En rejetant Jésus, les Juifs ont accompli le dessein de Dieu

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Pour sonder ce mystère il nous faut examiner à nouveau le passage capital du discours de Pierre, déjà évoqué et partiellement analysé plus haut :

Frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs. Dieu, lui, a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait. Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du repos. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné : Jésus, celui que le Ciel doit garder jusqu’aux temps de la restitution [1] de tout ce que Dieu a dit par la bouche de ses saints prophètes de toujours. (Ac 3, 17-21).

Ce texte nous livre plusieurs enseignements que peu de Chrétiens connaissent, ou dont ils tirent rarement les conséquences, comme le prophétisent ces passages scripturaires :

S’ils étaient sages, certes, ils sauraient discerner ce qui leur adviendra et les signes de ce temps-ci. (Dt 32, 29).

Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel ; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas ? (Lc 12, 56).

• Premier enseignement : les Juifs ont rejeté Jésus en toute bonne foi. Pierre exonère même les chefs du Peuple de toute culpabilité ou responsabilité conscientes (« Je sais que c’est par ignorance que vous avez agi… »).

• Deuxième enseignement : la mort du Christ était incluse dans le dessein salvifique de Dieu, puisqu’elle faisait l’objet de prophéties explicites, comme en témoigne encore l’apôtre Pierre :

En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu’on lit chaque Sabbat. Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l’ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. (Ac 13, 27.28).

Ce qui devrait rendre les Chrétiens attentifs à certains passages prophétiques des Écritures, qui n’ont pas encore été accomplis et pourraient les concerner, à leur tour :

À moi la vengeance et la rétribution pour le temps où leur pied trébuchera [cf. Rm 11, 11]. Car il est proche, le jour de leur ruine ; leur destin se précipite ! (Dt 32, 35).

• Troisième enseignement : il faut faire pénitence et se convertir pour tirer tout le bénéfice voulu par Dieu de l’événement inouï de la mort et de la résurrection du Christ. À ce propos, on remarquera que dans son grand discours relaté par Luc, au chapitre 3 des Actes, Pierre n’a pas enjoint aux Juifs de demander pardon à Dieu pour la condamnation à mort de Jésus. L’appel au repentir et à la conversion, prêché dans ce passage, est le même que celui qui parcourt tout le Nouveau Testament, depuis la prédication de Jean le Baptiste en passant par celle de Jésus, suivie de celle des apôtres. D’ailleurs, le pardon annoncé ne concerne pas un péché précis – qui serait, en l’occurrence, comme le croient beaucoup de Chrétiens, la crucifixion du Christ – mais « vos péchés », au pluriel.

Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés, et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous est destiné, Jésus […] (Ac 3, 19-20).

• Quatrième enseignement : Dieu a prévu un « temps du repos », (en grec, anapsuxis, littéralement : « reprise de souffle »). Ce terme, peu fréquent dans l’Écriture (une fois à la forme nominale, et 5 fois à la forme verbale), signifie « reprendre haleine », « se reposer ». La Septante l’utilise à deux reprises pour traduire le verbe hébreu nafash, qui connote le repos du Sabbat. Quant à Aquila – auteur juif d’une traduction grecque très littérale de la Bible hébraïque -, il utilise le verbe anapsuchein, dans le passage suivant :

En six jours L’Éternel a fait les cieux et la terre, mais le septième jour il a chômé (hébreu : shavat) et repris haleine (hébreu : wayinnafash). (Ex 31, 17).

Et il n’est peut-être pas fortuit que les chapitres 3 et 4 de l’Épître aux Hébreux comparent au repos sabbatique de Dieu, après sa création, celui du septième jour, dans lequel le croyant est appelé à entrer, et qui constitue l’antitype [2] de l’époque messianique:

Nous entrons en effet, nous les croyants, dans un repos, selon qu’il a dit : Aussi ai-je juré dans ma colère : Non, ils n’entreront pas dans mon repos. Les oeuvres de Dieu certes étaient achevées dès la fondation du monde, puisqu’il a dit quelque part au sujet du septième jour : Et Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres […] C’est donc qu’un repos, celui du septième jour, est réservé au Peuple de Dieu. (He 4, 3-9).

• Cinquième enseignement : le Christ qui doit venir, celui-là même que les Juifs n’ont pas accepté, leur est destiné. Le verbe grec procheirizomai, au passif, connote le fait d’être élu, appointé, destiné à une tâche ou à une mission. À en croire ce texte, donc, le Christ est destiné aux Juifs, comme il est écrit :

Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. (Mt 15, 24).

Aux Chrétiens fidèles aussi, bien sûr, mais aux Juifs, en premier lieu. Cette préséance, dans le châtiment comme dans la gloire, Paul nous la rappelle, en ces termes :

Car je ne rougis pas de l’Évangile : il est une force de Dieu pour le Salut de tout homme qui croit, du Juif d’abord, puis du Grec […] Tribulation et angoisse à toute âme humaine qui s’adonne au mal, pour le Juif d’abord, puis pour le Grec ; gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d’abord, puis au Grec. (Rm 1, 16 ; Rm 2, 9-10).

• Sixième et dernier enseignement du discours de Pierre : le Christ n’apparaîtra pas, sa Parousie n’aura pas lieu tant que ne sera pas réalisée l’annonce qui figure dans verset suivant :

[ce Christ] que le Ciel doit garder jusqu’aux temps de la réalisation intégrale [ou restitution: apokatastasis] de tout ce que Dieu a dit par la bouche de ses saints prophètes de toujours. (Ac 3, 21).

On peut contester cette traduction. Pourtant, celles qui figurent dans les bibles en langues modernes sont encore moins satisfaisantes. Ignorant que le substantif, apokatastasis, et le verbe correspondant, apokathistanai, ont, dans ce contexte, un autre sens que celui de « rétablissement » et de « rétablir », les traducteurs ont cru voir, à l’arrière-plan de ce discours de Pierre – un Juif sans instruction, et qui ignorait certainement le grec – une allusion à la savante théorie cosmologique stoïcienne de l’apocatastase, relative à l’avènement de la « Grande Année [3] », censée ponctuer le retour des astres à leur position initiale, après une révolution complète. Selon cette théorie, survenait alors un embrasement (ekpurôsis) des éléments du cosmos, immédiatement suivi d’une reconstitution de toutes choses (apokatastasis pantôn) et d’une reprise du cycle, et ainsi de suite jusqu’à la prochaine révolution du cycle astral.

À l’évidence, ce n’est pas cette apocatastase-là qui constituait l’arrière-plan intellectuel et spirituel du passage du discours de Pierre examiné ici. Reste à tenter de discerner le sens et les modalités de cette « apocatastase [4] » [réalisation, manifestation, acquittement, etc.] de tout ce que Dieu a dit par la bouche de ses saints prophètes… ». À en croire ce texte, elle constitue le préalable à la Parousie du Christ, c’est-à-dire à l’instauration des temps messianiques sur la terre.

On s’efforcera donc d’entrer dans ce mystère, non par goût malsain pour la spéculation, mais afin d’éveiller, chez ceux qui cherchent Dieu, l’attention aux signes des temps, de telle sorte « que ce Jour ne nous surprenne pas, comme un voleur » (Cf. Mt 16, 3 ; 1 Th 5, 4).

Si l’on comprend bien le sens du texte d’Ac 3, 21, il annonce qu’un temps viendra où s’accomplira tout ce qu’ont prédit les prophètes. C’est sans doute à cette époque que font allusion ces deux textes de l’Évangile :

N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. (Mt 5, 17).

J’ai encore beaucoup à vous dire, mais vous ne pouvez pas le porter à présent. Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière, car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu’il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir. (Jn 16, 12-13).

Il est étonnant de constater quelle opposition suscite cette perspective, pourtant dûment scripturaire, chez beaucoup de fidèles chrétiens, et plus encore chez les théologiens et les biblistes (voir l’article 7 (« D’où il viendra juger les vivants et les morts »), I, 676, du Catéchisme de l’Église catholique). C’est généralement au nom d’une conception étroite de la christologie que la perspective d’une réalisation finale de toutes les prophéties est considérée comme suspecte en Chrétienté, quand elle n’est pas carrément taxée d’hétérodoxie. Comme signalé plus haut, pour les détracteurs d’un accomplissement eschatologique de toutes les Écritures jusqu’au plus petit point sur l’i, ainsi que le garantissait Jésus lui-même (cf. Mt 5, 18), tout se passe comme si les prophéties, dans leur totalité, ne concernaient que le Christ et n’avaient d’autre rôle que d’annoncer sa venue, sa prédication, sa mort ignominieuse et sa résurrection.

Or, nous allons le voir, quoi qu’en disent certains théologiens et exégètes, Jésus ne saurait être l’accomplissement de prophéties qu’il présente lui-même comme devant s’accomplir dans l’avenir. Les illustrations néotestamentaires de cette affirmation sont trop nombreuses pour qu’il soit possible de les évoquer toutes ici. En voici quelques-unes.

Pour prédire les tribulations de la fin des temps, l’Évangile selon Matthieu évoque les prophéties eschatologiques contenues dans le livre de Daniel (cf. Dn 9, 27 ; 11, 31 ; 12, 11) :

Lors donc que vous verrez l’idole du dévastateur, dont a parlé le prophète Daniel, installée dans le saint lieu (que le lecteur comprenne !) … (Mt 24, 15).

Quant aux signes cosmiques du temps de la fin qu’annonce le même Évangile :

Aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées [...] (Mt 24, 29 = Mc 13, 24)

il les emprunte au Livre d’Isaïe :

Car au ciel, les étoiles et Orion ne diffuseront plus leur lumière. Le soleil s’est obscurci dès son lever, la lune ne fait plus rayonner sa lumière. (Is 13, 10).

Quant à l’affirmation de Jésus, rapportée par Luc :

…ce seront des jours de vengeance, où devra s’accomplir tout ce qui a été écrit (Lc 21, 22),

elle fait explicitement écho à cet oracle d’Osée :

Ils sont venus, les jours de vengeance, ils sont venus, les jours de la rétribution (Os 9, 7),

et elle témoigne que le capital des nombreuses prophéties non encore accomplies ne s’épuise pas en Jésus.

Bref, stricto sensu, les prophéties proprement christologiques sont celles dont le Nouveau Testament voit l’accomplissement en Jésus seul. En témoignent ces passages de Luc et de Jean :

Car, je vous le dis, il faut que s’accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats (Is 53, 12). Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. (Lc 22, 37)

Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concerne. (Lc 24, 27).

Puis il leur dit : Telles sont bien les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. (Lc 22, 44).

Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car il a écrit de moi. (Jn 5, 46).

Il y a donc des passages scripturaires qui ont trait au seul Christ Jésus, et d’autres (l’écrasante majorité) qui, à l’évidence, ne le concernent pas exclusivement, voire pas du tout. Aussi, toute tentative d’en créditer le Christ par voie d’exégèse, si pieuses et bien intentionnées qu’en soient les motivations, risque de n’aboutir, en définitive, qu’à fermer aux Chrétiens toute possibilité de discerner l’avènement des « temps de la réalisation intégrale (apokatastasis [5]) de tout ce que Dieu a dit par la bouche de ses saints prophètes de toujours » (Ac 3, 21).

D’ailleurs, à en croire les Évangiles, Jésus lui-même s’est inscrit en faux contre ce christocentrisme scripturaire réducteur ; et entre autres, dans ce passage, hélas presque unanimement considéré comme visant les seules pratiques rituelles de la Loi mosaïque, alors qu’il inclut toute l’Écriture – Loi et Prophètes :

N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passera de la Loi, que tout n’advienne. (Mt 5, 18 = Lc 16,17).

Cette christologie pléthorique trouve un renfort naturel dans une théologie très ecclésiocentrée qui considère, explicitement ou implicitement, que l’Église a pris la place du Peuple juif (théorie de la “substitution [6]”). Sous-jacente aux écrits de certains théologiens de cette mouvance, se dessine souvent l’image d’une espèce de couple Christ-Église, certes dogmatiquement recevable en christianisme – d’autant que Paul lui a donné ses lettres de noblesse (cf. Ep 5, 28-32) -, mais qui a le double inconvénient d’exclure Israël de cette Église et de faire la part trop belle à une Chrétienté idéalisée - alors qu’elle est aussi pécheresse que le fut le Peuple juif - et oublieuse du « ne t’enorgueillis pas ! » de Paul (cf. Rm 11, 20).

À grand renfort de textes scripturaires et patristiques – dont certains sont irrécusables -, ces théologiens s’efforcent d’accréditer la triade : Dieu-Christ-Église, autour de laquelle gravitent, tels des astres errants qu’il convient de faire rentrer dans l’espace-temps de l’Église, outre le judaïsme, élu déchu, les autres religions (qui, estime-t-on, n’en sont pas, puisque, en rigueur de termes, elles ne sont pas “vraies”), ainsi que les myriades d’hommes et de femmes qui sont encore dans les ténèbres de l’incroyance. C’est cette conception – Dieu merci, sérieusement remise en cause, voire ébranlée, de nos jours, par les différentes mouvances de l’oecuménisme et du dialogue interreligieux – qui a donné naissance à la formulation, reprise de saint Cyprien (IIIe s.) [7] : « Hors de l’Église, pas de Salut ». Rappelons qu’en écrivant ces mots, l’évêque de Carthage n’avait pas en vue la conception qu’ont forgée, au fil des siècles, certains hommes d’Église. L’intention de la formule était de discréditer le baptême des hérétiques. L’expression « hors de l’Église… » visait les dissidents de la Grande Église de l’époque de Cyprien et nullement les non-Chrétiens – incroyants, Juifs, ou adeptes de toutes les religions qui sont sous le ciel.

Il est vrai qu’en bonne théologie classique, tout ce qui fait partie de l’enseignement de l’Église – et a fortiori s’il en a été fait mention dans un Concile – exige l’adhésion intérieure du Chrétien. Concédons-le ici, non sans faire le parallèle entre la situation extra-ecclésiale apparente du Peuple juif et l’impossibilité, pour le riche, d’entrer dans le Royaume des Cieux. Rappelons la solution du dilemme, que rapporte l’Évangile :

Entendant cela, les disciples restèrent tout interdits : Qui donc peut être sauvé ? – disaient-ils. Fixant son regard, Jésus leur dit : Aux hommes c’est impossible, mais à Dieu tout est possible. (Mt 19, 24, 26).

C’est sur la base de cette affirmation capitale du Christ, qu’il faut poursuivre la difficile réflexion, entreprise dans ce chapitre, sur les implications du discours de Pierre concernant le rétablissement du Peuple juif et les signes qui en annonceront la réalisation. En effet, il convient de se poser sincèrement la question suivante : polarisée comme elle l’a été durant de longs siècles, par la nécessité de se définir elle-même, de sonder son propre mystère d’abord, de s’acclimater dans le monde d’ici-bas ensuite, l’Église n’aurait-elle pas perdu de vue que l’avènement triomphal du Royaume de Dieu, qu’inaugurera la Parousie du Christ, est entièrement conditionné par le rétablissement du Peuple juif ? En déployant un zèle, souvent amer, dans le but de christianiser, de gré ou de force, un Peuple juif dont rien ne prouve que telle soit la volonté de Dieu sur lui, l’Église n’aurait-elle pas douté de la Toute-Puissance de Dieu et de la sagesse de Son dessein de Salut – par et dans le Christ, certes, mais pas sans les Juifs, comme Jésus l’affirme aux Samaritains :

Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le Salut vient des Juifs. (Jn 4, 22).

Il a fallu près de dix-huit siècles pour qu’un Concile en vienne à reconnaître « le grand patrimoine spirituel, commun aux Chrétiens et aux Juifs », et à « recommander et à encourager entre eux la connaissance et l’estime mutuelles » (cf. Déclaration conciliaire Nostra Aetate [8], § 4). Mais est-ce suffisant ? Il faut surtout que les Chrétiens opèrent une véritable conversion du cœur et du comportement à l’égard du Peuple juif, auquel nombre d’entre eux ont, volontairement ou non, causé tant de souffrances au fil des siècles et jusque dans un passé relativement récent.

Quelle que soit leur bonne foi éventuelle, ceux qui, par des arguments scripturaires ou ecclésiologiques à caractère apologétique, persistent à prôner une mission "agressive" à l’égard du Peuple juif, se trompent. Ils s’exposent à tomber sous le coup de ces paroles terribles de Jésus :

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui parcourez mers et continents pour gagner un prosélyte, et quand vous l’avez gagné, vous le rendez digne de la géhenne deux fois plus que vous ! (Mt 23, 15).

Qu’ils méditent plutôt les paroles prophétiques de saint Paul, qui concluait ainsi sa contemplation du dessein impénétrable de Dieu concernant le Peuple juif, contemplation dont se nourrira la nôtre dans les pages qui suivent :

Ô abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu. Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles ! (Rm 11, 33).



[1] Le terme grec est « apokatastasis » ; à son sujet, voir M. Macina « Qu’est-ce que l’apocatastase ? ».

[2] Voir l’article de Wikipédia, « Typologie, typologique, type, antitype ».

[3] « La Grande Année est une conception propre à certaines cultures traditionnelles, aussi bien occidentales que non-occidentales, qui comprennent le temps comme une structure cyclique. Avec le développement des connaissances astronomiques, elle a évolué du mythe de l’éternel retour aux calculs de la précession des équinoxes, ces différents modèles coexistant de nos jours dans une certaine confusion. » (D’après Wikipédia, article « Grande Année »).

[4] Voir M. Macina, « Qu’est-ce que l’apocatastase ? ».

[5] Voir Id., art. cit.

[6] Voir l’article « Théologie de la substitution », dans Wikipédia.

[7] Voir l'article de Wikipedia: Cyprien de Carthage.

[8] Le texte officiel de cette importante Déclaration conciliaire figure sur le site Internet du Vatican.

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Date de dernière mise à jour : 29/05/2014