Notice sur ma démarche théologique et littéraire

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Tard venu  (41 ans) aux études supérieures et malgré des perspectives très prometteuses de carrière universitaire, mon indépendance d’esprit et mon indifférence aux « codes » de la corporation m’ont vite mis hors-jeu. Dès lors, j’ai dû me frayer seul un chemin dans le maquis de la connaissance, avec un but aussi audacieux qu’inaccessible : ouvrir la voie à de véritables études « judéo-chrétiennes », avant le nom et la chose.

Ayant pris acte de ce que je ne parviendrais pas à modifier le cursus universitaire de telle sorte qu’il soit possible d’étudier, de manière interdisciplinaire, les théologies juive et chrétienne, j’ai profité au maximum des années de recherches intenses de mon parcours académique pour assimiler une foule de connaissances qui n’entraient pas dans mon programme d’études. En même temps, se faisait jour en moi l’idée que je devrais peut-être réaliser mon projet par voie d’édition. Mais les perspectives étaient précaires, j’en étais conscient, car qui étais-je donc pour contester, même implicitement, des habitudes de pensée et des standards d’enseignement pluri-centenaires ?

A l’origine, lointaine, de ma démarche théologique et littéraire, il y a une expérience religieuse, aussi intime que transcendante et incommunicable, qui a radicalement bouleversé mes conceptions de jeune catholique de 22 ans, en me faisant entrer d’un coup au coeur du « mystère d’Israël ». L’événement eût pu faire de moi un théologien, ou un mystique, si je m’en étais tenu au religieusement et théologiquement correct, et surtout si, par la suite, je ne m’étais pas « donné le ridicule » d’endosser l’habit du « prédicateur », en témoignant publiquement de ma double identité (choisie) juive et chrétienne. Ceci donne le ton des critiques qui ont jalonné les quelque cinq décennies d’un cheminement spirituel et intellectuel exténuant, semé d’embûches et de contradictions, durant lequel a pris forme et mûri en moi le « témoignage » qui s’exprime dans les livres que je propose ici.

Les éditeurs traditionnels s’étant comportés (à une exception près) comme les milieux universitaires, en intervenant dans ma manière de traiter certains sujets, voire, pour l’un d’entre eux, en reniant un accord écrit, je me suis affranchi d’eux. Après la parution de mon quatrième livre, j’ai opté pour la diffusion de ma pensée de manière indépendante, majoritairement sous forme de livres électroniques.

Mon oeuvre se veut vulgarisatrice : elle n’en est pas moins de lecture exigeante. La doctrine que véhiculent les ouvrages de cette collection puise aux sources les plus authentiques de l’Écriture et de la Tradition qui ont cessé d’être familières à beaucoup de chrétiens. Elle s’adresse à des croyants exigeants, mais déroutés, auxquels des détenteurs du savoir religieux ont « barré l’accès du Royaume de Dieu » dans lequel « ils ne sont pas entrés eux-mêmes ». Le but de cette série est de guider, ou de ramener les lecteurs vers les sources et les fondamentaux de la foi et de la tradition « judéo-chrétiennes », dont les trésors leur restent inaccessibles ou dont on les détourne pour des raisons qui ne tiennent pas toutes à la rigueur académique ni à la prudence ecclésiastique.

 

Licencié en histoire de la Pensée juive, de l’Université Hébraïque de Jérusalem, avec études complémentaires en patristique et doctrine chrétienne, Menahem Macina s’est spécialisé dans l’étude des doctrines messianiques et eschatologiques juives et chrétiennes et consacre l’essentiel de son temps et de son énergie à poser, avec d’autres, les bases d’une théologie de l’unité, telle que voulue par Dieu entre les deux parties de « l’Israël de Dieu ».

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Date de dernière mise à jour : 27/08/2014