2. Si «le royaume a été enlevé» au peuple juif, «les dons et l’appel de Dieu» ne sont plus «irrévocables»

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Les chapitres 21 à 23 de l’Évangile de Matthieu relatent les violentes controverses entre Jésus et les scribes et les pharisiens. L’opposition se fait de plus en plus vive au fil des versets. Elle culmine dans la parabole des vignerons homicides (Mt 21,33ss.) et dans la phrase qui la clôt :

« Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré et sera donné à un peuple qui en porte les fruits » (Mt 21, 43). Comment les artisans chrétiens du dialogue avec le peuple juif peuvent-ils concilier cette dépossession, présentée comme annoncée par Jésus lui-même, avec deux autres passages du Nouveau Testament, qui semblent la contredire radicalement ?

Ainsi, le premier chapitre du livre des Actes des Apôtres relate la question cruciale que les disciples posent à Jésus (après sa résurrection) :

Ac 1, 6: Étant donc réunis, ils l’interrogeaient ainsi : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rendre le royaume à Israël ? ».

On admettra qu’il n’est pas concevable que la malédiction attribuée à Jésus en Mt 21, 43 se soit si vite effacée de leur mémoire. Or, dans ce récit du premier chapitre des Actes, il n’est fait état d’aucune allusion de Jésus à la dépossession du royaume, fulminée par lui antérieurement. Au contraire, il répond positivement à l’interrogation, même si c’est pour reporter à plus tard la solution de cette aporie:

Ac 1, 7: Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité.

Autre contradiction apparente : l’affirmation suivante de l’apôtre Paul :

Rm 11, 2: Dieu n’a pas rejeté le peuple qu’il a discerné par avance.

Le pape Jean-Paul II en a respecté l’esprit, lorsqu’il a parlé, dans un discours à l’adresse de la communauté juive allemande (Mayence, 1980), du « peuple de Dieu de l’ancienne Alliance – une Alliance qui n’a jamais été révoquée par Dieu [1] ». Faisant ainsi implicitement allusion à cette autre affirmation de Paul :

Rm 11, 29: Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables.

Quant à la Tradition juive, bien que consciente des péchés du peuple, non seulement elle se fie aux promesses bibliques – telle celle-ci:

Is 1, 18: Quand vos péchés seraient comme l’écarlate, comme neige ils blanchiront ; quand ils seraient rouges comme la pourpre, comme laine ils deviendront,

mais encore, elle énonce, par la bouche des Sages de la Mishna :

Talmud de Babylone Sanhedrin 90 a: «Tout Israël a part au monde à venir». Introduction au chapitre Heleq.

Mais le plus étonnant est le texte suivant de Maïmonide (XIIe s.), qui semble calqué sur le verset 6 du premier chapitre des Actes des Apôtres, cité ci-dessus :

« En vérité les “jours du Messie” sont l’époque où sera rétablie la souveraineté d’Israël [2] ».


Le royaume messianique s’établira-t-il « sur la terre», ou « dans les cieux » ?

Malgré les apparences, il ne s’agit pas là de pure spéculation. La Tradition juive tient que la royauté divine s’exercera sur la terre sous l’égide d’un Messie humain [3]. Elle s’appuie sur les Écritures et trouve une de ses expressions les plus nettes dans le célèbre aphorisme talmudique:

« la seule différence entre le monde présent et le temps du Messie c’est qu’aura cessé l’asservissement d’Israël aux nations ». (Talmud de Babylone Sanhedrin 91b, et Berakhot 34b)

Une grande partie des aphorismes des Sages d’Israël ayant trait aux temps messianiques sont rassemblés dans le chapitre 11 et dernier du Talmud Sanhedrin, intitulé « Heleq », parce qu’il commence par la mishna déjà citée, « Kol Yisra’el iesh lahem heleq be’olam haba’ » (« Tout Israélite [ou tout Israël] a part au monde à venir [4] »). Maïmonide a composé une « Introduction au chapitre Heleq », dont le but est de donner une explication rationnelle des passages aggadiques du Talmud, qui lui paraissaient beaucoup trop fabuleux. Malgré cette réduction philosophique, la lecture de cet opuscule est utile en ce qu’elle expose l’essentiel des doctrines eschatologiques juives. On peut y lire, par exemple et entre autres :

« Ils reviendront en terre d’Israël ; et ce roi [Messie] sera très grand ; le siège de son royaume à Sion fera grandir son nom et sa réputation atteindra toutes les nations [5] ».

Et surtout le douzième des Treize Principes formulés par le grand philosophe et théologien juif médiéval :

Les jours du Messie : croire et être sûr qu’il viendra et ne pas penser qu’il sera en retard. « Si elle [la venue du Messie] diffère, attends-le » [le Messie] [cf. Ha 2, 3]. Ne lui assigne pas une date et ne cherche pas dans les Écritures pour déduire le moment de sa venue […]. Et celui qui éprouve des doutes [sur sa venue] ou qui minimise sa dignité renie la Tora qui l’a annoncé explicitement dans la péricope de Balaam [Nb 23-24], et dans celle de Nitsavim [Dt 30, 3-5] […] il ne peut y avoir de roi en Israël en dehors de la maison de David et de la postérité de Salomon [voir 2 S 7, 13]. Et quiconque diffère d’opinion à propos de cette famille renie Dieu, béni soit-il, et les paroles de ses prophètes [6].

Il en va différemment dans la doctrine chrétienne, qui enseigne depuis de longs siècles qu’avant d’advenir en gloire dans les cieux, après la fin du monde, la royauté de Dieu s’exerce mystérieusement, au fil des siècles, dans l’âme des fidèles, conformément à ces versets de l’Évangile :

Lc 17, 20-21: Les Pharisiens lui ayant demandé quand viendrait le Royaume de Dieu, il leur répondit : La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer, et l’on ne dira pas : Voici : il est ici ! Ou bien : il est là ! Car voici que le Royaume de Dieu est au-dedans de vous.

Pourtant la prière que Jésus enseigna à ses disciples – et qui est passée à la postérité chrétienne sous le nom de « Notre Père » – comporte une demande qui semble accréditer le caractère terrestre du Règne de Dieu, à la fin des temps : « Que ton règne advienne […] sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10). Un commentaire latin de cette prière, dû à l’évêque Cyprien de Carthage (IIIe s.), le comprend ainsi :

Nous demandons que le règne de Dieu s’actualise en nous, dans le même sens où nous implorons qu’en nous son nom soit sanctifié. [...] Nous demandons que vienne notre règne – celui que Dieu nous a promis et que le Christ nous a acquis par son sang et sa passion –, afin qu’après avoir été serviteurs dans ce siècle, nous régnions avec le Christ dominateur. Lui-même nous en donne l’assurance, quand il dit : « Venez, les bénis de mon Père. Recevez le royaume préparé pour vous dès le commencement du monde. » [cf. Mt 25, 34] [7].

Mais cette interprétation a contre elle l’opinion de nombreux biblistes qui estiment qu’à s’en tenir au texte grec de l’Évangile de Matthieu, les mots « sur la terre comme au ciel », se rapportent exclusivement à la demande qui précède : « que ta volonté soit faite ». Toutefois, l’un d’entre eux, Jean Carmignac, a voulu aller plus loin et a réalisé une enquête approfondie sur ce point précis [8]. Il évoque, entre autres, un passage du Catéchisme du Concile de Trente (1566) :

Mais pour mieux faire comprendre la force et la valeur de cette demande, le Pasteur aura grand soin de montrer aux Fidèles que ces mots : sur la terre comme au ciel peuvent s’appliquer et s’étendre à chacune des trois premières parties de l’Oraison Dominicale, et signifier : que votre Nom soit sanctifié sur la terre comme au ciel ; que votre Royaume arrive sur la terre comme au ciel ; que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel [9].

Et Carmignac de proposer une autre solution

[qui] serait plus conforme au génie de la langue française : si l’on veut montrer clairement qu’un complément affecte plusieurs verbes, on le place normalement avant ces verbes. Ainsi l’on obtiendrait une traduction limpide :

Notre Père du Ciel !

Que, sur terre comme au Ciel, Votre Nom soit glorifié

Votre Règne arrive,

Votre Volonté soit faite [10].

À quoi il convient d’ajouter qu’une solide tradition chrétienne, apostolique et patristique, tient que le royaume de Dieu s’instaurera sur la terre et durera au moins mille ans. Elle se fonde principalement sur l’Apocalypse de Jean (Ap 20, 2-7), et on peut en lire plusieurs témoignages, difficilement réfutables, chez des auteurs aussi vénérables que Justin, Irénée de Lyon, Victorin de Poetovio, etc.

Pour ces auteurs et pour d’autres ultérieurs, la « première résurrection » (voir Ap 20, 5-6) aura lieu ici-bas, et ces ressuscités régneront avec le Christ sur la terre.

Justin (IIe s.) relate :

[Le juif Tryphon apostrophe Justin :] […] Mais, dis-moi, professez-vous réellement que ce lieu de Jérusalem doit être rebâti ? Que vous espérez que votre peuple y sera rassemblé et s’y réjouira en compagnie du Christ, avec les patriarches, les prophètes et ceux de notre race, ou bien parmi ceux qui se sont faits prosélytes avant que votre Christ ne vînt ? […]

[Réponse de Justin :]

[…] Je t’ai déclaré, dans ce qui précède, que moi-même et beaucoup d’autres avions de telles vues, au point de savoir parfaitement que cela doit arriver. Beaucoup, en revanche, même chrétiens de doctrine pure et pieuse, ne le reconnaissent pas, je te l’ai signalé […]. Pour moi et les chrétiens parfaitement orthodoxes, nous savons qu’il y aura une résurrection de la chair, ainsi que mille années dans Jérusalem rebâtie, ornée et agrandie, comme les prophètes Ézéchiel, Isaïe et les autres l’affirment [11].

Irénée de Lyon (IIe s.) déclare :

Ainsi donc, certains se laissent induire en erreur par les discours hérétiques au point de méconnaître les « économies » de Dieu et le mystère de la résurrection des justes et du royaume qui sera le prélude de l’incorruptibilité […]. Aussi est-il nécessaire de déclarer à ce sujet que les justes doivent d’abord, dans ce monde rénové, après être ressuscités à la suite de l’Apparition du Seigneur, recevoir l’héritage promis par Dieu aux pères et y régner ; ensuite seulement aura lieu le jugement de tous les hommes. Il est juste, en effet, que, dans ce monde même où ils ont peiné et où ils ont été éprouvés de toutes les manières par la patience, ils recueillent le fruit de cette patience ; que, dans le monde où ils ont été mis à mort à cause de leur amour pour Dieu, ils retrouvent la vie ; que, dans le monde où ils ont enduré la servitude, ils règnent […]. Il convient donc que le monde lui-même, restauré en son état premier, soit, sans plus aucun obstacle, au service des justes [12].

Conceptions de l’évêque Victorin de Poetovio (IIIe s.)

Quand le texte [Ap 14, 18] dit : « Lance la faux aiguisée et vendange les grappes de la vigne», il vise les nations, qui périront lors de la venue du Seigneur. En réalité, ce passage montre les mêmes événements à travers plusieurs images […], mais ils n’adviendront qu’une fois, lors de la venue du Seigneur, à la fin du règne de l’Antéchrist, lors de l’ouverture du règne des saints.[…] Tous ceux donc qui ne seront pas ressuscités auparavant lors de la «première résurrection », et n’auront pas régné avec le Christ sur le monde – sur toutes les nations –, ressusciteront lors de la trompette finale, après mille ans. […] Dans ce royaume, la création tout entière sera sauvée et, sur l’ordre de Dieu, rendra tous les biens enfouis en elle. Alors les saints recevront, «à la place du bronze, de l’or, à la place du fer, de l’argent» (Is 60, 17), et des pierres précieuses. En ce lieu, Dieu «acheminera vers eux les richesses de la mer et les ressources des nations» (Is 60, 5). […] Dans ce royaume, « ils boiront du vin, s’oindront de parfum » (Is 25, 6-7) et se livreront à la joie. De ce royaume, le Seigneur a fait mention, avant sa Passion, quand il dit aux apôtres : « Je ne boirai plus du fruit de cette vigne sinon lorsque je boirai avec vous le vin nouveau dans le royaume à venir » (Mt 26, 29) […] on a déjà traité des vingt-quatre vieillards et de ceux qui régneront en ce royaume : « Ils jugeront le monde » (1 Co 6, 2) [13].

Ces traditions n’ont pas bénéficié, dans l’Église, de la réception qu’elles méritent. Des théologiens contemporains n’ont pas hésité à les taxer de millénarisme (au sens hérétique du terme) [14]. Il faut souhaiter que cette doctrine patristique vénérable soit réhabilitée, car ses conceptions sont très consonantes avec celles de la Tradition juive concernant les yemot hammashiah («jours du Messie») [15], et les hevleï hammashiah (« douleurs de l’enfantement du Messie ») qui, aux dires des prophètes, précéderont l’ère messianique, thème que l’on trouve également dans le Nouveau Testament :

Mc 13, 8: On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l’enfantement.



[1] Texte original allemand dans L’Osservatore Romano (17-18 novembre 1980), reproduit dans Acta Apostolicae Sedis, 73 (1981) p. 80. Il a fait l’objet d’une traduction française, malheureusement défectueuse, dans Documentation Catholique, n° 1798 (21 décembre 1980) p. 1148-1149, et d’une traduction corrigée dans Istina 31 (1986), p. 192-195.

[2] « Introduction au chapitre Heleq », dans Maïmonide, Épîtres («Les Dix Paroles») / trad. de l’hébreu par J. de Hulster, 11220 Lagrasse, Verdier, 1983, p. 159-195 (ici, p. 177).

[3] Sur cette question difficile, il faut savoir que la tendance majeure du judaïsme traditionnel en matière de messianisme est extrêmement prudente. Les expériences traumatisantes de ce qu’ont coûté au peuple juif les messies autoproclamés – de Jésus à Sabbataï Tsevi, en passant par Bar Kochba – ont fait de ce thème, sinon un sujet tabou, du moins une question à propos de laquelle la plus grande réserve s’impose. Maïmonide fut le représentant majeur de cette tendance sévère – voir en particulier son « Épître au Yemen », dans Maïmonide, Épîtres, p. 45-114. Un penseur juif moderne, Y. Leibowitz, s’inscrit dans la ligne du grand philosophe juif médiéval (voir J.-M. Joubert, Foi juive et croyance chrétienne, Paris, Desclée de Brouwer, 2001, ch. 7 : « Histoire et messianisme », p. 165-199). Sur ce sujet, je me limite ici à quelques repères bibliographiques : G. G. Scholem, Le messianisme juif. Essai sur la spiritualité du judaïsme / préface, trad., notes et bibliographie par B. Dupuy, Paris, Calmann-Lévy, 1974 (anglais 1971) ; B. Gross, Messianisme et histoire juive, Paris, Berg International,19972 (1ère éd. 1977) ; J.-C. Attias, Isaac Abrabanel, la mémoire et l’espérance, Paris, Cerf, 1992 ; D. Banon, Le Messianisme (Que sais-je ? 3377), Paris, Presses Universitaires de France, 1998 ; J.-C. Attias, P. Gisel et L. Kaenel, dir., Messianismes. Variations sur une figure juive, Genève, Labor et Fides, 2000 ; etc.

[4] Texte français cité d’après La Guemara, le Talmud de Babylone / trad. par les membres du Rabbinat français, Sanhedrin / trad. par I. Salzer, Paris, Keren Ha- Sefer ve-ha-Limoud, CLKH, 1974, p. 442-571.

[5] « Heleq », p. 177.

[6] « Heleq », p. 193-194.

[7] Saint Cyprien, L’Oraison dominicale (Études d’histoire et de philosophie religieuses 58) / texte, trad. et notes par M. Réveillaud, Paris, Presses Universitaires de France, 1964, p. 94-97. On notera qu’à en croire le même Évangile, dans ce Royaume, on mange et on boit, comme l’atteste ce passage : « […] beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux… » (Mt 8, 11), ce que, bien entendu, à l’exception des Pères dits « millénaristes » – dont Irénée de Lyon (voir plus loin) –, la Tradition chrétienne presque unanime a interprété de manière spirituelle comme décrivant « le règne des élus dans les cieux ».

[8] J. Carmignac, Recherches sur le «Notre Père», Paris, Letouzey et Ané, 1969, ch. 9 : « Sur terre comme au ciel », p. 110-117.

[9] Cité ici d’après Catéchisme du Concile de Trente. Le Symbole des apôtres, les sacrements, le Décalogue, la prière / trad. par E. Marbeau et À. Carpentier, Bouère, D.M. Morin, 1998 (latin 1969), ch. 40 : « Que votre nom soit sanctifié », § II : « Qu’est-ce que la gloire de Dieu ? », p. 495. Réimpression d’un numéro spécial de la revue Itinéraires paru en octobre 1969. Un préambule du directeur de la revue, J. Madiran, précisait qu’il reproduisait, avec l’autorisation des éditions Desclée et Cie, la traduction française Marbeau-Charpentier, publiée avec un imprimatur donné à Tournai, le 17 juillet 1923.

[10] Carmignac, Recherches sur le « Notre Père », p. 116.

[11] Dialogue avec Tryphon, 80, 1, 2, et 5. Cité d’après Philippe Bobichon, Justin Martyr. Dialogue avec Tryphon, Vol. 1, Academic Press, Fribourg, 2003, p. 405 et 407.

[12] Irénée de Lyon, Contre les Hérésies. Livre V (Sources Chrétiennes 153), éd. critique par A. Rousseau, L. Doutreleau, s.j. et C. Mercier, Paris, Cerf, 1969, p. 397-399.

[13] Victorin de Poetovio, Sur l’Apocalypse et autres écrits […], Introduction, texte critique, traduction, commentaire et index par M. Dulaey, XX, 2-6, Sources Chrétiennes n° 423, éditions du Cerf, Paris, 1997, p. 111-113, 117, 123. Pour connaître la pensée et le milieu de cet évêque de Pannonie (Europe centrale) du IIIe siècle, il est indispensable de recourir à l’étude et au commentaire détaillé de l’œuvre, que la savante éditrice de cette œuvre a réalisés antérieurement : Martine Dulaey, Victorin de Poetovio. Premier exégète latin, Tomes I-II, Collection des Etudes Augustiniennes, série Antiquité – 139-140, Institut d’Etudes Augustiniennes, Paris, 1993.

[14] J’ai abondamment exprimé mes vues personnelles sur cette difficile et délicate question, dans mes deux ouvrages: Menahem Macina, Chrétiens et Juifs depuis Vatican II, État des lieux historique et théologique. Prospective eschatologique, éditions Docteur Angélique, Avignon, 2009, et Les frères retrouvés. De l’hostilité chrétienne à l’égard des juifs à la reconnaissance de la vocation d’Israël, éditions L’Œuvre, Paris, 2011. Voir également mes trois monographies antérieures : M. Macina, « Le rôle des presbytres dans la transmission de la Tradition, chez Irénée de Lyon », dans Acta Orientalia Belgica, 13 (2000) p. 63-94 ; Idem, « La croyance en un Règne du Messie sur la terre : patrimoine commun aux Juifs et aux Chrétiens ou hérésie millénariste ? », Cedrus Libani [revue catholique maronite libanaise éditée en France par Cariscript], 64 (2001) p. 39-51 ; et « Rôle eschatologique d’Elie - Attentes juives et chrétiennes », in Studia Universitatis Babes-Bolyai, Theologia Graeco- catholica Varadiensis, LI/2, 2006, p. 67-95.

[15] Quelques exemples dans « Le témoignage des Sages d’Israël sur les temps messianiques », en ligne sur le site rivtsion.org.

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Date de dernière mise à jour : 14/05/2014