Présentation de "Chrétiens et Juifs depuis Vatican II"

 

Published by:
Éditions Tsofim at Smashwords
Copyright (c) 2013 by Éditions Tsofim

****

All rights reserved. Without limiting the rights under copyright reserved above, no part of this publication may be reproduced, stored in or introduced into a retrieval system, or transmitted, in any form, or by any means (electronic, mechanical, photocopying, recording, or otherwise) without the prior written permission of both the copyright owner and the above publisher of this book.

Smashwords Edition Licence Notes
This ebook is licensed for your personal enjoyment only. This ebook may not be re-sold or given away to other people. If you would like to share this book with another person, please purchase an additional copy for each person you share it with. If you’re reading this book and did not purchase it, or it was not purchased for your use only, then please return to Smashwords.com and purchase your own copy.

****

Le monde chrétien n’a longtemps connu l’histoire du peuple juif qu’au travers de l’enseignement d’une Église, dont la majeure partie des Pères avait interprété l’écrasement des Juifs et leur dispersion comme un châtiment de leur refus de croire à la messianité-divinité de Jésus. Les choses ont-elles vraiment changé depuis le Concile, et surtout l'antijudaïsme est-il définitivement révolu?
Il a fallu de longs siècles d’«enseignement du mépris» et de tentatives de captation ecclésiale des promesses des prophètes – considérées comme accomplies par le Christ et désormais dévolues à la chrétienté (théorie de la substitution) –, pour que se fasse jour, en chrétienté, une attitude plus positive envers les juifs. Lorsque s’ouvrit le IIème Concile du Vatican (1962), personne ne s’attendait au changement dramatique qui allait se produire, sous l’impulsion du cardinal Bea, auquel le «Bon Pape Jean» avait confié la tâche d’élaborer un «Schéma sur les Juifs». Ce projet déchaîna une telle hostilité de la part de prélats conservateurs qu’il suscita, chez les Pères conciliaires, une réaction inverse, dans laquelle s’exprimait une tendance vers un changement positif de l’attitude chrétienne envers le peuple juif. On lit, dans le chapitre 4 de la Déclaration Nostra Aetate, que «les juifs restent très chers à Dieu, dont les dons et l’appel sont sans repentance » et que le Concile «encourage et recommande entre eux la connaissance et l’estime mutuelles, qui naîtront surtout d’études bibliques et théologiques, ainsi que d’un dialogue fraternel». Et encore : «les Juifs ne doivent pas… être présentés comme réprouvés par Dieu, ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture».
Au cours des décennies suivantes, les graines semées au Concile portèrent des fruits inespérés. En témoigne cette phrase du pape Jean-Paul II, lors d’une allocution aux dirigeants des communautés juives d’Allemagne (17 novembre 1980) : «le peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu […]» Elle eût été impensable auparavant.
Ce livre retrace les étapes de la longue marche vers la reconnaissance du dessein de Dieu sur les juifs et les chrétiens, dans lesquels je crois voir un avatar typologique des «deux familles choisies par Dieu», dont parle Jérémie 33, 24). Il entraîne le lecteur chrétien dans une relecture spirituelle de l’Écriture, dont maints passages dévoilent prophétiquement leur vocation respective et l’unité à laquelle l’Église et Israël sont appelés, tels, entre autres, celui de la geste des deux morceaux de bois en Ézéchiel 37, 17 – «qu’ils ne fassent qu’un dans ta main» –, et celui où Paul exprime la même réalité, en une formule théologique inspirée (Ep 2, 14) : «Car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux a fait un […]»
L’ouvrage s’achève sur l’évocation de la contestation mondiale dont l’État juif est l’objet, et de la pierre d’achoppement qu’il constitue pour beaucoup de chrétiens. L’auteur craint qu’en se mettant à la remorque des faux prophètes de l’antisionisme, qui accusent Israël de néo-colonialisme et d’apartheid, ils n’attisent la haine contre ce peuple, et ne «se trouvent en guerre contre Dieu lui-même» (cf. Ac 5, 39), dont ils ignorent les desseins, pavant la voie à la montée hostile des nations, annoncée, entre autres, par les prophètes: Joël 4, 1ss., Michée 4, 8ss, et Zacharie 12, 3, ainsi que par le Psaume 2.

 

Présentation sur le site Academia


Par Menahem R. Macina

 

Il a fallu de longs siècles d’« enseignement du mépris » et de tentatives de captation ecclésiale des promesses des prophètes – considérées comme accomplies par le Christ et désormais dévolues à la chrétienté (théorie de la substitution) –, pour que se fasse jour, en chrétienté, une attitude plus positive envers les juifs. Lorsque s’ouvrit le IIème Concile du Vatican (1962), personne ne s’attendait au changement dramatique qui allait se produire, sous l’impulsion du cardinal Bea, auquel le « Bon Pape Jean » avait confié la tâche d’élaborer un «Schéma sur les Juifs». Ce projet déchaîna une telle hostilité de la part de prélats conservateurs qu’il suscita, chez les Pères conciliaires, une réaction inverse, dans laquelle s’exprimait une tendance vers un changement positif de l’attitude chrétienne envers le peuple juif.

On lit, dans le chapitre 4 de la Déclaration Nostra Aetate, que « les juifs restent très chers à Dieu, dont les dons et l’appel sont sans repentance », et que le Concile « encourage et recommande entre eux la connaissance et l’estime mutuelles, qui naîtront surtout d’études bibliques et théologiques, ainsi que d’un dialogue fraternel ». Et encore : « Les Juifs ne doivent pas […] être présentés comme réprouvés par Dieu, ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture ».

Au cours des décennies suivantes, les graines semées au Concile portèrent des fruits inespérés. En témoigne cette phrase du pape Jean-Paul II, lors d’une allocution aux dirigeants des communautés juives d’Allemagne (17 novembre 1980) : « le peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu » Elle eût été impensable auparavant.

Ce livre retrace les étapes de la longue marche vers la reconnaissance du dessein de Dieu sur les Juifs et les Chrétiens, dans lesquels je crois voir un avatar typologique des « deux familles choisies par Dieu », dont parle Jérémie 33, 24. Il entraîne le lecteur chrétien dans une relecture spirituelle de l’Écriture, dont maints passages dévoilent prophétiquement leur vocation respective et l’unité à laquelle l’Église et Israël sont appelés, tels, entre autres, celui de la geste des deux morceaux de bois en Ézéchiel 37, 17) – « qu’ils ne fassent qu’un dans ta main » –, et celui où Paul exprime la même réalité, en une formule théologique inspirée (Ep 2, 14) : « Car c’est Lui qui est notre paix, Lui qui des deux a fait un…] »

L’ouvrage s’achève sur l’évocation de la contestation mondiale dont l’État juif est l’objet, et de la pierre d’achoppement qu’il constitue pour beaucoup de chrétiens. L’auteur craint qu’en se mettant à la remorque des faux prophètes de l’antisionisme, qui accusent Israël de néo-colonialisme et d’apartheid, ils n’attisent la haine contre ce peuple, et ne « se trouvent en guerre contre Dieu lui-même » (cf. Ac 5, 39), dont ils ignorent les desseins, pavant ainsi la voie à la montée hostile des nations, annoncée, entre autres, par les prophètes Joël 4, 1 ss., Michée 4, 8 ss, et Zacharie 12, 3, ainsi que par le Psaume 2.

 

1ère parution :  Chrétiens et juifs depuis Vatican II. État des lieux historique et théologique. Prospective eschatologique, Éditions Docteur Angélique, décembre 2009, 372 p. (ISBN 978-2-918303-00-8); Postface par le Prof. Yves Chevalier, Directeur de la revue Sens; Présentation de l’ouvrage sur le site de l’Amitié judéo-chrétienne de France, et recensions de trois spécialistes : Jean Duhaime, mis en ligne le 1er janvier 2010 et Michel Remaud, site de l’Amitié judéo-chrétienne de France. R.P. D. Cerbelaud, dans le Bulletin d’Études Juives et Judéo-Chrétiennes de la Revue des Sciences Philosophiques et Théologiques (RSPT), Tome 96 (2012) p. 107-132, et Prof. Yves Chevalier pour la revue Sens.

En format e-pub, éditions Tsofim, Limoges, 2013.

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 27/08/2014