2. L’extrême discrétion publique des responsables religieux face à la persécution des juifs

 

Mais si le guetteur a vu venir l’épée et n’a pas sonné du cor, si bien que le peuple n’a pas été averti, et que l’épée survienne et fasse chez eux une victime, celle-ci périra victime de sa faute, mais je demanderai compte de son sang au guetteur. (Ez 33, 6).

 

Des fermes déclarations théologiques protestantes de principe à l’alignement sur la politique du régime nazi

En 1996 la chaîne de télévision France 3 diffusait un documentaire consacré à la mort du maréchal Hindenbourg et à l’accession de Hitler aux pleins pouvoirs [1]. Outre son intérêt intrinsèque, ce document contient une interview du pasteur protestant Eberhard Bethge, qui fut vicaire dans l’Allemagne des années 1930 et s’est illustré par ses travaux concernant Dietrich Bonhöffer [2].

Avec une grande honnêteté et sans auto-flagellation rétrospective, Bethge reconnaît volontiers qu’avant d’adhérer au pouvoir nazi, sa famille «votait pour les nationalistes modérés» et qu’elle était pour « un parti nationaliste de droite, partisan du réarmement et qui défendait le principe de l’Allemagne invaincue», avec comme figure de proue le maréchal Hindenbourg. Mais l’aspect le plus intéressant de cette interview, à mes yeux, ce sont les réponses de ce pasteur aux questions portant sur la persécution des juifs. Extrait :

Nous étions tous antisémites. Les chrétiens étaient anti-judaïques. Mais après des siècles de théologie et des siècles de foi [chrétienne], nous étions d’avis que la religion juive n’avait plus lieu d’être et que nous, chrétiens, qui succédions aux juifs [3], nous n’avions aucune raison d’être contre l’antisémitisme. Nous ne pensions pas à Auschwitz [alors], mais, en 33-34, nous trouvions juste et bon que les juifs soient écartés des positions à responsabilité. Pourtant, quand j’étais étudiant, je faisais partie d’un groupe qui considérait l’instauration des fameux paragraphes raciaux et leur application à l’Église comme une falsification, et je m’y suis opposé parce qu’ils stipulaient que désormais l’appartenance à une Église n’était plus déterminée par le baptême, mais par le sang [4].

Les « fameux paragraphes raciaux» dont parle Bethge ont trait à ce qu’on a appelé «le Paragraphe Aryen » (ou « clause aryenne »), introduit dans la législation allemande le 7 avril 1933, qui stipulait, rappelons-le, que les non-aryens n’avaient plus le droit d’être fonctionnaires [5]. Pour leur part, certains membres de l’Église évangélique confessante avaient faite leur la réplique de saint Pierre et des apôtres aux autorités religieuses qui leur interdisaient de prêcher au nom de Jésus : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29).

C’est à ce titre que le courant confessant refusa, dans un premier temps, d’appliquer les directives raciales de l’État, spécialement le « Paragraphe Aryen ». Malheureusement, ce beau courage fit long feu et finalement l’Église confessante cessa de défier ouvertement le pouvoir nazi, même si elle s’installa dans une résistance spirituelle qui ne se démentit jamais [6].

Quand on lui demande pourquoi il ne s’est pas dit : « Puisque Hitler a une mauvaise politique, je m’oppose entièrement à lui ? », le pasteur Bethge répond :

Non, parce que, politiquement, il voulait faire de l’Allemagne un pays que l’on respecte […]

Il va de soi que Bethge exprime là son état d’esprit d’alors. Mais sa réplique en dit long sur la mentalité de nombreux membres du clergé allemand de l’époque, pour qui l’honneur de la nation l’emportait sur la justice, aux dépens de la fraternité humaine et de la charité chrétienne. En outre, dans cette interview tout au moins, le pasteur n’exprime ni remords ni émotion pour la persécution des juifs, ni même pour le sort dramatique de ses collègues pasteurs d’origine juive, privés de moyens de subsistance suite à leur exclusion du corps des fonctionnaires dont faisait partie le clergé allemand, en général, et le clergé protestant – de loin le plus nombreux –, en particulier. De l’aveu même de Bethge, le motif de son opposition personnelle à cette mesure cruelle – que la simple justice réprouve – n’était ni social, ni humanitaire, ni même caritatif, mais théologique, comme en témoigne l’expression de son scandale face à la primauté de la race sur le baptême pour déterminer l’appartenance à l’Église.

Et l’ecclésiastique de conclure l’entretien par cet aveu révélateur – d’autant plus impressionnant qu’il ne s’agissait pas d’une réponse à une question posée :

Nous avons cru que cela n’avait rien à voir avec l’Église. Du point de vue religieux, il fallait résister. En tout cas, l’Église, autant dans sa doctrine que dans son mode de vie, n’a jamais édifié aucune barrière contre l’antisémitisme. Au contraire [7].

La hiérarchie catholique n’a pas fait mieux, à cette époque, que la protestante. Pourtant, elle avait été directement interpellée par une savante philosophe juive du nom d’Édith Stein, convertie au catholicisme en 1922, et qui allait devenir Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix en entrant au carmel de Cologne le 14 octobre 1933, avant de mourir gazée à Auschwitz-Birkenau le 9 août 1942. L’année même de sa profession religieuse, Hitler obtenait les pleins pouvoirs. Le 12 avril 1933, Édith Stein adressait au pape Pie XI, la lettre suivante :

« Saint Père !

Comme fille du peuple juif, qui, par la grâce de Dieu, suis depuis onze ans fille de l’Église catholique, j’ose exprimer devant le Père de la chrétienté ce qui accable des millions d’Allemands. Depuis des semaines, nous assistons en Allemagne à des agissements qui témoignent d’un total mépris de la justice et de l’humanité, sans parler de l’amour du prochain. Des années durant, les chefs du national-socialisme ont prêché la haine des juifs. Maintenant qu’ils ont obtenu le pouvoir et armé leurs partisans, parmi lesquels se trouvent des criminels notoires, ils récoltent le fruit de la haine qui a été semée. Ce n’est que très récemment que le gouvernement a reconnu que des excès se sont produits. Nous ne pouvons nous faire une juste idée de leur importance, tant l’opinion publique est bâillonnée. Mais à en juger par ce dont j’ai connaissance au travers de mes contacts personnels, il ne s’agit nullement de cas isolés. Sous la pression des voix qui s’expriment à l’étranger, le gouvernement est passé à des méthodes «plus douces». Il a fait passer le mot d’ordre de ne pas toucher à un cheveu des juifs. Mais, le boycott [des institutions et des magasins juifs], organisé par lui, qui prive tous les gens de la possibilité d’exercer une activité économique qui est leur honneur et celui de la patrie, en a poussé beaucoup au suicide : à mon niveau personnel, au moins cinq cas sont venus à ma connaissance. Je suis convaincue qu’il s’agit d’un phénomène général qui causera beaucoup d’autres victimes. On peut regretter que ces malheureux n’aient pas en eux assez de force morale pour supporter leur destin. Mais la responsabilité retombe en grande partie sur ceux qui les ont poussés à un tel geste. Et elle retombe aussi sur ceux qui se taisent. Tout ce qui s’est produit et se déroule encore quotidiennement est le fait d’un gouvernement qui se déclare « chrétien ». Non seulement les juifs, mais aussi des milliers de fidèles catholiques d’Allemagne et, je pense, du monde entier, attendent et espèrent, depuis des semaines, que l’Église du Christ fasse entendre sa voix pour mettre un terme à un tel abus du nom du Christ. Cette idolâtrie de la race et du pouvoir étatique, martelée chaque jour aux masses par la radio, n’est-elle pas une hérésie ouverte ? Ce combat en vue d’éliminer le sang juif n’est-il pas un blasphème contre la très sainte humanité de notre Rédempteur, de la bienheureuse Vierge et des Apôtres ? Tout cela n’est-il pas en contradiction totale avec l’attitude de notre Seigneur et Sauveur qui priait sur la Croix pour ses persécuteurs ? [...] Nous tous qui sommes les enfants fidèles de l’Église et qui observons les événements qui se déroulent en Allemagne sans fermer les yeux, nous craignons le pire pour l’image de l’Église, si jamais son silence durait encore. Nous sommes aussi convaincus que ce silence ne sera pas en mesure d’acheter à long terme la paix face à l’actuel gouvernement allemand. La lutte contre le catholicisme est provisoirement encore menée avec discrétion et sous des formes moins brutales que celle contre les juifs, mais elle n’est pas moins systématique.

Sous peu, aucun catholique ne pourra plus exercer une charge sans avoir souscrit inconditionnellement à la nouvelle orientation.

Aux pieds de Votre Sainteté, demandant la bénédiction apostolique,

Dr Édith Stein, Maître de conférences à l’Institut allemand de pédagogie de Münster, Collège Marial. » [8].

 

Cette lettre resta sans réponse digne de ce nom, comme en témoigne le passage suivant du manuscrit inachevé du récit autobiographique « qu’Édith Stein présente elle-même, dans son avant-propos de 1933, comme un hommage à sa mère et un manifeste antinazi » [9] :

Je n’avais pas cessé, au cours des dernières semaines, de penser et de repenser à la question de savoir si je ne pouvais pas faire quelque chose pour le peuple juif. J’avais finalement arrêté le projet d’aller à Rome et de demander au Saint-Père, lors d’une audience privée, une encyclique à ce sujet […] Renseignements pris à Rome, je sus que je ne pouvais en aucun cas escompter une audience privée en raison de la grande affluence [10]. On pouvait seulement m’aider à obtenir une « petite audience » (c’est-à-dire en petit groupe). Cela ne faisait pas mon affaire. Je renonçai donc à faire le voyage et présentai ma requête par écrit. Je sais que ma lettre a été remise cachetée au Saint-Père ; j’ai bien reçu au bout de quelque temps sa bénédiction pour moi et les miens. Rien d’autre ne s’ensuivit. Plus tard, je me suis pourtant souvent demandé si cette lettre ne lui était pas quelques fois revenue à l’esprit. Ce que je prédisais alors sur l’avenir des catholiques en Allemagne s’est en effet réalisé point pas point dans les années qui suivirent [11].

 

L’épiscopat catholique allemand a-t-il fait mieux ?

J’ai consacré quelques articles [12], ainsi que plusieurs passages d’un livre antérieur [13], à réfuter le mythe d’un cardinal Faulhaber défenseur intrépide des juifs, tel que l’évoque ce passage de la Déclaration de repentance de l’Église catholique Romaine :

 « Les sermons bien connus du cardinal Faulhaber, en 1933 [...], exprimèrent clairement le rejet exprès de la propagande antisémite nazie [14]. »

Je crois utile de revenir brièvement sur le sujet, dans le présent contexte, pour bien fixer les choses.

Comme exposé dans mon ouvrage cité ci-dessus, ce passage caractéristique de la Déclaration vaticane dit s’appuyer sur l’ouvrage de référence d’un historien de l’Église allemand, consacré à l’étude des rapports entre l’épiscopat de Bavière et le National-Socialisme dans les années 1930-1934 [15]. En réalité, il lui fait dire exactement le contraire de ce qui y figure, en attribuant au Cardinal Faulhaber une prétendue dénonciation publique de l’antisémitisme, à laquelle plusieurs historiens ont depuis longtemps fait un sort, tel Guenter Lewy qui écrit à ce propos :

Les sermons prononcés durant l’Avent 1933 par le Cardinal Faulhaber connurent la célébrité justement parce qu’ils faisaient l’apologie du caractère sacré de l’Ancien Testament. Cependant, il faut remarquer que Mgr Faulhaber prit la peine de bien préciser qu’en défendant les livres saints, il n’entendait pas assurer la défense de ses contemporains juifs. Nous devons distinguer, dit-il aux fidèles, entre le peuple juif tel qu’il était avant la mort de Jésus, véhicule de la révélation divine, et le peuple juif tel qu’il est devenu après la mort du Christ, éternel errant sur la terre [16].

Les extraits qui suivent permettent de se faire une idée plus juste de la perception qu’avait l’historien allemand évoqué par « Nous nous souvenons », des buts poursuivis par le cardinal lorsqu’il fustigeait, chez certains chrétiens, les aberrations doctrinales induites par la propagande nazie :

En 1933 [le cardinal Faulhaber] fit, du haut de la chaire de l’église Saint Michel de Munich, cinq interventions consacrées à la défense de l’Ancien Testament, dont certains porte-parole des Deutsche Christen (Chrétiens-Allemands) [17] s’étaient récemment désolidarisés et contre lesquelles les champions du mythe national-socialiste prenaient parti dans de nombreuses publications. Les sermons d’Avent de Faulhaber connurent une fréquentation si immense auprès des auditeurs catholiques, protestants et juifs, qu’il fallut les transmettre par des hauts parleurs à l’hôtel de ville [...]. Pour les milliers de gens qui affluaient, il s’agissait moins de venir entendre une apologie des Saintes Écritures que d’entendre s’opposer à la coercition, à la non-liberté spirituelle et à l’uniformisation idéologique. « Il souffle une tempête sur notre pays [...] qui prétend balayer du sol allemand les Écritures parce que c’étaient des livres juifs ». S’appuyant sur ses connaissances exégétiques, Faulhaber en imposait par son combat mené en faveur des écrits fondamentaux du judaïsme d’avant l’ère chrétienne [...]. Lors de son dernier sermon, il réussit à formuler des sentences d’une saisissante brièveté et d’une violence extrême. L’absolutisme de la pensée raciste ne pouvait être davantage mis à mal que par cet appel : « Nous ne devons jamais l’oublier : nous ne sommes pas rachetés par notre sang allemand » [18].

Propos méritoire, ironise Lewy, et, en tout état de cause, conforme à la doctrine chrétienne, mais qui n’empêcha pas le cardinal de faire, dans son cinquième sermon, cette concession majeure au racisme d’État :

L’Église ne voit pas d’objection à la « recherche raciale » (Rassenforschung), ni au « souci pour la race » (Rassenpflege) [...] ni aux efforts pour conserver l’individualité d’un peuple aussi pure que possible et, par référence à la communauté de sang, pour approfondir le sentiment de la communauté nationale.

Par souci d’objectivité, précisons que le cardinal met des limites à ces propositions raciales :

l’amour de notre race ne doit pas mener à la haine d’autres peuples […] la culture de race ne doit pas adopter une attitude d’hostilité envers le christianisme […].

Mais il récidivera, sans nuance cette fois, dans un sermon prononcé le 31 décembre 1936 :

Le sang et la race ont contribué à façonner l’histoire allemande.

On peut encore ajouter cette "amabilité" qui figure dans une autre de ses célèbres homélies :

Les filles de Sion ont reçu leur acte de divorce, et depuis cette époque, Assuérus [nom mythique médiéval du juif errant] erre sur la face de la terre sans trouver le repos [19].

Il est inutile d’insister sur le caractère méprisant de cette apostrophe, hélas commune à l’époque, adressée, sur le mode rhétorique, aux juifs du passé, mais qui n’en visait pas moins, subtilement, les contemporains israélites du cardinal. Et Lewy a raison d’ajouter :

On n’est donc pas loin de la falsification historique lorsqu’on voit saluer les sermons de Mgr Faulhaber, ainsi que l’a fait récemment un auteur catholique [il s’agit de Yves Congar], comme une « condamnation des persécutions contre les Juifs » [20].

En conclusion, comme on peut le constater, rien, dans les passages cités ci-dessus, ni d’ailleurs dans les cinq pages du livre de Volk évoquées par la Déclaration de repentance et que j’ai soigneusement vérifiées, n’accrédite la réputation avantageuse d’opposant à la « propagande antisémite nazie », faite au cardinal de Munich. Au contraire, après avoir noté que « le retentissement [des sermons] fut énorme », et que l’ampleur des ventes de la version imprimée « révélait le mécontentement éprouvé par ceux que le régime nazi avait déçus, ou dont il suscitait la méfiance », l’historien Volk émet cette dure critique (que ne mentionne pas la Déclaration romaine) :

Le contenu de [ces sermons] n’était pas sans failles, car le cardinal n’avait pas osé s’attaquer au sujet brûlant de l’antisémitisme, comme en 1923, lors de ses sermons de la Toussaint et de la Saint-Sylvestre [21].

Il reste à situer cette relative indifférence au sort des juifs dans le contexte des mentalités chrétiennes d’une époque où se propageait un antisémitisme de nature idéologique, politique et racial, de plus en plus agressif, et, cela va sans dire, beaucoup plus dangereux.



[1] « La Mort du maréchal et le sacre du caporal - Les Funérailles du maréchal Hindenburg ». Collection "Derniers Voyages". Un film de Marcel Teulade. 1996 - France - 61 minutes – Vidéo. Production/Diffusion : Ina, ORB (Postdam), France 3. Participation : Procirep, CNC.

[2] Bethge Eberhard, Dietrich Bonhoeffer, Vie Pensée, témoignage, Labor et Fides, Genève, 1969 (malheureusement épuisé). Dietrich Bonhoeffer (1906-1945), pasteur luthérien évangélique et théologien, fut l’un des adversaires les plus radicaux du nazisme. Compromis dans un complot visant à éliminer Hitler, il fut pendu au camp de concentration de Flossembürg, peu de temps avant la défaite allemande. Pour une première approche, voir l'article de Wikipedia.

[3] Les italiques sont miens. C'est, à la lettre, la doctrine de la « substitution ». Sur cette notion, voir M. Macina, « La substitution dans la littérature patristique, la liturgie et des documents-clé de l’Église catholique ».

[4] Transcription d’après le documentaire sur vidéo. Les italiques sont miens.

[6] À ce sujet, voir, entre autres ouvrages, W. Gerlach, Als die Zeugen schwiegen, op. cit.

[7] Les italiques sont miens. Ces deux phrases décrédibilisent entièrement l'entreprise de réécriture de l'histoire – qui fait florès de nos jours – visant à exonérer l'Église d'alors, ainsi que son clergé, de tout abandon des juifs à leur sort tragique, posture que j’ai sévèrement combattue dans mon livre : L’apologie qui nuit à l'Église.

[8] Ce document figure dans les archives du Vatican, AES (Affaires étrangères extraordinaires), Allemagne, Pos. 643, fasc. 158, folios 16-17. J'ai traduit la première partie de la missive sur la version italienne qu'en donne Emma Fattorini, Pio XI, Hitler e Mussolini. La solitudine di un papa [Pie XI, Hitler et Mussolini. La solitude d'un pape], Einaudi, Turin, 2007, p. 108. J'ai emprunté la suite au site « Le Carmel en France ».

[9] Édith Stein, Vie d’une famille juive, 1891-1942, Ad Solem, Genève – Éditions du Cerf, Paris, 2001, p. 8.

[10] 1933 était une Année sainte, solennité qui amenait à Rome, de tous les coins du monde, des foules considérables de pèlerins.

[11] Id. Ibid., p. 491, 493. Les italiques sont miens.

[12] Voir, entre autres : « Le cardinal Faulhaber et l'antisémitisme nazi des années trente », in Bulletin Trimestriel de la Fondation Auschwitz, n° 64, juillet-septembre 1999, Bruxelles, p. 63-74 ; « Le Cardinal Faulhaber a-t-il tenu tête à l'antisémitisme nazi dans les années 30 ? », 11.11.2005 (texte en ligne).

[13] L’apologie qui nuit à l’Église, op. cit., p. 65-73, dont je reprends, ci-après quelques passages.

[15] Ludwig Volk, Der Bayerische Episkopat und der Nationalzocialismus 1930-1934, Mainz 1966. Le Document romain donne pour référence, à l’appui de son affirmation optimiste sur le rôle du cardinal Faulhaber, les pages 170-174 de l’ouvrage, sans citer un seul passage susceptible d’étayer cette appréciation, pour le moins surprenante comme on le verra.

[16] Guenter Lewy, L'Église catholique et l'Allemagne nazie, Stock, Paris, 1964, pp. 239-240. Les italiques sont miens.

[17] Chrétiens acquis aux thèses raciales nazies et partisans d’une Église d’obédience national-socialiste. Voir Doris L. Bergen, Twisted Cross : The German Christian Movement in the Third Reich, Chapel Hill, N.C., 1996.

[18] Volk, op. cit., p. 170. Les italiques sont miens.

[19] Cité d'après Judaism, Christianity and Germany. Advent Sermons preached in St. Michael's, Munich, in 1933, by His Eminence Cardinal Faulhaber, archbishop of Munich, London, 1934, pp. 4-5. Les italiques sont miens.

[20] G. Lewy, L’Église catholique et l’Allemagne nazie, op. cit., p. 240. Les italiques sont miens.

[21] « Inhaltlich hatten sie ihre Lücken, da der Kardinal an das heisse Eisen des Antisemitismus nicht zu rühren wagte, wie er das nach 1923 in der Allerseelen-und Silvesterpredigt getan hatte », Volk, Der Bayerische Episkopat, op. cit., p. 172. Les italiques sont miens.

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