Que devons-nous faire ?

 

 Des publicains aussi vinrent se faire baptiser et dirent [à Jean le Baptiste] : « Maître, que nous faut-il faire ? » (Lc 3, 12).

D’entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » (Ac 2, 37).

Ceux qui transgressent l’Alliance, il les pervertira par ses paroles douces, mais les gens qui connaissent leur Dieu s’affermiront et agiront. (Dn 11, 32).

 

L’histoire des sociétés et celle de l’Église ont largement documenté les désordres causés, au fil des siècles, par les annonces, données pour prophétiques, de l’imminence de la fin des temps ou de celle du monde, véhiculées par des prédicateurs plus ou moins fanatiques, persuadés d’être chargés par Dieu de prévenir l’humanité et de l’appeler à la pénitence. Ces faits – qui ont souvent eu des conséquences religieuses et sociales graves –, prouvent, si besoin est, que la ferveur, la bonne foi et la sincérité ne prémunissent pas de l’erreur celles et ceux qui se croient investis de cette mission, ni les auditeurs qui y accordent foi.

Toutefois, ainsi que le dit avec pertinence le dicton populaire, il faut prendre garde de "ne pas jeter l’enfant avec l’eau du bain". Comme je l’ai précisé plus haut, Paul, qui a été confronté à une agitation eschatologique prématurée et y a résisté comme il le fallait, n’en a pas pour autant tiré la conséquence que les événements annoncés, à tort, comme imminents, n’auraient jamais lieu [1]. Au contraire, il en a confirmé la réalisation, en en détaillant même les circonstances [2]. Et s’il n’a pas précisé ce qu’il y aurait lieu de faire lorsque des chrétiens prendraient conscience de la réalité et du caractère inéluctable de ces événements eschatologiques, c’est peut-être parce que ce n’était pas nécessaire à l’époque, les croyants n’ayant aucun doute à ce sujet. Mais il n’en a pas moins donné des consignes générales qu’il ne faudrait pas négliger. À tous d’abord : « tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre. » [3] ; puis à Timothée en particulier : « garde le dépôt » [4].

Il faut aussi prendre en compte d’autres passages du Nouveau Testament, qui, malgré leur brièveté, donnent aux croyants qui se préparent dès maintenant aux événements eschatologiques – même s’ils n’en connaissent ni le jour, ni l’heure [5] – les consignes indispensables. Y sont mentionnées quatre vertus qui seront indispensables alors pour ne pas apostasier ni suivre l’Antichrist : la fermeté, la vigilance, la patience, la constance :

Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, soyez forts. (1 Co 16, 13).

C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes. (Ep 6, 13)

Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le Diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que c’est le même genre de souffrance que la communauté des frères, répandue dans le monde, supporte. Quand vous aurez un peu souffert, le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle, dans le Christ, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. (1 P 5, 8-10). Soyez donc patients, frères, jusqu’à l’Avènement du Seigneur. Voyez le laboureur: il attend patiemment le précieux fruit de la terre jusqu’aux pluies de la première et de l’arrière-saison. Soyez patients, vous aussi; affermissez vos cœurs, car l’Avènement du Seigneur est proche. (Jc 5, 7-8).

Prenez, frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voyez: nous proclamons bienheureux ceux qui ont de la constance. Vous avez entendu parler de la constance de Job et vous avez vu le dessein du Seigneur; car le Seigneur est miséricordieux et compatissant. (Jc 5, 10-11).

Puisque tu as gardé ma consigne de constance, à mon tour je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. (Ap 3, 10).

[…] point de repos, ni le jour ni la nuit, pour ceux qui adorent la Bête et son image, pour qui reçoit la marque de son nom. Voilà qui fonde la constance des saints, ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. (Ap 14, 11-12).

Le Christ lui-même avait dûment averti ses disciples de ne pas s’endormir, mais de prier, précisément pour ne pas se laisser surprendre par la soudaineté de la venue du Jour du Seigneur et l’impossibilité d’y échapper :

Soyez sur vos gardes, de peur que vos cœurs ne s’appesantissent dans la débauche, l’ivrognerie, les soucis de la vie, et que ce Jour-là ne tombe soudain sur vous comme un filet ; car il s’abattra sur tous ceux qui habitent la surface de toute la terre. Soyez donc vigilants et priez en tout temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir devant le Fils de l’homme. (Lc 21, 34-36).

On notera également la réitération, dans les passages suivants du Nouveau Testament, de la métaphore prégnante du « voleur », qui avertit du caractère soudain et imprévisible de l’avènement du Jour du Seigneur :

Veillez donc, parce que vous ne savez pas quel jour va venir votre Maître. Comprenez-le bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur devait venir, il aurait veillé et n’aurait pas permis qu’on perçât le mur de sa demeure. Ainsi donc, vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme va venir. (Mt 24, 42-44 = Lc 12, 39-40).

Vous savez vous-mêmes parfaitement que le Jour du Seigneur arrive comme un voleur en pleine nuit. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, de telle sorte que ce Jour vous surprenne comme un voleur: tous vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit, des ténèbres. Alors ne nous endormons pas, comme font les autres, mais restons éveillés et sobres. Ceux qui dorment dorment la nuit, ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. Nous, au contraire, nous qui sommes du jour, soyons sobres; revêtons la cuirasse de la foi et de la charité, avec le casque de l’espérance du salut. (1 Th 5, 4-8).

Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières, attendant et aspirant à l’avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. (2 P 3, 10-12).

Allons ! Rappelle-toi comment tu accueillis la parole ; garde-la et repens-toi. Car si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai. (Ap 3, 3).

Voici que je viens comme un voleur: heureux celui qui veille et garde ses vêtements pour ne pas aller nu et laisser voir sa honte. (Ap 16, 15).

Ces citations constituent une précieuse anthologie néotestamentaire de textes relatifs aux événements ultimes qui précéderont le retour du Christ, et des vertus dont les croyants doivent faire preuve en tout temps pour ne pas se laisser entraîner à l’apostasie ni se rallier à l’Antichrist, lorsqu’adviendra la courte mais terrible période de son règne maléfique.

Quiconque aura décidé de se préparer, dès maintenant, au Jour du Seigneur, fera bien de considérer ces textes comme «une lampe pour ses pas», et une « lumière pour éclairer ses sentiers » [6], car, nous a prévenus l’Apôtre :

un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l’oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et ils se détourneront de l’écoute de la vérité pour se tourner vers les fables [7].

On m’a souvent dit, avec une agressivité suspecte, (je résume) : « lLÉglise ne vous a pas attendu pour exhorter ses fidèles à la vigilance et à l’attente de la seconde Venue du Christ. Vous n’êtes pas le seul à vous exprimer sur le sujet. D’autres, au moins aussi fervents si ce n’est plus compétents que vous, en traitent et en témoignent, oralement ou par écrit ; sans parler des membres de congrégations religieuses et de mouvements reconnus par l’autorité ecclésiastique, qui prient et s’exercent à la vertu sans faire autant de bruit autour de leur action. »

J’ai coutume d’acquiescer pacifiquement à des propos de cette nature, non sans faire, au passage, une allusion discrète (mais malheureusement presque toujours prise en mauvaise part) à la sage parole de l’Apôtre :

chacun reçoit de Dieu son don particulier, celui-ci d’une manière, celui-là de l’autre [8].

Ce que je veux dire est ceci. Comme je l’ai évoqué plus haut, en d’autres termes [9], au cours de sa longue histoire, l’organisme de l’Église du Christ, répandu sur toute la terre, dans toutes les civilisations et leurs cultures, n’a jamais manqué de fidèles dociles à la motion en eux de l’Esprit Saint. Ces serviteurs et servantes de Dieu ont été à l’origine de changements bénéfiques, non sans avoir été en butte, pour la plupart, à maintes contradictions de la part de leurs coreligionnaires, voire de l’autorité religieuse elle-même. Il est notoire que les réformateurs irritent ; ils dérangent la routine religieuse des médiocres, et il n’est pas rare que leur conduite édifiante soit perçue comme affectée, si ce n’est ostentatoire, par ceux qui se sont arrogé le rôle de défenseurs de la foi et de la Tradition, voire, parfois, hélas, par les détenteurs légitimes de l’autorité doctrinale [10].

Qu’on se rassure : il ne s’agit pas là d’un autoportrait, et je ne me prends pas pour l’un de ces « réformateurs » héroïques. Néanmoins, je ne me sens pas autorisé pour autant à enfouir et à garder stérile le talent spirituel que m’a confié mon Maître et dont Il me demandera compte lors de Son retour [11]. Aussi, pour ne pas subir le sort de l’intendant frileux, qui avait enfoui son talent sans le faire fructifier, j’ai déposé le mien dans ce livre, en espérant qu’il produira les fruits qu’en attend le Seigneur.

Je m’adresse directement aux lecteurs qui se sentent en affinité avec le contenu de ces pages et éprouvent un peu de la poignante solitude intérieure d’Élie, persuadé d’être resté seul fidèle à Dieu après l’apostasie de son peuple [12], et ignorant que Dieu s’était « réservé sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal » [13]. Je les invite à entrer, par la méditation et la prière, en communion avec les nombreux croyants anonymes qui se croient seuls, eux aussi, au milieu d’un monde de plus en plus éloigné de Dieu et d’une chrétienté endormie ; ils comprendront alors que le Seigneur les appelle, comme il est écrit :

Tous ceux qui invoqueront le nom de L’Éternel échapperont, car sur le mont Sion et à Jérusalem il y aura des rescapés, comme l’a dit L’Éternel, et des survivants que L’Éternel appelle [14].

Car c’est pour eux qu’est la promesse, ainsi que pour leurs enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera [15].

Le livre de Daniel prophétise, de manière obscure pour nous, qu’« au temps de la fin » [16], le Seigneur suscitera des « maskilim » [17], dont il dit :

Ceux qui instruisent le peuple [18] en amèneront beaucoup à comprendre ; ils trébucheront par l’épée et la flamme, et la captivité et la spoliation – durant [bien] des jours [19].

Nous ignorons tout de ces « maskilim ». L’Écriture ne les désigne ni comme des prophètes, ni comme des êtres d’une sainteté exceptionnelle. Tout ce que nous savons est que leur ministère se déroulera dans un contexte d’apostasie générale, et dans le chaos moral et intellectuel créé par les menées et les prodiges diaboliques d’un être mystérieux qui n’est même pas nommé [20]. En témoignent ces versets du même chapitre de Daniel :

Des forces viendront de sa part profaner le sanctuaire-citadelle, ils aboliront le sacrifice perpétuel, et y mettront l’idole du dévastateur. Ceux qui transgressent l’Alliance, il les pervertira […], mais ceux qui connaissent leur Dieu s’affermiront et agiront [21].

Je l’affirme, avec modestie certes, – « car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie » [22] –, mais avec une conviction forgée par de nombreuses années de méditation et de prière : Quand se produiront les événements terribles, annonciateurs du Jour de l’Éternel, seuls « s’affermiront et agiront ceux qui connaissent leur Dieu » [23] – car ils auront mérité, en raison de leur foi, de leur charité et de la pureté de leur vie, de connaître les aspects insoupçonnés de la réalisation du dessein divin. Ayant changé radicalement leur existence et entraîné d’autres à faire de même [24], tout en restant « dans l’état où les aura trouvés l’appel de Dieu » [25], ils refuseront l’apostasie et résisteront aux assauts de l’Antichrist, quand il se manifestera pour « rassembler toutes les nations des quatre coins de la terre » [26] « contre le Seigneur et contre son oint » [27], et quand, « émerveillée, la terre entière suivra la bête » [28].

Armés du « glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu » [29], équipés des vertus énumérées et illustrées plus haut – fermeté, vigilance, patience et constance –, qu’ils auront pratiquées sans relâche leur vie durant, dans l’attente de l’Avènement du Seigneur, ils discerneront les « maskilim » qui, à leur tour, les reconnaîtront comme des fils et leur feront comprendre le sens de ces événements ultimes. Ces fidèles sont « semblables à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces » : ils ont déjà leurs « lampes allumées » [30], et sont mystérieusement inclus dans cet hymne de Paul :

Je rends grâces à Dieu sans cesse à votre sujet pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée dans le Christ Jésus ; car vous avez été comblés en lui de toutes les richesses, toutes celles de la parole et toutes celles de la science, à raison même de la fermeté qu’a prise en vous le témoignage du Christ. Aussi ne manquez-vous d’aucun don de la grâce, dans l’attente où vous êtes de la Révélation de notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui qui vous affermira jusqu’au bout, pour que vous soyez irréprochables au Jour de notre Seigneur Jésus Christ [31].

 
« Réconfortons-nous donc les uns les autres par ces paroles »
[32].



[2] Cf. 2 Th 2, 1-12, dont j’ai cité le texte plus haut. Voir la note précédente.

[3] 2 Th 2, 15.

[4] Cf. 1 Tm 6, 20 ; 2 Tm 1, 14.

[5] Cf. Mt 24, 36.

[6] Cf. Ps 119, 105.

[7] 2 Tm 4, 3-4.

[8] 1 Co 7, 7.

[10] La juste mesure, en la matière, me paraît avoir été exprimée avec le plus de bonheur par Congar, en ces termes : « On ne peut réclamer des réformateurs qu’ils ne soient pas trop impatients qu’en demandant aux gardiens de la Tradition de ne pas être, eux, trop patients ; d’être sensibles à la pression de revendications qui risquent d’exploser un jour, pour avoir été trop longtemps comprimées ; de joindre au sentiment des délais celui de l’urgence des besoins, l’intelligence des signes des temps ; de ne pas facilement prendre leur parti de mensonges, de médiocrités ou de routines où des âmes trouvent une occasion de scandale. L’avertissement de Paul : “Pères, n’acculez pas vos enfants à l’exaspération” (Ep 6, 4), s’adresse à tous ceux qui ont reçu, à quelque titre, la charge et le nom de ‘pères’. » (Yves Congar, Vraie et fausse réforme dans l’Église, Paris, 1969, p. 300). Voir aussi mon article, « Autorité et “Sensus fidelium” : Vers la perception d’un Magistère comme lieu privilégié d’expression de la conscience de l’Église », texte en ligne.

[11] Allusion à la parabole des talents (Mt 25, 14-30).

[12] Voir le récit qui figure dans le Premier Livre des Rois, au chapitre 19.

[13] Cf. Rm 11, 4.

[14] Jl 3, 5.

[15] Ac 2, 39.

[16] L’expression est tirée du Livre de Daniel : Dn 8, 17 ; 11, 35 ; 11, 40 ; 12, 4.9.

[17] Le terme« maskil », formé à partir de la racine SKL, signifie littéralement « qui comprend et fait comprendre » ; il figure dans les passages suivants de l’Écriture, auxquels il est recommandé de se reporter pour mieux cerner le sens de ce mot, dans différents contextes : 1 S 18, 14 ss. ; Jb 22, 2 ; Ps 14, 2 ; 32, 1 (titre: Maskil) ; 41, 2 ; 42, 1 (id.) ; 44, 1 (id.) ; 45, 1 (id.) ; 47, 8 ; 52, 1 (id.) ; 53, 1 (id.) et 3 ; 54, 1 (id.) ; 55, 1 (id.) ; 74, 1 (id.) ; 78, 1 (id.) ; 88, 1 (id.) ; 89, 1 (id.) ; 142, 1 (id.) ; Pr 10, 5.19 ; 14, 35 ; 16, 20 ; 17, 2 ; 21, 12.

[18] En hébreu, maskilei ‘am.

[19] Cf. Dn 11, 33.

[20] En Dn 11, 21, il est désigné comme « nivzeh » dérivé de la racine verbale hébraïque BZH, qui signifie « mépriser ».

[21] Dn 11, 31-32.

[22] 1 Co 13, 9.

[23] Cf. Dn 11, 32, cité plus haut.

[24] C’est la conversion – ou plus exactement, le retournement (metanoia, en grec, shvut, en hébreu) –, à laquelle n’ont cessé d’appeler les prophètes (cf. p. ex. et entre autres: 2 R 17, 13 ; Ez 18, 30 ; 33, 11, etc.) ; et, après eux, Jean le Baptiste (cf., entre autres : Mt 3, 2 ; 4, 17 ; Mc 1, 15) ; et voir Ac 2, 38 ; 3, 19, etc.).

[25] 1 Co 7, 20.

[26] Cf. Ap 20, 8.

[27] Ps 2, 2.

[28] Cf. Ap 13, 3.

[29] Cf. Ep 6, 17.

[30] Cf. Lc 12, 35.36.

[31] 1 Co 1, 4-8.

[32] 1 Th 4, 18.

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