Post-scriptum de Menahem Macina

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Alors que je pensais clore ce livre sur le bouquet scripturaire qui clôt le chapitre précédent, un proche compagnon de route et précieux collaborateur de la rédaction de ce « Témoignage » m’a suggéré de ne pas le faire sans mentionner la venue finale du Christ, annoncée en ces termes dans le Livre des Actes des Apôtres :

Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu’il s’en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leurs côtés ; ils leur dirent: « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus, viendra comme cela, de la même manière dont vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. (Ac 1, 10-11).

Cet ami m’a également fait remarquer que cette affirmation angélique est d’autant plus frappante qu’elle suit de près, dans ce récit, la question des Apôtres à Jésus et la réponse de ce dernier, déjà citées plus haut :

Étant donc réunis, ils l’interrogeaient ainsi: « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas restituer la royauté à Israël ? » Il leur répondit: « Il ne vous appartient pas de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa seule autorité. » (Ac 1, 6-7).

Et d’évoquer à ce propos, dans un éclair d’intuition que je crois venu d’En-Haut, le précieux témoignage d’Irénée de Lyon :

« [...] tout est connu d’avance par le Père et accompli par le Fils comme il convient, au temps opportun. » (Adv. Haer., III, 16, 7. SC 211 p. 315).

Je songe en écrivant ces lignes à l’exclamation de Jésus :

Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. (Mt 11, 25-26 = Lc 10, 21).

En effet, mon ami n’a étudié ni les sciences bibliques, ni la théologie, mais il a beaucoup lu, avec foi et ferveur, des ouvrages de spiritualité qui citent abondamment les Écritures et les écrits des Pères. C’est pourquoi il a su discerner que le florilège biblique cité à l’appui de l’intuition fondamentale de toute ma démarche théologique – qui vise à mettre en lumière la fidélité de Dieu à ses promesses émises par le ministère des prophètes – ne devait pas occulter leur dimension plénière, telle que l’exprime magnifiquement l’apôtre Paul :

Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu’Il avait formé par avance en lui [le Christ], pour le réaliser lors de la plénitude des temps : tout récapituler dans le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. (Ep 1, 9-10).

 
Amen !


Menahem Macina

Septembre 2013

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Date de dernière mise à jour : 30/05/2014