1. La réaction des Églises protestantes à la persécution des juifs (1932-1945)

 

Alors qu’il a toujours été effrayant d’imaginer une nation balayée et dominée par les nazis, il n’est certainement pas moins effrayant d’imaginer que les nazis ont pu accomplir l’essentiel de ce qu’ils ont entrepris de faire sans obtenir un ralliement inconditionnel ni imposer un contrôle absolu. […] Pour permettre à l’État nazi de prospérer, ses citoyens n’ont eu qu’à suivre, garder le sens aigu de leurs intérêts et faire montre d’une indifférence profonde à l’égard de la souffrance des autres [1].

 

Les dérobades des chefs religieux protestants

Au terme de son ouvrage de référence sur l’attitude de l’Église Confessante d’Allemagne envers les chrétiens non aryens persécutés par le régime nazi, l’historien allemand Wolfang Gerlach émet ce jugement sévère [2]:

Même ceux qui ont participé au « Combat des Églises » [contre les empiétements du régime nazi dans leur doctrine et leur agir] ont succombé à la tentation de retoucher leurs souvenirs. Wilhelm Niemöller [3] a falsifié le passé, peut-être de bonne foi, en écrivant que l’Église du Christ (c’est-à-dire l’Église Confessante [4] avait « adopté une position ferme » concernant le paragraphe aryen [5].

Il ajoute que « le jugement rétrospectif de Heinrich Grüber [6] », qu’il cite, « ne correspond pas davantage à la situation qui ressort des documents » :

L’Église Confessante avait compris la détresse et la misère de ces gens [c'est-à-dire les non-Aryens] depuis le tout début. Les synodes de l’Église Confessante, ainsi que ses pasteurs, n’ont cessé de prendre position à l’égard de la diffamation des juifs. Ce qui a fait défaut, toutefois, c’est une assistance concrète [7].

Et Gerlach de formuler sans ménagement son démenti :

En réalité, le problème n’a nullement été reconnu par l’Église Confessante « depuis le tout début ». À maintes reprises, les synodes ont évité de traiter de la situation des juifs. Pour l’Église Confessante, une confession avantageuse pour elle était plus importante que la solidarité avec ceux qui étaient persécutés. La question est de savoir pourquoi des gens comme Grüber ont réinterprété par la suite leur déception. Après […] les premières ébauches d’[une proposition d’]aide aux juifs [lors du synode de] Steglitz, Grüber avait été personnellement témoin du fait qu’un grand nombre de ses coreligionnaires considéraient ces juifs comme un fardeau et une menace pour l’Église Confessante, et étaient trop heureux de déléguer la responsabilité des [chrétiens] non-aryens au Bureau Grüber et à ses agences dans le Reich [8].

Puis vient l’estocade finale :

La documentation disponible montre que l’Église Confessante considérait la question juive comme lassante et lourde à porter, et qu’elle l’a traitée en traînant les pieds. En faisant tirer en longueur le traitement de la question juive, elle a encouragé la persécution des juifs par l’État. Les solutions dogmatiques de la question juive par l’Église Confessante en 1939 et 1940 ont favorisé la solution rigoureuse de la Chancellerie évangélique en 1941, et, en définitive, la solution finale mise en œuvre par l’État nazi [9].

Dans le prochain chapitre, je soumettrai ce bilan accusateur à l’épreuve des faits et des témoignages rassemblés par la recherche, ainsi qu’à celle des analyses qu’en ont faites des historiens chevronnés, dont les travaux font autorité. Mais auparavant, il m’a paru indispensable de verser au dossier une pièce importante, dont j’ai constaté avec surprise qu’elle était peu ou mal connue non seulement du grand public, mais même de certains spécialistes de l’histoire de l’Église contemporaine [10].

 

L’action exceptionnelle d’une femme hors du commun

En 1935, Élisabeth Schmitz, enseignante berlinoise d’une quarantaine d’années, membre de l’Église Confessante et l’une des premières femmes à être titulaire d’un doctorat de la prestigieuse Université Humbolt de Berlin, rédigea un mémoire d’une audace inouïe pour l’époque, intitulé « Sur la situation difficile des Allemands non-aryens » [11]. Extraits :

Voici tout d’abord une déclaration qui nous vient de Suède : « Les Allemands ont un nouveau dieu : c’est la race, et à ce dieu ils offrent un sacrifice humain ». Qui osera dire qu’il s’agit d’un mensonge ? Comment répondrons-nous un jour à la question : où est ton frère Abel ? Ni nous ni l’Église Confessante n’aurons d’autre réponse que celle de Caïn […].

Que faut-il faire ? Les réfugiés devront-ils mourir de faim ? Mais qui reconnaît l’obligation de les aider ? Qui nourrit les affamés, habille ceux qui sont nus, visite les prisonniers ? Qui fait du bien à tout un chacun, même si c’est seulement à ses coreligionnaires ?

Pourquoi faut-il toujours entendre les chrétiens non-aryens dire qu’ils se sentent abandonnés par l’Église et le monde œcuménique ? Que des personnes et des organisations juives d’assistance les aident, mais pas leur Église ? Qu’on ne doit pas s’inquiéter pour les membres catholiques, car ceux-là ne périront pas puisque l’Église prend soin d’eux, tandis qu’on peut seulement dire de l’attitude de l’Église protestante : Seigneur, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. Pourquoi l’Église catholique emploie-t-elle des infirmières et des médecins non-aryens, là où elle le peut, alors que la Mission Intérieure protestante [se retranche derrière] le paragraphe aryen ? […]

Quelle réponse peut-on donner à tous les désespérés, aux questions et aux accusations amères : Pourquoi l’Église ne fait-elle rien ? Pourquoi tolère-t-elle cette épouvantable injustice ? Comment peut-elle faire, de manière répétée, de joyeuses déclarations à l’État national-socialiste – déclarations politiques qui sont au détriment de la vie de certains de ses membres ? Pourquoi ne protège-t-elle pas au moins les enfants ? Y a-t-il donc quelque chose d’absolument incompatible avec l’humanité, si méprisée aujourd’hui, qui soit compatible avec le christianisme ?

Et si dans bien des cas l’Église ne peut rien faire à cause de la menace contre sa propre existence, pourquoi n’admet-elle pas au moins sa faute ? Pourquoi ne prie-t-elle pas pour ceux qui sont victimes de cette souffrance et de cette persécution imméritées ? Pourquoi n’y a-t-il pas des cérémonies d’intercession, comme il y en a eu pour les pasteurs emprisonnés ? L’Église rend terriblement difficile à quiconque de la défendre […]

Le judaïsme croit que Dieu le rappelle à l’ordre en ce temps. Il vit de sa foi et c’est d’elle que vient sa force face au martyre. Et nous savons que Dieu nous rappelle à l’ordre en ce temps, par le biais du jugement qui tombe sur l’Église et sur le peuple. Mais nous sommes glacés d’effroi à l’idée que des membres de l’Église Confessante osent croire qu’ils sont fondés, et même appelés à proclamer aux juifs que le jugement de Dieu et la grâce sont à l’œuvre dans les événements historiques actuels et dans la souffrance que nous leur avons occasionnée. Depuis quand celui qui fait le mal a-t-il le droit de faire passer son crime pour la volonté de Dieu ? Depuis quand est-ce autre chose qu’un blasphème que d’affirmer que c’est la volonté de Dieu que nous commettions l’injustice ? Prenons garde de ne pas cacher le scandale de nos péchés derrière le sanctuaire de la volonté de Dieu. Sinon, il se pourrait bien que la punition infligée aux profanateurs du Temple nous atteigne aussi et que nous ayons à entendre la malédiction proférée par Celui qui s’est fait un fouet et les a expulsés [12].

Contrairement à un document – similaire mais beaucoup moins pugnace – rédigé sur ce thème à la même époque par Marga Meusel, une juive protestante [13] – confondue jusqu’à ce jour par plusieurs auteurs avec Élisabeth Schmitz –, le mémoire de cette dernière dénonce et stigmatise vigoureusement la persécution de tous les juifs. Ce qu’illustre cet autre passage, tout aussi impressionnant, voire davantage :

 […] Malgré toutes les souffrances [de l’Église], qu’il ne vienne à l’idée de personne d’établir une comparaison avec la souffrance des Juifs et des non-aryens allemands. Même si l’on fait abstraction de l’ampleur des souffrances, il reste leur profonde différence : le chrétien souffre à titre individuel, le Juif et le non-aryen (souffrent] avec leurs enfants et leurs petits-enfants. Et même si les membres de l’Église Confessante venaient à être soumis eux aussi à la législation aryenne, leurs parents et le reste de leur famille resteraient quand même hors des coups. Et il y a un autre point capital : l’Église Confessante souffre – elle le sait très bien – en raison d’un choix volontaire de foi, alors que le non-aryen est persécuté parce que Dieu l’a fait naître dans une famille déterminée [14].

Il ne faudrait pas croire qu’Élisabeth Schmitz était une marginale, ou une érudite confinée dans sa tour d’ivoire. Un auteur qui se réfère aux meilleures sources donne d’elle une tout autre image. On apprend, entre autres, qu’elle « rejoignit l’opposition protestante aux Nazis en 1933 » ; qu’elle « participait à des groupes de discussion, communiquait avec un réseau d’amis libéraux et échangeait des lettres avec des théologiens protestants très connus » [15].

Voici ce qu’elle écrivait à Karl Barth, en avril 1933 :

Dans le cercle de mes plus proches amis, j’ai fait l’expérience dévastatrice des conséquences de la persécution des juifs. Pour moi, le flot d’ingratitude, d’injustice, de haine, de mensonges, de brutalité, qui a frappé nos concitoyens juifs, semble une si terrible preuve du péché de la partie « chrétienne », que nous devrions être en proie à une crainte terrible du jugement de Dieu, dans un sens tout à fait différent de celui qu’elle a habituellement. Pourtant, l’Église célèbre des fêtes de victoire, elle célèbre Pâques dans « l’ambiance de la victoire, qui habite actuellement notre peuple allemand », comme quelqu’un l’a dit ici dans un sermon […] et comme on l’a certainement dit en des termes similaires dans des milliers d’autres [16].

Et quelques semaines plus tard, elle exprimait son accord avec la véhémente protestation de Barth « contre la transformation d’elle-même qu’avait opérée l’Église protestante en devenant une Église raciale nationale du Troisième Reich » [17]:

 […] Aujourd’hui, nous faisons l’expérience, dans l’Église, d’un mouvement d’impiété de dimensions inconnues auparavant […] Il me semble aussi que la folie du « sang » produit progressivement une atmosphère de pathologie et de fièvre étouffante, équivalente à celle de l’obsession de la chasse aux sorcières [18].

Un autre correspondant de Schmitz – moins illustre, mais bien connu alors dans l’Église confessante –, le pasteur Helmut Gollwitzer, avait prononcé, sur ses instances, un courageux sermon de repentance, le 16 novembre 1938 [19]. Schmitz lui exprima sa gratitude en ajoutant ces considérations de son cru :

Quand nous sommes restés silencieux le 1er avril 1933 [20]; quand nous avons gardé le silence, le 16 novembre, sur les boîtes du Stürmer [21]; sur les diaboliques articles incendiaires d’autres journaux, sur l’empoisonnement de l’âme du peuple allemand et de sa jeunesse ; sur la destruction de vies et de mariages par ce que l’on appelle les « lois » ; sur les méthodes de Buchenwald ; ici et dans des milliers d’autres cas, nous sommes devenus pécheurs le 10 novembre 1938 [22]. […] Il semble que, même à présent, alors que les pierres crient vraiment [23], l’Église laisse à la compréhension et au courage du ministre du culte le soin de dire quelque chose et de le faire à sa manière. […] Rien n’est impossible dans ce pays, nous le savons. […] Nous avons assisté à l’annihilation de la propriété et dans ce but les magasins ont été marqués durant l’été de cette année. Si l’on va jusqu’à marquer les personnes, alors une conclusion est proche que je ne tiens pas à décrire plus précisément. Et personne n’oserait affirmer que [dans ce cas] ces ordres ne seront pas exécutés aussi rapidement, sans scrupule et opiniâtrement, avec autant de malveillance et de diabolisme que le sont les mesures actuelles. […] Je suis convaincue que, si l’on en vient là, le christianisme disparaîtra lui aussi d’Allemagne avec le dernier juif. Je ne peux pas le prouver, mais je le crois [24].

Krell rapporte aussi les considérations attristées de Schmitz quand elle évoque les souffrances infligées par les nazis aux juifs mis au ban de la nation allemande, « les amis, les amoureux, les couples mariés et leurs enfants ou leurs fidèles nourrices, et les gardiens auxquels ils ont fait confiance durant des années, surtout les “non-aryens” ». Il note qu’elle est « particulièrement préoccupée par les souffrances infligées aux enfants », bien qu’elle n’en ait jamais eu elle-même :

Imaginez la souffrance d’une fille ou d’un garçon qui doivent marcher derrière, à distance et seuls, lorsque leur classe fait une excursion, et ce tout simplement parce qu’il, ou elle, sont juifs [25].

Le même auteur relate aussi en quels termes scandalisés Schmitz commente l’exclusion des juifs allemands du grand programme de protection sociale à l’échelle de la nation, fin 1935 [26]:

Après avoir dépouillé les juifs de leur situation, de leur emploi, de leurs revenus, de la plus grande partie de leurs moyens d’existence en fait ; après les avoir privés de leur honneur même ; après que l’appauvrissement qui leur a été brutalement imposé ait fait des progrès terriblement rapides, on leur dit, juste au début de l’hiver, qu’on a supprimé l’aide à leurs pauvres et aux plus démunis, les obligeant à créer de toutes pièces une nouvelle organisation énorme à partir de rien [27].

Elle en conclut qu’un « pogrom rampant » [28] est en cours en Allemagne :

Il n’est pas exagéré de parler d’une tentative d’annihiler les juifs en Allemagne. Ils [les nazis] ont dit depuis le début qu’ils n’avaient pas besoin d’une Saint Barthélémy ; ils ont « d’autres méthodes ». […] Nous devons comprendre que des centaines, et peut-être davantage, d’êtres humains ont déjà été victimes de cette persécution. […] [29].

Je termine cette brève anthologie par la citation du passage suivant du rapport d’Élisabeth Schmitz, que cite Krell au terme de sa contribution, estimant qu’il traduit le « désespoir qu’[elle] éprouve à l’égard de son Église, qui soit soutient le régime, soit garde le silence » :

À vue humaine, la culpabilité qui découle du fait que tout cela a pu se produire sous les yeux mêmes des chrétiens, pèsera sur les chrétiens d’Allemagne de tous les temps, ainsi que sur toutes les nations et tout autant sur nos futures générations et sur nous qui en fûmes les témoins [30].

Comment ne pas voir dans cette exclamation une prophétie funeste?



[1] James J. Scheehan, “National Socialism and German Society. Reflections on Recent Research”, Theory and Society, 13, 1984, p. 866-867; cité dans Ian Kershaw, L’opinion allemande sous le nazisme. Bavière 1933-1945, CNRS Éditions, Paris, 1995, p. 21-22. (Les italiques sont miens).

[2] Gerlach, And the witnesses were silent…, op. cit., p. 235.

[3] Wilhelm Niemöller, Kampf und Zeugnis der Bekennende Kirche [Le combat et le témoignage de l’Église Confessante] (Bielefeld, 1948). C’est le frère du célèbre Martin Niemöller, fondateur de la « Ligue d’urgence des Pasteurs », qui fut à l’origine de l’Église Confessante.

[4] Ainsi appelée parce qu’elle affirmait vouloir s’en tenir aux termes de sa confession de foi dont le contenu dérive directement de l’Écriture et des textes fondateurs de sa théologie. Elle s’était constituée en réaction aux ingérences intolérables de l’État dans la vie et le fonctionnement internes des Églises protestantes. Pour une première approche, voir l’article de Wikipedia.

[5] Rappel : il s’agit de la clause raciale, découlant de la « Loi pour le redressement du fonctionnariat », du 7 avril 1933, qui excluait de l’administration publique les juifs et les fonctionnaires «politiquement peu fiables».

[6] Ce pasteur animé d’un admirable esprit de service était responsable d’une organisation charitable que la Gestapo, qui la surveillait étroitement, appelait le « bureau Grüber » ; elle apportait son soutien aux protestants d'origine juive en leur proposant une aide juridique et en les aidant à trouver un pays d'accueil.

[7] Gerlach, op. cit., p. 235-236, qui cite Gerda Drewes and Eva Kochanski, eds., Heimliche Hilfe: Bericht über die Hilfe an Rasseverfolgten (Lahr, 1961), p. 5.

[8] Ibid., p. 235-236. Traduction légèrement retouchée par mes soins.

[9] Ibid., p. 236.

[10] À ma connaissance il n’existe aucun livre en français sur le sujet, et je n’ai pu détecter le moindre article dans cette langue à son propos.

[11] Selon l’historien G. Miccoli, ce document, «préparé entre septembre 1935 et mai 1936» avait été rédigé « en vue du Troisième synode de l’Église confessante (Bekennende Kirche), réuni à Steglitz du 24 au 26 septembre 1936 ». Voir G. Miccoli, Les Dilemmes et les Silences de Pie XII. Seconde Guerre mondiale et Shoah, éditions Complexe, Bruxelles, 2005, p. 393, note 69.

[12] D’après W. Gerlach, And the witnesses were silent, op. cit., p. 84-86, qui traduit le texte reproduit dans Wilhelm Niemöller, « Die Synode zu Steglitz. Geschichte-Dokumente-Berichte », Arbeiten zur Geschichte des Kirchenkampfs, 23, Göttingen, 1970), p. 29-48.

[13] Originaire de Haute-Silésie, Marga Meusel a occupé différentes fonctions dans le domaine de la protection sociale chrétienne pour le compte de l’Église régionale de l'ancienne Union de Prusse. En 1932, dans le cadre de la Mission intérieure évangélique, elle a assumé la direction de l’institut Burckhardthaus de Berlin-Zehlendorf. Elle militait également pour la défense des juifs chrétiens de son Église, mais son action se limitait uniquement à eux. Elle se gardait également – comme c’était courant à l’époque dans les Églises – d’enfreindre les directives de l’État, même si elle les considérait comme injustes.

[14] Texte cité dans Giovanni Miccoli, Les Dilemmes et les Silences de Pie XII. Seconde Guerre mondiale et Shoah, éditions Complexe, Bruxelles, 2005, p. 296.

[16] Id. Ibid. Krell cite Manfred Gailus, Elisabeth Schmitz und ihre Denkschrift gegen die Judenverfolgung. Konturen einer vergessenen Biographie (1893-1977) [Élisabeth Schmitz et son mémorandum sur les Juifs. Eléments d’une biographie oubliée (1893-1977)]. Berlin : Wichern Verlag 2008, p. 84.

[17] Krell, op. cit.

[18] M. Gailus, Elisabeth Schmitz, op. cit., p. 85, évoqué par Krell.

[19] Krell, op. cit.

[20] Date du boycott général des magasins et entreprises commerciales juives. Voir en ligne.

[21] Krell précise (ibid.) : « Il s’agit des boîtes à journaux remplies d’exemplaires du journal violemment antisémite Der Stürmer, qu’on trouvait dans toute l’Allemagne. »

[22] Date du début du pogrome dit de la « Nuit de Cristal ».

[23] Allusion à Lc 19, 39-40 : « Quelques Pharisiens de la foule lui dirent: Maître, réprimande tes disciples. Mais il répondit: Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. »

[24] M. Gailus, Elisabeth Schmitz, p. 121-122 (cité par Krell, ibid.).

[25] Krell, op. cit.

[26] Gert Krell, “Elisabeth Schmitz, a Protesting Protestant – Part 3”. Texte en ligne, ibidem.

[27] M. Gailus, Elisabeth Schmitz, p. 240 (cité par Krell, ibid.).

[28] En anglais: « cold pogrom ».

[29] M. Gailus, Elisabeth Schmitz, p. 237-238 (cité par Krell, ibid.).

[30] M. Gailus, Ibid., p. 241-242 (cité par Krell, ibid.).

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