5. La Shoah comme «compensation» de la crucifixion de Jésus

 Voir la table des chapitres


Si pénible qu’en soit la rétrospective, on ne peut faire l’économie d’un survol de quelques textes qui témoignent de l’état d’esprit chrétien de l’époque qui a précédé et suivi la Shoah.


1. Les juifs vus par les pèlerins catholiques de Jérusalem et leurs chapelains, de la fin du XIXe s. au début du XXe


C’est un angle de vue original qu’ont choisi, pour investiguer l’antijudaïsme et l’antisémitisme chrétiens, les auteurs d’un ouvrage consacré au regard porté sur les juifs par des pèlerins chrétiens en Terre Sainte [1]. Comme expliqué dans les «Préliminaires», le livre passe en revue « un ensemble de récits de pèlerinage en Terre Sainte de catholiques français et belges, et plus précisément […] la relation que ces pèlerins font de leur «visite au Mur des Lamentations, un des lieux sacrés du judaïsme» [2]. Ci-après, quelques extraits significatifs de cette «littérature» particulière.

  • Un certain abbé Garnier, professeur au Petit Séminaire de Langres, écrit, en 1882 :

…ces bonnets à poils, ces longues mèches de cheveux blanc sale frisant ou non, et tombant des deux oreilles sur les épaules, encadrent des faces hideuses qui rappellent les tableaux de l’Ecce Homo où elles hurlent avec fureur le crucifige, crucifige ! [Crucifiez-le] [3].

  • Un ecclésiastique belge, du nom de Ruelens, écrit, en 1873 :

Pauvres gens ! Ils vivent au milieu des ruines prédites par leurs prophètes ; ils palpent, pour ainsi parler, l’accomplissement des prophéties ; ils portent les malédictions qu’ils ont appelées sur eux devant le prétoire de Pilate ; depuis dix- huit siècles, ils voient les œuvres du Messie resplendir dans le monde ; et cependant, ils s’obstinent dans un incroyable entêtement. Leurs yeux sont fermés à la lumière apportée par le Christ, lumière plus éblouissante que le soleil en son midi ; leurs cœurs orgueilleux se raidissent contre toutes les tentatives qu’on fait encore journellement pour les ramener dans la vérité. Triste aveuglement ! Obstination plus triste encore ! Déicide des juifs, voilà ta punition ! Oh ! que le Ciel a fidèlement exaucé le terrible souhait des meurtriers de Jésus : « Que son sang retombe sur nos enfants» [4].

  • Le sionisme est déjà dans le collimateur de certains pèlerins comme l’atteste ce texte d’un Parisien, du nom de Robert Morche, qui a fait le voyage de Jérusalem, en 1925 :

…il y a sûrement, à l’heure actuelle, une invasion juive. Les juifs d’Orient ont trouvé dans les démocraties occidentales un asile sûr et rémunérateur. Intelligents, actifs, ambitieux, ils ont envahi peu à peu les carrières les plus lucratives et ont imposé leur collaboration à l’élite […] mais les juifs intégralement et loyalement français mis à part – combien y en a-t-il ? – que sont les autres ? Des indifférents souvent […] des hostiles parfois, et presque toujours des juifs d’abord ! […] et la patrie adoptive est pour eux le cadet de leurs soucis […] Peut-on admettre cette mentalité égoïste et si étroitement nationaliste au sens juif, alors que notre hospitalité, si large, est faite au détriment des intérêts de nos nationaux dont ils concurrencent et prétendent même diriger les affaires ? […] Je ne suis pas antisémite […] mais la finance juive, l’empiètement juif existe[nt] ; contre lui, contre elle surtout, une digue doit se dresser […] [5].

  • Enfin, les réflexions qui suivent, loin des considérations religieuses et politiques, donnent libre cours à l’antisémitisme grossier de leurs auteurs, aux dépens des femmes et des enfants juifs :

…n’ont-elles pas raison de se lamenter sur leur abjection comme sur les malheurs inouïs de leurs frères, les hideuses vieilles aux hululements de chouettes ? Leurs aïeules étaient ces filles de Sion, superbes et choyées, belles et magnifiquement parées, auxquelles les prophètes d’Israël avaient prédit un abaissement sans mesure. » (Marguerite- Alice de Wegmann, 1912).

[des bambins malsains] sont déjà coiffés du large feutre noir et plat, avec, dès que possible, les deux papillotes graisseuses qui descendent le long d’une tête absolument rasée, pour obéir à un texte du Deutéronome. Cette race ne change pas. Le culte de la lettre l’opprime comme autrefois. (Reynes- Monlaur, 1909).

… les tableaux de nos églises mettent en relief les soldats romains qui exécutent la sentence de Pilate. Seule l’imagination les évoque ici ; ils ont disparu, les juifs sont restés. On rencontre ceux-ci dans les rues, engoncés dans leurs lourds vêtements, offrant parfois le type classique du pharisien soupçonneux au regard fuyant. En Occident, ils sont des épaves que les nations renouvelées n’absorbent point : ici leur mission est de représenter authentiquement des ancêtres déicides. Dans cette ville déchue, ils sont la déchéance même, et cela ne les empêche pas de grouiller et de former un quartier misérable, où le mépris des mahométans les a rejetés. (Chanoine Hoornaert, dans un ouvrage publié avec l’approbation de l’évêque de Bruges, 1914) [6].


2. Quelques considérations chrétiennes sur la Shoah au lendemain de l’horreur et jusqu’au début des années 1980


Dans son célèbre best-seller, édité un an avant la fin de la Seconde Guerre mondiale [7] et qui devait se vendre à des centaines de milliers d’exemplaires au fil des éditions successives tant fut grand son succès de librairie, l’écrivain catholique français Daniel-Rops donnait en pâture à ses lecteurs le plagiat répugnant d’une partie d’un texte anonyme qu’il avait traduit de l’allemand pour les besoins d’un ouvrage collectif paru vers la fin des années trente [8]. En voici quelques extraits qui ne se lisent pas sans malaise aujourd’hui, et dont j’ai mis en italiques les passages les plus choquants:

Par quelle mystérieuse loi de réversion et de similitude, ces outrages et ces persécutions se sont-ils abattus depuis vingt siècles sur la race qui, plus que les soldats féroces, et que Pilate, en avait pris sur soi l’opprobre, et qui allait réclamer, comme un honneur, la responsabilité du sang à répandre[9]. Ce dernier vœu du peuple qu’il avait élu [“Son sang sur nous et sur nos enfants!”], Dieu, dans sa justice, l’a exaucé. Au long des siècles, sur toutes les terres où s’est dispersée la race juive, le sang retombe et, éternellement, le cri de meurtre poussé au prétoire de Pilate couvre un cri de détresse mille fois répété. Le visage d’Israël persécuté emplit l’Histoire, mais il ne peut faire oublier cet autre visage sali de sang et de crachats, et dont la foule juive, elle, n’a pas eu pitié. Il n’appartenait pas à Israël, peut- être, de ne pas tuer son Dieu après l’avoir méconnu : et comme le sang appelle mystérieusement le sang, il n’appartient pas, peut-être, davantage à la charité des Chrétiens de faire que l’horreur du pogrom ne compense, dans l’équilibre secret des volontés divines, l’insoutenable horreur de la Crucifixion… [10]. Les Juifs ont manœuvré avec l’obstination et la cautèle qu’on leur connaît en d’autres circonstances pour que le Romain se chargeât d’exécuter leur sentence… [11].

Et l’écrivain de s’en prendre à certains «Juifs actuels» qui «essaient de rejeter de leurs épaules le poids de cette lourde responsabilité»:

…ces sentiments sont honorables, mais on ne va pas en sens inverse de l’Histoire … Le poids terrible dont la mort de Jésus pèse sur le front d’Israël n’est pas de ceux qu’il appartient à l’homme de rejeter [12].

En son temps, Jules Isaac [13] répliqua vertement à ces considérations ignobles par une «Note de rupture», adressée à Daniel-Rops, le 21 avril 1946 [14], et dont j’extrais ces lignes :

Ce n’est pas au christianisme que j’en ai, loin de là, mais à vous, à un certain pharisaïsme chrétien que vous n’avez pas eu le courage de répudier, dont vous perpétuez, au contraire la meurtrière tradition, oui, meurtrière, car je vous le dis tout net : elle mène à Auschwitz. Vous parlez pesamment des responsabilités juives ; je dis, moi, qu’il serait temps de parler des responsabilités chrétiennes, ou pseudo- chrétiennes [15].

Si j’évoque ces textes issus de mentalités que l’on considère comme révolues, c’est parce que, si leur forme n’a plus droit de cité de nos jours, leur esprit persiste encore. En témoigne le fait que l’une des expressions les plus insupportables de ce qu’on pourrait appeler la «victimisation du bourreau» se lit dans un ouvrage du bibliste et théologien André Paul, dont la publication n’est pas si éloignée dans le temps. Son but, à peine dissimulé, est de présenter la Shoah comme le châtiment du «déicide» :

Mais l’histoire est toujours là; elle ne désarme pas, et même elle riposte. C’est pourquoi le sang lié à la mort en tant que ponctuant l’histoire et non à l’origine, tient-il [sic] de fait une si grande place dans ce qui demeure, envers et contre tout, l’histoire des juifs. Cette histoire est d’une façon récurrente celle d’un sang versé […] Je n’ai pas peur de dire qu’il est dans le destin des juifs de tuer ou d’être tués, c’est-à-dire soit de répandre sur la terre leur propre sang soit d’y faire couler celui des autres. Ceci se vérifie depuis la Conquête de la Terre Promise par Josué jusqu’à nos jours […] Or, j’ai bien montré que, même durant cette période apolitique et désarmée dite d’Exil, la volonté plus ou moins consciente, déclarée avec violence par moments, d’une reconquête des prérogatives politiques d’Israël, ne s’était jamais éteinte […] Et, dans la logique même de la démarche juive dont le propre est de procéder en fonction d’une référence originaire [sic] généralisée, je reprendrai ici l’un des récits mythiques les plus pathétiques des premières pages de la Bible, à savoir l’histoire de Caïn et Abel […] C’est bien là le “programme” de l’homme juif et de la nation juive […] Il entre en effet dans la définition du juif d’être tantôt Caïn, qui fait couler le sang d’autrui, et tantôt Abel, la victime qui verse son propre sang. Mais je soulignerai combien la figure qui guide historiquement et irrésistiblement le juif, celle qui signifie et annonce la riposte nécessaire de l’histoire, c’est bien celle de Caïn[16].

On objectera sans doute que ce sont là des propos émanant d’un théologien privé et qu’à ce titre, ils n’engagent pas l’Église, ce qui est exact. Mais, outre que, à ma connaissance, pas une voix chrétienne ne s’est élevée pour les flétrir, ils témoignent d’un état d’esprit largement répandu, qu’illustrent d’autres textes antérieurs qui, eux, font autorité.

L’écrivain juif Pinchas lapide qui n’a jamais caché sa sympathie pour les chrétiens et avait même ses entrées auprès de prélats romains, rappelait, dans un ouvrage de référence [17], qu’en 1925, Pie XI avait fait ajouter la prière suivante à l’acte de Consécration de l’humanité au Sacré-Cœur de Jésus [18]:

Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré : que sur eux descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.

Citation qu’il fait suivre de la remarque significative suivante:

Cette prière, inspirée par les intentions les plus louables, eut un effet contraire au but visé, car pour l’auditeur qui écoutait à moitié, elle impliquait le peuple juif tout entier, et non une assemblée déchaînée de quelques centaines de personnes qui s’étaient massées devant le palais de Pilate, et qui avaient jadis crié : “Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!” [19].

On trouve la preuve de cette ambiguïté dans plus de cent missels différents, qui traduisirent tous le passage essentiel de façon erronée par: “Ils ont depuis longtemps appelé le sang du Sauveur sur eux [20].

Dans un précédent ouvrage, j’ai réalisé une mini-anthologie de textes antijudaïques, voire antisémites, affligeants, qui remontent aux XIXe et XXe s., et d’où il ressort que toutes les souffrances subies par les juifs au fil des siècles sont la punition méritée de leurs vices et surtout de leur rôle dans la crucifixion et la mort du Christ [21]. On objectera peut-être que l’état d’esprit qui a guidé ces propos est révolu, surtout depuis le Concile Vatican II. Ce n’est hélas pas le cas.

En voici un exemple entre des dizaines d’autres. Une séquence de l’inoubliable documentaire de Claude Lanzmann, Shoah, illustre, de manière frappante et indiscutable, à quel point la perception antijuive chrétienne de certains passages de l’Évangile a influé, et influe sans doute encore aujourd’hui, sur l’opinion religieuse négative qu’ont des juifs nombre de chrétiens. C’est le cas du récit de la Passion. La scène, a été tournée par Lanzmann en 1973, dans la ville de Chelmno, en Pologne, à la sortie de la messe dominicale. Le cinéaste fait face à un groupe de plusieurs dizaines de paroissiens qui se sont groupés sur la petite place située devant l’église. Il s’adresse à sa traductrice :

– Demande-leur pourquoi, à leur avis, toute cette histoire [l’extermination] est arrivée aux Juifs.

On entend, une voix dans la foule, au milieu d’un brouhaha indistinct :

– Parce qu’ils étaient les plus riches.

Un homme se détache alors du groupe et se place au premier plan, tout près de l’objectif de la caméra. La traductrice annonce à Lanzmann que l’homme va raconter ce qui s’est passé à… (nom de lieu indistinct) près de Cracovie. Commence alors un monologue, surréaliste mais hautement significatif, qui constitue, en fait, une navrante justification religieuse populaire du sort des Juifs. Je transcris les propos du narrateur verbatim:

– Alors les juifs de … (inaudible) étaient groupés sur une place et un rabbin voulait leur parler. Il a demandé à un SS et l’autre a dit oui. Alors, le rabbin a dit que, il y a très longtemps, il y a de ça à peu près deux mille ans, les Juifs ont condamné à mort le Christ, qui était tout à fait innocent. Alors, quand ils ont fait ça, quand ils l’ont condamné à mort, ils ont crié : Que son sang retombe sur nos têtes et sur celles de nos fils. Alors, le rabbin leur a dit : Peut-être que ce moment est arrivé, que ce sang doit retomber sur nos têtes. Alors, ne faisons rien, allons-y, faisons ce qu’on nous demande. On y va.

Question de Lanzmann à la traductrice :

– Donc il pense que les Juifs ont expié pour la mort du Christ : c’est ça ?

La traductrice, rapporte la réponse de l’intéressé :

– Il ne le croit pas, et même il ne pense pas que le Christ veuille se venger. Non, lui il n’est pas de cet avis ; [il précise que] c’est le rabbin qui l’a dit

Lanzmann interrompt, avec ironie :

– Ah, c’est le rabbin qui l’a dit

La traductrice achève sa relation des propos de l’homme :

– …C’était la volonté de Dieu.

Une paroissienne intervient soudain avec énergie et débite nerveusement, presque avec ferveur:

– Alors, Ponce-Pilate s’est lavé les mains ; il a dit: Cet homme est innocent, je ne veux plus avoir affaire avec cette histoire-là. Mais les juifs ont crié : Que son sang retombe sur nos têtes.

Cette scène, prise sur le vif, en dit infiniment plus qu’une étude approfondie de sociologie religieuse. On saisit ici, comme en flagrant délit, le fonctionnement du système d’autodéfense religieuse – plus invétéré qu’on ne le croit généralement – de chrétiens soucieux de justifier Dieu, l’Église et eux-mêmes de l’abomination de la Shoah. Le recours à une prétendue culpabilité mythique des victimes permet de leur attribuer, avec bonne conscience, la responsabilité du crime de leurs assassins et d’exonérer de leur inaction et de leur silence les témoins qui regardaient ailleurs [22].

----


1.
Guy Jucquois et Pierre Sauvage, L’invention de l’antisémitisme racial. L’implication des catholiques français et belges (1850-2000), Academia - Bruylant, Louvain-La-Neuve, 2001.

2. Id., Ibid., p. 7.

3. Id., Ibid., p. 270.

4. Id. Ibid., p. 272.

5. Id. Ibid., p. 325.

6. Id., Ibid., p. 332, 333, 334.

7. Histoire Sainte. Jésus en son temps, Arthème Fayard, Paris 1944.

8. Paul Claudel et alii (éd.), Les Juifs, Plon, Paris, 1937, pp. 18-25; j’ai mis en ligne la totalité du chapitre intitulé «Le sang retombe», traduit de l’allemand par Daniel-Rops, voir «"Le sang retombe": variations chrétiennes sur un thème antisémite meurtrier».

9. Id., Ibid., 17e édition, p. 523.

10. Ibid., p. 526-527 ; les italiques démarquent le texte plagié.

11. Ibid., p. 529.

12. Ibid., note 1.

13. Historien de métier et inspecteur général de l’enseignement de l’histoire au ministère de l’Éducation nationale, Jules Marx Isaac, juif français (1877-1963), horrifié par la persécution antijuive nazie (sa femme, sa fille et son gendre périrent dans les camps d’extermination), consacra le reste de son existence à étudier et à dénoncer les racines chrétiennes de l’antisémitisme et à prôner un redressement radical de l’enseignement de l’Église concernant le peuple juif. Très mal perçu au début et contesté dans ses analyses, réputées incompétentes, du Nouveau Testament – dont il affirmait que l’enseignement antijudaïque était à la racine de l’antisémitisme chrétien –, il parvint à se faire entendre de certains chrétiens et même du pape Jean XXIII, qui accorda une attention bienveillante à son vibrant plaidoyer en faveur d’une prise de position positive explicite de l’Église envers le peuple juif et d’une rectification de son enseignement antijudaïque traditionnel. Il fut à l’origine du discrédit croissant de conceptions erronées, telle l’accusation de «déicide», et de l’abolition de la formule Pro perfidis Iudaeis, dans l’office de la semaine sainte. Il est possible que son action – même si elle ne fut pas la seule en ce sens – joua un rôle dans la décision que prit l’autorité suprême de l’Église de traiter des juifs au concile Vatican II. Principaux ouvrages : Jésus et Israël, Paris, 1948; Genèse de l’antisémitisme, Paris, 1956; L’enseignement du mépris, Paris, 1962 ; etc.

14. Cette "Note" est reproduite, sous le titre «Comment on écrit l’Histoire (Sainte)», dans la revue Europe, 24e année, n° 7, Paris, 1er juillet 1946, pp.12-25.

15. Sur la conclusion de cette controverse, voir les réflexions rédigées, quinze années plus tard, par Jules Isaac, dans son ouvrage : L’enseignement du mépris, Fasquelle, Paris, 1962, pp. 137-152

16. A. Paul, Leçons paradoxales sur les juifs et les chrétiens, Paris 1992, pp. 196-197, les italiques sont miens

17. P. E. Lapide, Rome et les Juifs, Seuil, 1967, p. 388.

18. Promulgué par le pape Léon XIII en complément de l’encyclique «Annum Sacrum» du 25 mai 1899.

19. Mt 27, 25

20. Lapide précise que, «pour éviter que cette prière ne causât de la souffrance, au lieu d’apporter le réconfort, de l’amertume plutôt que de la fraternité, le pape [Jean XXIII] la fit supprimer complètement en septembre 1959.

21. Les frères retrouvés. De l’hostilité chrétienne à l’égard des juifs à la reconnaissance de la vocation d’Israël, éditions L’Oeuvre, Paris, 2011,  p. 68 s.; réédité en BookWeb, sous le titre Si les chrétiens s'enorgueillissent: À propos de la mise en garde de l’apôtre Paul (Rm 11, 20), Chapitre «De l’antijudaïsme chrétien traditionnel au silence face à l’antisémitisme d’État».

22. Ibid. p. 90-92.

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 14/05/2014