4. L’attitude de l’Église face à la persécution des juifs par les nazis dans les années 1930

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Longtemps beaucoup moins étudiée que celle des années 1940, l’attitude de l’Église, face aux premiers débordements antisémites nazis des années 1930, est mieux connue depuis l’ouverture, en 2003, des archives du pontificat de Pie XI (1922-1939).

Cette mesure a permis d’ « exhumer », entre autres, un document précieux, dont on connaissait l’existence, mais dont le texte n’avait pas encore été rendu public : une lettre adressée par la philosophe allemande Edith Stein. Rappelons que cette intellectuelle juive convertie au catholicisme, entra au Carmel de Cologne, le 14 octobre 1933, sous le nom de Sœur Thérèse- Bénédicte de la Croix, qu’elle fut déportée et mourut gazée à Auschwitz-Birkenau, le 9 août 1942. Hitler avait obtenu les pleins pouvoirs l’année même de sa profession religieuse.

Voici le texte de cette lettre adressée au pape Pie XI par la future carmélite, le 12 avril 1933, et qui resta sans réponse [1]:

Saint Père !

Comme fille du peuple juif, qui, par la grâce de Dieu, suis depuis onze ans fille de l’Église catholique, j’ose exprimer devant le Père de la chrétienté ce qui accable des millions d’Allemands. Depuis des semaines, nous assistons en Allemagne à des agissements qui témoignent d’un total mépris de la justice et de l’humanité, sans parler de l’amour du prochain. Des années durant, les chefs du national-socialisme ont prêché la haine des juifs. Maintenant qu’ils ont obtenu le pouvoir et armé leurs partisans, parmi lesquels se trouvent des criminels notoires, ils récoltent le fruit de la haine qui a été semée. Ce n’est que très récemment que le gouvernement a reconnu que des excès se sont produits. Nous ne pouvons nous faire une juste idée de leur importance, tant l’opinion publique est bâillonnée. Mais à en juger par ce dont j’ai connaissance au travers de mes contacts personnels, il ne s’agit nullement de cas isolés. Sous la pression des voix qui s’expriment à l’étranger, le gouvernement est passé à des méthodes « plus douces ». Il a fait passer le mot d’ordre de ne pas toucher à un cheveu des juifs. Mais, le boycott [des institutions et des magasins juifs], organisé par lui, qui prive tous les gens de la possibilité d’exercer une activité économique qui est leur honneur et celui de la patrie, en a poussé beaucoup au suicide : à mon niveau personnel, au moins cinq cas sont venus à ma connaissance. Je suis convaincue qu’il s’agit d’un phénomène général qui causera beaucoup d’autres victimes. On peut regretter que ces malheureux n’aient pas en eux assez de force morale pour supporter leur destin. Mais la responsabilité retombe en grande partie sur ceux qui les ont poussés à un tel geste. Et elle retombe aussi sur ceux qui se taisent. Tout ce qui s’est produit et se déroule encore quotidiennement est le fait d’un gouvernement qui se déclare « chrétien ». Non seulement les juifs mais aussi des milliers de fidèles catholiques d’Allemagne et, je pense, du monde entier, attendent et espèrent, depuis des semaines, que l’Église du Christ fasse entendre sa voix pour mettre un terme à un tel abus du nom du Christ. Cette idolâtrie de la race et du pouvoir étatique, martelée chaque jour aux masses par la radio, n’est-elle pas une hérésie ouverte ? Ce combat en vue d’éliminer le sang juif n’est-il pas un blasphème contre la très sainte humanité de notre Rédempteur, de la bienheureuse Vierge et des Apôtres ? Tout cela n’est-il pas en contradiction totale avec l’attitude de notre Seigneur et Sauveur qui priait sur la croix pour ses persécuteurs ? […] Nous tous qui sommes les enfants fidèles de l’Église et qui observons les événements qui se déroulent en Allemagne sans fermer les yeux, nous craignons le pire pour l’image de l’Église, si jamais son silence durait encore. Nous sommes aussi convaincus que ce silence ne sera pas en mesure d’acheter à long terme la paix face à l’actuel gouvernement allemand. La lutte contre le catholicisme est provisoirement encore menée avec discrétion et sous des formes moins brutales que celle contre les juifs, mais elle n’est pas moins systématique. Sous peu, aucun catholique ne pourra plus exercer une charge sans avoir souscrit inconditionnellement à la nouvelle orientation.

Aux pieds de votre Sainteté, demandant la bénédiction apostolique,

Dr Edith Stein, Maître de conférences à l’Institut allemand de pédagogie. Münster, Collegium Marianum.

 

Je ne suis pas le seul à ressentir de la frustration devant le silence du pape, suite à la réception de ce document accablant. Le professeur Martin Rhonheimer, professeur de philosophie à l’Université Pontificale de la Sainte Croix à Rome et prêtre catholique de l’Opus Dei – que je cite largement ci-après, en raison du poids particulier que constitue son témoignage d’homme issu d’une famille majoritairement juive – a donné sans équivoque son sentiment à ce propos. Au rebours des apologètes de l’Église, qui ne voient dans cette lettre qu’un appel à une condamnation papale du national-socialisme, il objecte que c’est faire bon marché des phrases d’Edith Stein, qui exposent, en termes dramatiques, voire prophétiques, le sort tragique des juifs. Et d’évoquer, pour illustrer son propos, certains passages de cette lettre. Dans un paragraphe au titre fort – « À la vue de tous, s’est produit une injustice de la pire espèce » –, le professeur Rhonheimer écrit à ce sujet [2] :

Contrairement à l’opinion commune de nombreux historiens, il était possible, dès les années 1933, de comprendre le danger encouru par les juifs ainsi que la responsabilité qu’avait l’Église de s’y opposer avec tout le poids de son autorité. Bien entendu, personne, en ce compris l’auteur de la lettre, ne pouvait prévoir l’Holocauste. C’était tout à fait inconcevable. Mais [l’Église] pouvait néanmoins reconnaître qu’une injustice avait lieu, une injustice de la pire espèce, et qu’elle signifiait que les juifs couraient un danger mortel. Leur voix ne fut pas entendue, et il semble même qu’on ne veuille pas davantage l’entendre aujourd’hui.

Il suffit de lire l’intégralité de cet article et un autre de la même veine [3] pour comprendre que l’auteur s’en prend à la maladie de l’apologie religieuse [4], qui pousse même certains des meilleurs spécialistes à trouver des excuses à l’action ou à l’inaction de l’Église dans une situation donnée, et à procéder à une interprétation rétroactive avantageuse des actes et des déclarations peu honorables, voire condamnables, de l’institution ecclésiale et de ses ministres, dans le but de leur faire dire ou signifier le contraire de ce qu’ils exprimaient, ou au moins d’atténuer leur imperfection, voire leur nocivité.

Dans un autre de ses articles sur le sujet, Rhonheimer fait litière des idées reçues et de la réputation – aussi élogieuse que surfaite, ou inventée – de prétendus pourfendeurs de l’antisémitisme et de défenseurs des juifs, dont sont gratifiés de hauts dignitaires de l’Église, et qui est largement acceptée sans recul critique, même par certains historiens de métier. À ma grande satisfaction, ce professeur remet les pendules à l’heure concernant le cardinal Faulhaber, qui a précisément bénéficié d’une excellente réputation en ce domaine, laquelle ne correspond pas à la réalité des faits mais lui reste encore largement acquise malgré certaines recherches, dont les miennes [5], qui mettent à mal cette légende dorée.

Après avoir évoqué quelques-uns des faits dont j’ai moi-même traité et sur lesquels je ne reviendrai pas ici, Rhonheimer ajoute celui-ci, qui m’était inconnu. Il s’agit du Frère Franziskus Stratmann, aumônier dominicain des étudiants à Berlin, et dirigeant de la Ligue Allemande de la Paix. Selon Rhonheimer, le 10 avril 1933, Stratmann écrivait une longue lettre au cardinal Faulhaber, dans laquelle il taxait d’hérésie le racisme nazi :

Mais personne n’émet de protestation efficace contre cette honte allemande et chrétienne indescriptible. Même des prêtres trouvent dans ce comportement déshonorant un apaisement à leurs instincts antisémites […] Nous savons qu’il faut un courage exceptionnel aujourd’hui pour témoigner de la vérité. Mais nous savons aussi que ce n’est que par un tel témoignage que l’humanité et le christianisme peuvent être sauvés. Le véritable christianisme est en train de mourir d’opportunisme [6].

Cette missive restera sans réponse ; mais il est facile d’imaginer ce qu’en aurait été le contenu à la lumière de celle que le cardinal avait adressée à un autre prêtre « qui s’étonnait de ne pas entendre l’Église déclarer publiquement que nul ne saurait être persécuté du fait de sa race » :

Pour le haut clergé, il existe des problèmes immédiats infiniment plus essentiels : les écoles, le maintien des associations catholiques, la stérilisation ont plus d’importance pour le christianisme dans notre patrie. On doit partir du principe que les juifs sont capables de se tirer d’affaire sans l’aide de personne [7].

C’est peu dire que l’histoire n’a pas ratifié le pronostic optimiste du cardinal.

Évoquant un discours du pape Pie XII aux cardinaux, le 2 juin 1945, Rhonheimer émet la remarque critique suivante :

Il est étonnant que, dans cette allocution prononcée un mois après la fin de la guerre, il n’y ait pas la moindre allusion au massacre de millions de juifs. Par contre, le pape, dont l’horizon se limitait encore aux préoccupations des catholiques et de l’Église, déplorait le meurtre de milliers de prêtres, de religieux et de fidèles. On voit clairement que, à une date aussi tardive que juin 1945, et malgré le fait qu’il était au courant de l’Holocauste, Pie XII ne considérait pas la condamnation du racisme comme un acte qui eût été bénéfique aux juifs [8].

Rhonheimer s’interroge néanmoins :

Les dirigeants de l’Église sont-ils « coupables » pour autant ?

Et il donne lui-même la réponse, assortie d’une sévère mise au point :

Nous ne sommes pas appelés à juger la conscience des autres – surtout quand ils étaient l’objet de pressions que nous n’avons jamais subies. Ce qui est essentiel cependant, c’est que nous établissions les faits avec certitude et que nous ne commettions pas l’erreur de prendre la condamnation du racisme par l’Église pour une défense des juifs en général. Ce qui est en cause, ce n’est pas la question de la culpabilité ou de l’innocence d’individus, mais la reconnaissance que l’Église catholique a contribué, dans une certaine mesure, aux évolutions qui ont rendu l’Holocauste possible. Bien entendu, l’ « Église officielle » n’a certainement pas été l’une des causes de l’Holocauste, et une fois que les trains commencèrent à rouler vers Auschwitz, l’Église était impuissante à les arrêter. Pour autant, cependant, l’Église ne peut se targuer d’avoir fait partie de ceux qui dès le début, essayèrent d’empêcher Auschwitz en prenant publiquement la défense de ses futures victimes. Étant donné les indéniables qualités intellectuelles et morales de l’épiscopat allemand de cette époque et l’opposition idéologique impressionnante des évêques à la persécution nazie de l’Église, leur carence concernant les juifs ne peut être décrite que comme tragique.

 Dans la foulée, Rhonheimer met en garde les défenseurs inconditionnels de l’Église contre un recours malsain et malhonnête à l’apologétique:

Des apologistes catholiques bien intentionnés continuent à produire des rapports faisant état des condamnations du nazisme et du racisme par l’Église. Mais ces travaux ne répondent pas vraiment aux critiques adressées à l’Église. Le véritable problème n’est pas la relation de l’Église avec le national-socialisme et le racisme, mais la relation de l’Église avec les juifs. Pour cela nous avons besoin que l’Église recommande aujourd’hui : une « purification de la mémoire et de la conscience ». L’indéniable hostilité de l’Église catholique envers le national-socialisme et le racisme ne peut être utilisée comme une justification historique de son silence sur la persécution des juifs. Une chose est d’expliquer ce silence en le situant dans son contexte historique ; c’en est une autre, très différente, de se servir de ces explications à des fins apologétiques.

Et l’auteur de conclure sur cette magnifique note d’espoir :

Les chrétiens et les juifs vont de pair. Ils sont l’un et l’autre une partie de l’unique Israël, même s’il est toujours divisé. C’est pourquoi, de manière exemplaire, le pape Jean-Paul II a appelé les juifs « nos frères aînés ». Toutefois, la fraternité implique la capacité de parler ouvertement des échecs et des lacunes du passé. C’est vrai, bien sûr, pour les deux parties. Mais, compte tenu de tout ce que les chrétiens ont fait aux juifs dans l’histoire, ce sont les chrétiens qui devraient prendre la tête du processus de purification de la mémoire et de la conscience.

Le mot de la fin me paraît devoir revenir au même professeur Miccoli qui formule une hypothèse hardie, dont les historiens feraient bien de tenir compte s’ils veulent examiner l’attitude de Pie XII autrement qu’en termes de condamnation ou de justification. L’historien commence par citer un bref extrait de l’adresse de Pie XII au Collège des cardinaux à la Noël 1943 :

Face à un avenir si sombre, la réserve inhérente à la nature de notre Ministère pastoral, que nous avons toujours maintenue face aux vicissitudes des conflits terrestres, Nous semble à présent plus que jamais nécessaire si Nous voulons éviter que l’œuvre du Saint-Siège, qui est centrée sur le bien des âmes, coure le risque de se voir, à la suite d’interprétations fausses, ou mal fondées, submergée et exposée aux tirs croisés des conflits politiques [9].

Miccoli poursuit en rebondissant sur les formules « vicissitudes des conflits terrestres » et « conflits politiques », dont il estime qu’elles « suggèrent des problèmes d’un autre type », qu’il expose en ces termes [10] :

Dans quelle mesure la réserve du Saint-Siège et son silence quasi absolu sur l’extermination des juifs ne s’inscrivent-ils pas dans une optique plus générale qui poussait le clergé à intégrer ce massacre systématique dans l’ensemble des malheurs de la guerre, dans l’aberration de l’époque, dans l’égarement des cultures et des idéologies dominantes, toutes non chrétiennes ou antichrétiennes, et donc toutes à rejeter pour une raison ou une autre ? Face à la perception d’une humanité qui s’est écartée des chemins désignés par l’Église, seul restait alors le recours à la prière, moyen impuissant à guider le jugement pour discerner les fautes dans la réalité contemporaine. Vue sous cet angle, c’est-à-dire dans son incapacité à opérer des distinctions et des hiérarchies qui sont aujourd’hui évidentes entre les maux et les atrocités du moment, ainsi que dans sa relative difficulté à saisir les objectifs monstrueux du nazisme et de ses pratiques, la réserve du Saint-Siège doit être comprise dans le contexte plus large de l’attitude de l’Église à l’égard du monde contemporain de l’époque. Idéologiquement, cette attitude était encore dominée, dans les années 1940, par les conceptions historico-apologétiques du siècle précédent qui opposaient en quelque sorte l’Église à l’histoire de l’humanité et voyaient dans la généalogie emblématique – réforme, siècle des Lumières, franc-maçonnerie, Révolution française, libéralisme, socialisme – les étapes d’un éloignement progressif de la société par rapport aux enseignements du Christ et donc de son engagement dans une voie de « négation » et de péché. La thèse du détachement de Dieu et des préceptes de l’Église constitue l’aboutissement de toutes les analyses qui cherchent à saisir les causes profondes des événements en cours. Mais, dans la mesure où il s’agit d’un jugement utilisé pour résumer et décrire les maux du moment, il tend à niveler et à entériner les différentes responsabilités parce qu’il ramène les choses sur un plan où tout le monde est impliqué et donc coupable. Réduire les vicissitudes de l’époque à la catégorie des « conflits politiques » en se réservant le droit de n’évoquer les erreurs et les horreurs qu’en termes généraux et globaux était aussi une façon de signaler l’étrangeté de ce monde et de rattacher, dans une certaine mesure, tous les événements de ces années à une analyse des fautes historiques de l’humanité face auxquelles les atrocités singulières finissaient, d’une certaine façon, par s’estomper pour devenir chacune un élément nécessaire d’un horrible tableau.


[1] Le document figure dans les archives du Vatican, AES (Affaires étrangères extraordinaires), Allemagne, Pos. 643, fasc. 158, folios 16-17. J’ai traduit la première partie de la missive sur la version italienne qu’en donne Emma Fattorini, Pio XI, Hitler e Mussolini. La solitudine di un papa [Pie XI, Hitler et Mussolini. La solitude d’un pape], Einaudi, Torino, 2007, p. 108. J’ai emprunté la suite au site Le Carmel en France (www.carmel.asso.fr/lettre-d-Edith-Stein-du-12-avril.html).

[2] Martin Rhonheimer, « Warum schwieg die Kirche zu dem Vernichtungskampf ? » [Pourquoi l’Église a-t-elle gardé le silence sur la guerre d’extermination [des juifs] ?],  Die Tagespost, 22.03.03. L’auteur, né dans une famille juive, est prêtre catholique, il enseigne l’éthique et la philosophie politique à l’Université pontificale de la Sainte Croix, à Rome.

[3] Martin Rhonheimer, « The Holocaust: What Was Not Said » (Holocauste: le non-dit), First Things, November 2003.

[4] J’ai consacré moi-même un certain nombre d’articles à cette littérature de justification à tout prix des actes et écrits de l’Église, en me focalisant surtout sur celle qui vise à justifier la « discrétion » de Pie XII, à propos de la persécution des juifs durant la Seconde Guerre mondiale, et même par la suite. Voir : Menahem Macina, « Pie XII et les juifs, apologétique et légende à la rescousse d’un pape décrié : la preuve par Lapide » ; Id. « Les "statistiques" miraculeuses des survivants de la Shoah "sauvés par Pie XII", selon Pinchas Lapide » ; Id. « Benoît XVI: La voix de Pie XII "s’est élevée en faveur des victimes". Texte et commentaire critique » ; Id. « Qu’est-ce qui fait courir Mr Krupp, juif américain tout dévoué à la cause de Pie XII ? ».

[5] Voir M. Macina, « Le cardinal Faulhaber a-t-il tenu tête à l’antisémitisme nazi dans les années trente ? », in Bulletin Trimestriel de la Fondation Auschwitz, n° 64, juillet-septembre, Bruxelles, 1999, p. 63-74 ; voir aussi M. Macina, Chrétiens et juifs depuis Vatican II, Chapitre III. Du dialogue au vis-à-vis existentiel et religieux des Juifs et des Chrétiens, III.4.4. « Les autojustifications de la Déclaration (romaine) de repentance ».

[6] M. Rhonheimer, « The Holocaust: What Was Not Said », First Things, November 2003. Version anglaise du précédent article, réalisée par l’auteur lui-même.

[7] Propos rapporté par Saul Friedländer, Pie XII et le IIIe Reich. Documents, Seuil, Paris, 1964, p. 55, qui cite E. Klee, Die SA Jesu Christi : Die Kirche in Banne Hitlers, Francfort, 1989, p. 30.

[8]  M. Rhonheimer, « The Holocaust: What Was Not Said », art. cit. Les citations qui suivent sont extraites du même article.

[9] Discorsi e radiomessagi di SS Pio XII,Cité du Vatican, 1941-1959 (20 volumes), V, p. 141. Cité par G. Miccoli, Les Dilemmes et les silences de Pie XII, op. cit., p. 277, note 34.

[10] Ibid., p. 266.

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Date de dernière mise à jour : 14/05/2014