis l’État d’Israël, début de l’émergence de notre rédemption [re’shit tsmihat ge’ulatenu]. Mets-le à l’abri sous les ailes de Ton amour. Étends sur lui la tente de Ta paix ; envoie Ta lumière et Ta vérité à ses dirigeants, à ses ministres et à ses conseillers, et assiste-les de Ton bon conseil. Affermis les mains des défenseurs de notre terre sainte et accorde-leur, ô notre Dieu, le salut et la couronne de la victoire. Établis la paix sur la terre, et emplis ses habitants d’une joie éternelle. Et prends soin de nos frères, toute la maison d’Israël, dans tous les pays où ils sont dispersés. Fais-les vite marcher, la tête haute [voir Lv 26, 13] vers Sion, Ta ville, et vers Jérusalem, le lieu où réside Ton nom, comme il est écrit dans la Torah de Moïse, Ton serviteur: « Quand tu serais banni à l’extrémité des cieux, de là- bas, L’Éternel ton Dieu te rassemblera, et de là-bas, Il viendra te prendre pour te ramener au pays dont tes pères ont hérité, afin que tu en hérites, et que tu y sois heureux, et que tu t’y multiplies plus que tes pères. » [Dt 30, 4-5]. Dispose notre cœur à aimer et révérer ton nom, et à observer tous les préceptes de Ta Torah. Manifeste-Toi dans la gloire de Ta majesté à tous les habitants de Ton monde. Et que tout ce qui respire proclame : L’Éternel, le Dieu d’Israël est roi ; « et Sa royauté s’étend sur tout » [Ps 103, 19]. Amen ! » [7].

Elle fit scandale et a encore ses détracteurs juifs, religieux aussi bien que non-religieux, y compris chez les plus sionistes d’entre eux, tel le professeur Y. Leibovitz, aujourd’hui disparu :

Ce qui éveille en moi un sentiment proche du dégoût, c’est d’entendre, non seulement le jour de l’indépendance, mais chaque Shabbat, la prière pour le salut de l’État – dont on dit qu’il est «le début de notre rédemption». Cet État n’a été créé ni à cause du judaïsme, ni dans l’intérêt du judaïsme. Il est le cadre de l’indépendance nationale du peuple juif. De là à en faire «le début de notre rédemption», c’est profaner le concept de rédemption [8].

Plus modérée dans son expression, et se plaçant davantage sur le terrain de l’éthique que sur celui de la théologie, est la position du regretté savant Ephraïm Urbach [9]. En voici un bref résumé, emprunté à un spécialiste chrétien :

E. Urbach rappelle [...] que la formule « Début de la Rédemption » a été employée par le Talmud pour désigner les guerres qui précèdent la rédemption et que, si « nous sommes encore dans les guerres », personne ne peut dire que ces guerres soient celles qu’annonce le Talmud et qui précèdent la rédemption messianique [...]. Je cite ici les dernières lignes de son examen de la « Rédemption selon les Sages… » : « Je n’aime pas me servir de la formule “Début de la croissance de notre Rédemption”, mais je voudrais dire que nous devons voir notre situation comme une grande réalisation qui ouvre et qui donne la possibilité de continuer, si nous ne faisons pas abstraction de la réalité, et si nous ne nous voyons pas comme un peuple élu selon une conception déformée du concept de l’élection. Nous devons nous rappeler que le processus de la rédemption dans lequel nous nous trouvons est encore ce qui se déroule dans le monde du mérite et du devoir, de la responsabilité et aussi de l’attente d’une rédemption supplémentaire. » [10].

Un dernier mot sur la formule « début de la Rédemption ». Il ne faudrait pas imaginer qu’il s’agisse d’une innovation sioniste basée sur un syncrétisme douteux entre religion et chose politique et assorti de conceptions bibliques de nature fondamentaliste – bien que certains, juifs autant que chrétiens, utilisent souvent et sans discrimination cette formule à l’appui de leurs vues hasardeuses sur l’imminence de l’approche de la « fin des temps ». En fait, l’expression est tirée du Talmud de Babylone (Megillah 17b), et se dit, en araméen : athalta di-ge’ullah. Pierre Lenhardt a fort opportunément traduit le commentaire que fait, de cette expression, le grand commentateur médiéval de la Bible, Rachi (1040-1105) :

Bien que cette Rédemption ne soit pas la Rédemption de l’Exil, mais celle par laquelle nous sommes rédimés des détresses qui viennent sur nous sans cesse – nous voyons en effet que la bénédiction du Rassemblement [des Exilés, 10e Bénédiction], celle de la Construction de Jérusalem [14e bénédiction], et celle du « Rejeton de David » [15e bénédiction] sont des bénédictions ayant chacune leur valeur propre indépendamment de cette Rédemption [de la 7e bénédiction] —, bien qu’il en soit ainsi, du moment que le nom de Rédemption lui est appliqué, [nos Maîtres] l’ont établie comme septième bénédiction [11].


[1] Rappelons que les premiers sionistes vivaient en relativement bonne entente avec les autochtones arabes, qu’on n’appelait pas encore « Palestiniens », et que tant des idéologues du mouvement sioniste, qu’un philosophe aussi considérable que Martin Buber, étaient de chauds partisans de la cohabitation fraternelle avec les Arabes (voir M. Buber, Une terre et deux peuples. La question judéo-arabe / textes réunis et présentés par P. Mendes-Flohr, trad. de l’original allemand de 1983 par D. Miermont et B. Vergne, Paris, Lieu Commun, 1985). Mais ce que les Arabes vivant en Palestine – comme d’ailleurs la quasi-totalité des Arabes dans le monde – rejetaient et rejettent encore, sans compromis, c’est l’établissement d’un État souverain non arabe en Palestine, terre considérée par eux comme définitivement musulmane. Plus tard, l’émergence du sentiment nationaliste palestinien rendit le conflit inévitable. La question palestinienne est donc au cœur de l’histoire de l’État juif. De très nombreux ouvrages, israéliens et arabes, sont consacrés à ce sujet et à d’autres connexes. Brève sélection : A.W. Kayyali [auteur palestinien], Histoire de la Palestine, 1896-1940 / trad. par A.-M. Teeuwissen Abouelaazem, Paris, L’Harmattan, 1985 ; J.-P. Chagnollaud, Israël et les territoires occupés. La confrontation silencieuse, Paris, L’Harmattan, 1985 ; D. Ben Simon et E. Errera, Israéliens. Des Juifs et des Arabes, Paris, Complexe, 1989 ; G. Corm, Le Proche-Orient éclaté. 1956-1991 (Folio/Histoire), nouv. éd. augmentée et mise à jour, Paris, Gallimard, 1991 (1ère éd. 1983) ; E. Habibi [Palestinien] et Y. Kaniuk [Israélien], La terre des deux promesses, Arles, Solin/Actes Sud, 1996; Israël. De Moïse aux accords d’Oslo (Points Histoire 251) [recueil d’articles repris d’un numéro spécial de L’Histoire, revus et complétés], Paris, Seuil, 1998 ; B. Khader, L’Europe et la Palestine : Des croisades à nos jours, Paris, L’Harmattan, 1999 ; A. Gresh, Israël, Palestine. Vérités sur un conflit, Paris, Fayard, 2001 ; « Le problème palestinien », dans Sionismes / textes réunis et présentés par D. Charbit, Paris, Albin Michel, 1998, ch. 19, p. 800-860 ; etc.

[2] Lire à ce sujet le beau roman de H. Potok, L’élu, Paris, Calmann-Levy, 1969.

[3] La bibliographie de cette controverse est très vaste. Je me limite ici à quelques titres, en commençant par ceux des « Nouveaux historiens », ou d’auteurs qui traitent de leurs thèses. B. Morris, 1948 and After, Israel and the Palestinians, Oxford, Clarendon Press, 19942 (1990). U. Ram, « Mémoire et identité : sociologie du débat des historiens en Israël », dans F. Heymann et M. Abitbol, dir., L’historiographie israélienne aujourd’hui, Paris, CNRS, 1998, p. 198-243, qui donne une bibliographie quasi exhaustive à cette date. Ce volume contient également d’autres contributions incontournables : D. Porat, « Un problème historiographique : l’attitude de David Ben Gourion vis-à-vis des Juifs d’Europe pendant la Shoah », p. 111-130 ; B. Morris, « La nouvelle historiographie : Israël confronté à son passé » p. 131-180 ; I. Bartal, « La révolution tranquille : entre mythe et science », p. 181-195. Les réactions à ce nouveau courant et spécialement les réfutations des thèses de B. Morris, père de cette nouvelle historiographie, sont nombreuses. Quelques titres : E. Karsh, Fabricating Israeli History : The “New Historians”, éd. révisée, London - Portland, Frank Cass, 2000 (1997) ; E. Navon, « Les points de révision de l’histoire du sionisme : thèses en présence et récupération révisionniste », Conférence du Bnaï Brith, à Yad Vashem, décembre 2001.

[4] Voir, entre autres : Eliezer Schweid, Israel at the Cross Roads, Jewish Publication Society, Philadelphia, 1973 ; J. Peters, From Time Immemorial. The Origins of the Arab-Jewish Conflict Over Palestine, New York - Cambridge - Philadelphia - San Francisco - London - Mexico City - Sao Paulo - Singapore - Sydney, J. Kap Publishing, 1984 (nombreuses réimpressions depuis), ouvrage passionné et souvent passionnel, à utiliser avec précaution, en particulier en raison de ses à peu près historiques et de son utilisation, pas toujours fiable, de sources empruntées à des ouvrages de seconde main. A. L. Avneri, Claim of Dispossession: Jewish Land-Settlement and the Arabs 1878-1948 / trad. par le Kfar-Blum Translation Group, New Brunswick, USA - London, UK, Transaction Books, 1984 (hébreu 1980) (de loin le meilleur ouvrage et le plus fiable sur la question : l’auteur utilise massivement les sources arabes, israéliennes et anglaises, dont il maîtrise les langues originales, c’est un ouvrage incontournable, quoique de lecture aride et difficile). E. Karsh, The Arab-Israeli Conflict. The Palestine War 1948, Oxford, UK, Ospray Publishing, 2002 ; M.G. Bard, Mythes et réalités des conflits du Proche-Orient / trad. et adapt. françaises par L. Messika, Paris, Raphaël, 2002 ; A. Dershowitz, The Case for Israel, Hoboken, New Jersey, John Wiley & Sons, 2003 ; etc. Consulter également les articles suivants : G. Adler, « Aspects historiques et légaux du conflit Juifs-Arabes israélo-palestinien » ; D. Gold, « Des “Territoires occupés” aux “Territoires disputés” » ; Y. Bin Noun,« Le mythe palestinien » ; Palestinian Authority and P.L.O. Non-Compliance with signed agreements and commitments: A record of bad faith and misconduct. Complete text of Barak Government “white paper” on PA/PLO non-compliance (novembre 2000), et en français (« Le Livre blanc du conflit palestino-israélien ») > ; C. Delacampagne, « À un ami palestinien » ; Coordination Intercommunautaire contre l’Antisémitisme et la Diffamation (CICAD), « FAQ - Questions et Réponses sur le conflit israélo-arabe » (mars 2002) ; M. Macina, « Le Contentieux israélo- palestinien, sa genèse, ses interrogations, ses impasses » (mai 2003) ; J. Fishman, « Guerre populaire de l’OLP - Réponse inadéquate d’Israël ».

[5] La bibliographie du sujet est pléthorique. Voici quelques ouvrages de référence : Z. Sternhell, Aux origines d’Israël. Entre nationalisme et socialisme, Paris, Fayard, 1996 ; C. Klein, La démocratie d’Israël, Paris, Seuil, 1997 ; Sionismes / textes réunis et présentés par D. Charbit, Paris, Albin Michel, 1998 ; A. Michel, Racines d’Israël, Paris, éditions Autrement, 1998 ; G. Bensoussan, Une histoire intellectuelle et politique du sionisme (1860-1940), Paris, Fayard, 2002. Sur l’histoire politique de la Palestine aux XIXe et XXe siècles, consulter : H. Laurens, Le Retour des exilés. La lutte pour la Palestine de 1869 à 1997, Paris, R. Laffont, 1998. Et, pour les lecteurs pressés : C. Franck et M. Herszlikowicz, Le Sionisme (Que sais-je ? N° 1801), Paris, Presses Universitaires de France, 1984 ; A. Boyer, Les origines du sionisme (Que sais-je ? N° 2397), Paris, Presses Universitaires de France, 1988 ; etc.

[6] Voir le texte intégral de la  Déclaration d’Indépendance d’Israël.

[7] Sur cette prière, voir E. Snitkoff, « Praying for the Welfare of the State of Israel ».

[8] Y. Leibovitz, Israël et le judaïsme. Ma part de vérité, Paris, Desclée de Brouwer, 1993, p. 41. Exposé plus complet de ses conceptions : Id., Judaïsme peuple juif et État d’Israël / trad. par G. Roth (Thor), Paris, J.-C. Lattès, 1985 (hébreu 1976).

[9] E. E. Urbach, « Hag’ullah bi-tefisat hazal u-meora’ot yameinu » [« La Rédemption selon les Sages et les événements de notre temps »], dans ‘Al tsionut we-yahadut – iyyunim u-massot [Sur le sionisme et le judaïsme — Études et Essais], Jérusalem, 1985, p. 49-52. Rappelons que ce grand savant israélien a gratifié la recherche d’un important ouvrage de référence : E.E. Urbach, Les Sages d’Israël, conceptions et croyances des maîtres du Talmud / trad. par M.-J. Jolivet, Paris, Cerf - Verdier, 1996 (original hébreu, 1969). Son ch. 17 (p. 669-711) est entièrement consacré à la théologie de la notion de Rédemption dans la littérature rabbinique.

[10] Frère P. Lenhardt, « La fin du sionisme ? », Sens, 3 (2004) p. 131. Long (p. 99-138) mais important article, dont le thème est beaucoup plus large que ne le suggère son titre. On y trouvera en particulier des analyses liturgiques et exégétiques dont les non-spécialistes ignorent tout. Elles sont vulgarisées avec bonheur, dans cet article d’un auteur qui maîtrise les sources juives, dont il est un des rares spécialistes catholiques francophones. C’est le lieu de saluer ici le mérite de la revue Sens, sous-titrée « Juifs et Chrétiens dans le monde d’aujourd’hui ». ElleCe périodique est publié par l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) — fondée en 1948, sise 60, rue de Rome – 75008 Paris — et il est dirigé de main de maître par le professeur Yves Chevalier. La collection, qui compte des centaines de numéros, est une mine d’articles incontournables pour quiconque veut suivre les progrès de « l’enseignement de l’estime », dont Jules Isaac fut l’un des plus éminents pionniers, et sous le haut le patronage duquel, conjointement avec Edmond Fleg, s’est placée l’AJCF.

[11] P. Lenhardt, « La fin du sionisme ? », p. 120-121. Rachi est l’acronyme du plus célèbre des commentateurs médiévaux de la Bible et du Talmud : Rabbi CHlomo Itshaki, né à Troyes (1040-1105). Ses gloses sont simples et brèves, et n’ont pour but que d’éclairer le sens littéral du texte. Aucun juif cultivé n’étudie la Torah ou le Talmud sans consulter Rachi. Pour une brève initiation et entre autres: Rachi [ouvrage collectif], Paris, Service technique pour l’éducation, 1974 ; S. Schwarzfuchs, Rachi de Troyes, Paris, Albin Michel, 1991. Plus érudit : G. Sed-Rajna, dir., Rashi 1040-1990. Hommage à Ephraïm E. Urbach (Congrès européen des Études juives), Paris, Cerf, 1993.

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Date de dernière mise à jour : 14/05/2014