III. 3 Le sens de la contestation mondiale du retour d’Israël dans sa terre

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La Shoah est sans aucun doute à l’origine du renoncement radical de l’Église – exprimé dans la déclaration conciliaire Nostra Ætate, § 4 – aux conceptions, hostiles et méprisantes envers le peuple juif, qui avaient cours en chrétienté depuis des temps immémoriaux. À mesure que passaient les décennies postérieures à l’extermination, de nombreux chrétiens (mais pas tous) avaient pris conscience de la déréliction affreuse qui avait été celle des juifs persécutés et massacrés. Certains, comme l’abbé Journet au lendemain de la Rencontre de Seelisberg (1947), se sont clairement posé la question du pourquoi de la réserve papale face à l’horreur du sort des juifs. Le Grand Rabbin de Genève, Alexandre Safran, écrivait à ce propos :

L’Abbé Journet me fit part d’un problème religieux qui le hantait : quelle est la situation religieuse d’un croyant conscient de son devoir imprescriptible d’aider les êtres humains dans la détresse et en danger de mort, et qui pourtant ne s’acquitte pas de ce devoir comme il devait le faire, surtout en raison de la place exemplaire qu’il occupe en tant que serviteur de Dieu, en tant qu’ecclésiastique [1] ? […].

Dès lors, il semble que s’avère de plus en plus plausible l’intuition de certains – dont je suis – que l’acharnement des puissances diaboliques à éliminer ce peuple [2] de l’histoire trahit l’enjeu formidable que représente, pour l’Adversaire (cf. 2 Th 2, 4), la reconnaissance, par les Églises, de la persistance de l’alliance jadis conclue par Dieu avec lui et jamais abrogée [3]. En effet, ce premier pas vers une prise de conscience chrétienne de la remise en vigueur de la vocation spécifique du peuple juif ne fait certainement pas l’affaire de l’ange de la désunion et de la zizanie. Bien que la théologie enseigne qu’il a perdu sa puissance angélique et sa faculté de comprendre les desseins de Dieu et d’y adhérer, il reste un pur esprit doté d’une redoutable intelligence, capable de comprendre plus ou moins confusément, à la lumière obscure des Écritures et au travers des événements et des actes des hommes, ce qui va advenir à l’humanité, lors de la consommation du dessein de salut de Dieu. À cet effet, il surveille tout particulièrement le peuple juif, parce que, contrairement à nombre de ministres et de fidèles de l’Église, il sait, lui, que c’est à cause de ce peuple que son royaume de ténèbres sera détruit, aussi cherche-t-il sans cesse à le faire tuer par les hommes, comme il tenta jadis de le faire pour Jésus enfant, par la main d’Hérode, et y réussit, sur permission de Dieu, par celle de Pilate.

À ce propos, il est frappant de constater que, pour l’auteur du récit de la mise à mort des enfants de Bethléem par les soldats du roi juif, vassal de Rome, résolu à éliminer le « concurrent » royal nouveau-né, dont les Mages lui avaient révélé l’existence, ce crime est considéré comme accomplissant l’oracle du prophète Jérémie :

Une voix dans Rama s’est fait entendre, pleur et longue plainte: c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus. (Mt 2, 18).

Or, si l’on se reporte au contexte de la prophétie de Jérémie, on remarque que le texte évangélique a amputé l’oracle de Jérémie de ses deux derniers versets :

Ainsi parle L’éternel: Cesse ta plainte, sèche tes yeux! Car il est une compensation pour ta peine – oracle de L’éternel – ils vont revenir du pays ennemi. Il y a donc espoir pour ton avenir – oracle de L’éternel – ils vont revenir, tes fils, dans leurs frontières. (Jr 31, 16-17).

Pour moi et, je l’espère, pour ceux et celles qui ont « fait de Jérusalem l’objet de leur joie suprême » (cf. Ps 137, 6), cet oracle est à prendre au sens littéral, comme une prophétie de l’avenir. Selon les biblistes, il annonce le retour des juifs déportés par les Assyriens et les Chaldéens, et c’est, en effet, son contexte historique. Mais l’Esprit Saint a chargé ces textes sacrés d’un autre sens, qui ne se révélera qu’ultérieurement, au temps connu de Dieu seul. Arguer qu’en appliquant cet oracle au massacre des enfants de Bethléem, l’Évangile de Matthieu a pris, dans le texte de la prophétie, ce qui correspondait à l’événement qu’il relatait, et a laissé le reste de côté parce que sans adéquation avec son propos, c’est adopter un point de vue rationaliste qui fait fi de l’analogie de la foi et de la portée prophétique des Écritures.

Dans son encyclique sur les études bibliques, le pape Pie XII a libéré l’interprétation scripturaire de la méfiance sourcilleuse qu’elle suscitait dans les milieux théologiques ennemis de toute exégèse non traditionnelle. Il énonçait en effet:

Il appartient [...] à l’exégète de chercher à saisir religieusement et avec le plus grand soin les moindres détails sortis de la plume de l’hagiographe sous l’inspiration de l’Esprit Divin, afin d’en pénétrer plus profondément et plus pleinement la pensée [4].

Et il allait même jusqu’à écrire, en suivant Augustin (§ 41) :

Dieu a parsemé à dessein de difficultés les Livres Saints qu’il a inspirés lui-même, afin de nous exciter à les lire et à les scruter avec d’autant plus d’attention et pour nous exercer à l’humilité par la constatation salutaire de la capacité limitée de notre intelligence. Il n’y aurait donc rien d’étonnant si l’une ou l’autre question devait rester toujours sans réponse absolument adéquate, puisqu’il s’agit parfois de choses obscures, très éloignées de notre temps et de notre expérience, et puisque l’exégèse, elle aussi, comme toutes les sciences et les plus importantes, peut avoir ses secrets, inaccessibles à nos intelligences et rebelles à tout effort humain. [5].

Je vais m’efforcer maintenant d’exposer, au mieux de mes possibilités, ce que j’ai pu comprendre, avec l’aide de Dieu, des modalités de « l’épreuve qui va fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre » (Ap 3, 10). Je le ferai à la lumière de mon expérience spirituelle personnelle, mais surtout, comme l’exprime magnifiquement l’apôtre Paul, à celle de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ :

[…] révélation d’un mystère enveloppé de silence aux siècles éternels, mais aujourd’hui manifesté, et par des Écritures qui le prédisent selon l’ordre du Dieu éternel, porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi […] (Rm 16, 25-26).

Selon les Traditions juive et chrétienne les plus vénérables, en effet, les oracles prophétiques s’accompliront à la lettre. En témoignent, entre autres, ces passages de ce qu’on appelle communément, en chrétienté, l’Ancien Testament :

Rien n’est tombé de toutes les bonnes choses que L’Éternel a dites à la Maison d’Israël, tout s’est produit. (Jos 21, 45).

Sachez donc que rien ne tombera à terre de l’oracle que L’Éternel a prononcé contre la famille d’Achab : L’Éternel a fait ce qu’il avait dit par le ministère de son serviteur Élie. (2 R 10, 10).

[Paroles de Tobit à son fils Tobie] cours en Médie, parce que je crois à la parole de Dieu que Nahum a dite sur Ninive. Tout s’accomplira, tout se réalisera, de ce que les prophètes d’Israël, que Dieu a envoyés, ont annoncé contre l’Assyrie et contre Ninive ; rien ne sera retranché de leurs paroles. Tout arrivera en son temps. […] Parce que je sais et je crois, moi, que tout ce que Dieu a dit s’accomplira, cela sera, et il ne tombera pas un mot des prophéties. (Tb 14, 4).

Le Nouveau Testament exprime la même doctrine, comme l’attestent ces propos de l’ange à un Zacharie incrédule, auquel il vient d’annoncer que lui et son épouse, quoique avancés en âge, vont avoir un fils (Jean le Baptiste):

Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, lesquelles s’accompliront en leur temps. (Lc 1, 20).

On le sait, la notion d’accomplissement des prophéties est centrale dans le Nouveau Testament [6]  (318), et de nombreux ouvrages de théologie biblique en traitent aussi abondamment que doctement. Il est d’autant plus étonnant que, sauf exceptions, les biblistes et les exégètes qualifient de « littéraliste », voire de « fondamentaliste », toute prise au sérieux de la réalisation historique des oracles qui annoncent la révolte des nations contre le rétablissement d’Israël par Dieu. En voici quelques exemples:

Car, en ces jours-là, en ce temps-là, quand je rétablirai Juda et Jérusalem, je rassemblerai toutes les nations, je les ferai descendre à la Vallée de Josaphat ; là, j’entrerai en jugement avec elles au sujet d’Israël, mon peuple et mon héritage, car ils l’ont dispersé parmi les nations et ils ont divisé mon pays. (Jl 4, 1-2).

Il arrivera, en ce jour-là, que je ferai de Jérusalem une pierre à soulever pour tous les peuples, et tous ceux qui la soulèveront se blesseront grièvement. Et contre elle se rassembleront toutes les nations de la terre. […] Il arrivera, en ce jour-là, que j’entreprendrai de détruire toutes les nations qui viendront contre Jérusalem. (Za 12, 3.9).

J’assemblerai toutes les nations vers Jérusalem pour le combat ; la ville sera prise, les maisons pillées, les femmes violées; la moitié de la ville partira en exil, mais le reste du peuple ne sera pas retranché de la ville. (Za 14, 2).

En ce jour-là – oracle de L’Éternel – je veux rassembler les éclopées, rallier les égarées et celles que j’ai maltraitées. Des éclopées je ferai un reste, des éloignées une nation puissante. Alors L’Éternel régnera sur eux à la montagne de Sion, dès maintenant et à jamais. Et toi, Tour du Troupeau, Ophel de la fille de Sion, à toi va venir la souveraineté d’antan, la royauté de la fille de Jérusalem. […] Maintenant, des nations nombreuses se sont assemblées contre toi. Elles disent: « Qu’on la profane et que nos yeux se repaissent de Sion ! » C’est qu’elles ne connaissent pas les plans de L’Éternel et qu’elles n’ont pas compris son dessein: il les a rassemblées comme les gerbes sur l’aire. Debout ! Foule, fille de Sion, car je rendrai tes cornes de fer, de bronze tes sabots, et tu broieras des peuples nombreux. Tu voueras à L’Éternel leurs rapines, et leurs richesses au Seigneur de toute la terre. […] (Mi 4, 6-13).

L’Esprit du Seigneur L’Éternel est sur moi, car L’Éternel m’a donné l’onction; il m’a envoyé porter la nouvelle aux pauvres, panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la libération et aux prisonniers la délivrance, proclamer une année de grâce de la part de L’Éternel et un jour de vengeance pour notre Dieu, pour consoler tous les affligés, pour mettre aux endeuillés de Sion un diadème au lieu de cendre, de l’huile de joie au lieu d’un vêtement de deuil, un manteau de fête au lieu d’un esprit abattu; et on les appellera térébinthes de justice, plantation de L’Éternel pour se glorifier. Ils rebâtiront les ruines antiques, ils relèveront les restes désolés d’autrefois; ils restaureront les villes en ruines, les restes désolés des générations passées. Des étrangers se présenteront pour paître vos troupeaux, des immigrants seront vos laboureurs et vos vignerons. […] Car de même que la terre fait éclore ses germes et qu’un jardin fait germer sa semence, ainsi le Seigneur L’Éternel fait germer la justice et la louange devant toutes les nations. (Is 61, 1-11).

À cause de Sion je ne me tairai pas, à cause de Jérusalem je ne me tiendrai pas en repos, jusqu’à ce que sa justice jaillisse comme une clarté, et son salut comme une torche allumée. Alors les nations verront ta justice, et tous les rois ta gloire. […] Sur tes remparts, Jérusalem, j’ai posté des veilleurs, de jour et de nuit, jamais ils ne se tairont. Vous qui vous rappelez au souvenir de L’Éternel, pas de repos pour vous. Ne lui accordez pas de repos qu’il n’ait établi Jérusalem et fait d’elle une louange au milieu du pays. […] Élevez un signal pour les peuples. Voici que L’Éternel se fait entendre jusqu’à l’extrémité de la terre : Dites à la fille de Sion: Voici que vient ton salut, voici avec lui sa récompense, et devant lui son salaire. On les appellera : « Le peuple saint », « les rachetés de L’Éternel ». Quant à toi on t’appellera : « Recherchée », « Ville non délaissée ». (Is 62, 1-12).

Et toi, (Bethléem) Ephrata, le moindre des clans de Juda, c’est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël ; ses origines remontent au temps jadis, aux jours antiques. C’est pourquoi il les abandonnera jusqu’au temps où aura enfanté celle qui doit enfanter. Alors le reste de ses frères reviendra aux enfants d’Israël. […] Alors, le reste de Jacob sera, au milieu des peuples nombreux, comme une rosée venant de L’Éternel, comme des gouttes de pluie sur l’herbe, qui n’espère point en l’homme ni n’attend rien des humains. […] Avec colère, avec fureur, je tirerai vengeance des nations qui n’ont pas obéi. (Mi 5, 1-8.14).

(Il est symptomatique que Rashi (1040-1105) le célèbre commentateur du texte biblique selon le sens littéral, ait écrit, à propos de Mi 5, 1 : « De toi me viendra le Messie, fils de David, car ainsi dit l’Écriture (Ps 118, 22) : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue pierre d’angle. » Sachant l’usage qu’a fait le Nouveau Testament de ce verset du Psaume 118, revendiqué par Jésus à l’appui de sa messianité (cf. Mt 21, 42, et paral.), on est tenté de soupçonner que Rashi, qui était parfaitement au fait des croyances chrétiennes, a délibérément recouru, de manière polémique, au même parallèle scripturaire pour justifier l’attente juive du Messie, que les chrétiens disent être déjà venu en la personne de Jésus, tandis que les juifs l’attendent pour la fin des temps.)

Écoutez la parole de L’Éternel, vous qui tremblez à sa parole. Ils ont dit, vos frères qui vous haïssent et vous rejettent à cause de mon nom : « Que L’Éternel manifeste sa gloire, et que nous soyons témoins de votre joie », mais c’est eux qui seront confondus ! Une voix, une rumeur qui vient de la ville, une voix qui vient du sanctuaire, la voix de L’Éternel qui paie leur salaire à ses ennemis. Avant d’être en travail elle a enfanté, avant que viennent les douleurs elle a accouché d’un garçon. Qui a jamais entendu rien de tel ? Qui a jamais vu chose pareille ? Peut-on mettre au monde un pays en un jour ? Enfante-t-on une nation en une fois ? À peine était-elle en travail que Sion a enfanté ses fils. […] Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez en elle, vous tous qui l’aimez, soyez avec elle dans l’allégresse, vous tous qui avez pris le deuil sur elle, afin que vous soyez allaités et rassasiés par son sein consolateur, afin que vous suciez avec délices sa mamelle plantureuse. Car ainsi parle L’Éternel : Voici que je fais couler vers elle la paix comme un fleuve, et comme un torrent débordant, la gloire des nations. […]. Car voici que L’Éternel arrive dans le feu, et ses chars sont comme l’ouragan, pour assouvir avec ardeur sa colère et sa menace par des flammes de feu. Car par le feu, L’Éternel fait justice, par son épée, sur toute chair ; nombreuses seront les victimes de L’Éternel. (Is 66, 5-16).

[…] Car j’ai au cœur un jour de vengeance, c’est l’année de ma rédemption qui vient. Je regarde : personne pour m’aider ! Je montre mon angoisse: personne pour me soutenir ! Alors mon bras est venu à mon secours, c’est ma fureur qui m’a soutenu. J’ai écrasé les peuples dans ma colère, je les ai brisés dans ma fureur, et j’ai fait ruisseler à terre leur sang. Je vais célébrer les grâces de L’Éternel, les louanges de L’Éternel, pour tout ce que L’Éternel a accompli pour nous, pour sa grande bonté envers la maison d’Israël, pour tout ce qu’il a accompli dans sa miséricorde, pour l’abondance de ses grâces. Car il dit : « Certes, c’est mon peuple, des enfants qui ne vont pas me tromper » ; et il fut pour eux un sauveur. […] (Is 63, 1-11).

On remarque que nombreux sont les oracles qui concernent le rassemblement du peuple juif sur sa terre d’antan. Que ce regroupement soit progressif, Jérémie l’annonce mystérieusement en ces termes :

Je vous prendrai, un d’une ville, deux d’une famille, pour vous amener à Sion. (Jr 3, 14).

Au loin, souvenez-vous de L’Éternel et que Jérusalem vous monte au cœur. (Jr 51, 50).

La Parole en est garante : il se produira, l’aboutissement ultime du dessein de Dieu, auquel s’opposent déjà, et s’opposeront encore plus violemment, les nations rebelles, à « l’heure de l’épreuve qui va fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre » (Ap 3, 10).


[1] Voir Menahem Macina, « Le Grand Rabbin Safran et l'abbé Journet : une leçon talmudique de repentance chrétienne », dans Sens, 1999/10, octobre 1999, pp. 421-433.

[2] Cette rage est dans la droite ligne du « scandale que provoque, inévitablement, le choix que fait Dieu d’un peuple particulier, pour le salut du monde », dont parle, dans son ouvrage, un spécialiste, en évoquant, avec pertinence, à ce propos, le midrash Exode Rabba, 2, 4, qui affirme que, « dès le moment où Dieu, sur le Sinaï, eut fait don de sa loi à Israël, « la haine descendit sur les idolâtres » ; voir : Michel Remaud, Chrétiens devant Israël, serviteur de Dieu, Cerf, Paris, 1983, p. 78.

[3] Allusion à l’allocution adressée par le pape Jean-Paul II aux dirigeants des communautés juives d'Allemagne (Mayence, 17 novembre 1980). Parlant du peuple juif et à des juifs, le Souverain pontife y évoquait le «peuple de Dieu de l'ancienne Alliance, qui n'a jamais été révoquée par Dieu». J’ai traité de cette formulation dans mon article intitulé « Caducité ou irrévocabilité de la première Alliance dans le Nouveau Testament ? A propos de la «formule de Mayence» », paru dans la revue Istina XLI, Paris, 1996, p. 347-400.

[5] Ibid., § 41.

[6] Voir, p. ex. : Mt, 1, 22 ; 2, 15.17.23 ; 4, 14 ; 5, 17 ; 8, 17 ; 12, 17 ; 13, 14 ; 13, 35 ; 21, 4 ; 26, 54.56 ; 27, 9 ; Mc 14, 49 ; 15, 27 ; Lc 1, 20 ; 4, 21 ; 18, 31 ; 21, 22 ; 22, 37 ; 24, 44 ; Jn 12, 38 ; Jn 13, 18 ; 15, 25 ; 17, 12 ; 18, 9.32 ; 19, 24.28.36 ; Ac 1, 16 ; 3, 18 ; 3, 21 ; 4, 28 ; 13, 27.29.33 ; 26, 7 ; Rm 9, 28 ; 1 Co 15, 54 ; Jc 2, 23 ; Ap 17, 17 ; etc.

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Date de dernière mise à jour : 14/05/2014