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Essai

Suivre Jésus, c'est la garantie du bonheur

J'ai toujours cru que suivre Jésus impliquait de "renoncer à soi-même, de prendre sa croix" (cf. Mt 16, 24 et par.) et donc d'être prêt à aller jusqu'au sacrifice suprême si cela devait nous être demandé. Jusqu'à ce dimanche d'Avent, où le passage d'évangile qu'assignait la liturgie du jour apprit à celles et ceux qui l'ignoraient et rappela aux autres, que les disciples de Jean le Baptiste le quittèrent pour se mettre à la suite de Jésus.

Pour mémoire, voici le texte: "Regardant Jésus qui passait, [Jean Baptiste] dit: 'Voici l'agneau de Dieu'. Les deux disciples entendirent ses paroles et suivirent Jésus." (Jn 1, 36-37). Et voici la paraphrase du curé de la paroisse: "Tous les hommes cherchent le bonheur, comme ces deux disciples de Jean. Suivons donc Jésus pour trouver le bonheur auquel nous aspirons."

La femme dynamique

Un internaute ami me transmet ce billet de son Blog, pour inaugurer Tsofim. Qu'il en soit remercié!

http://www.judeopedia.org/blog/2011/03/27/la-femme-dynamique/

La femme dynamique

Le mot EKMH, ‘Hokhmah, Sagesse, Sophia en grec, revient 36 fois dans le Livre des Proverbes, la dernière au dernier chapitre, celui de la Femme vaillante. Là, elle est suivie par le verbe ZWFYH, Tsôphyyâh, « elle veille » : Femme veillante ?

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Marie Vidal Balaam et la Bénédiction, éditions du cosmogone, 2010, « Tsophia », p. 245-246

Tsophia
l’un des noms de la femme dynamique
chantée chaque Shabbat par son mari et ses enfants :
ELLE VEILLE, (צוֹפִיָּה, ZWFYH, TSÔPHYYÂH), SUR LES MARCHES DE SA MAISON (Pr 31)

Tsophia, Vigilante, qui es-tu
toi qui modèles les femmes juives,
de Shabbat en Shabbat
semaine après semaine ?

Ton nom est prononcé quand ta bouche, ta langue sont observées…
et certainement aussi tes lèvres
qui veillent sur les coupures des mots…
quand sont reconnues en toi la Sagesse, l’Amour et la Torah :

SA BOUCHE, ELLE L’OUVRE AVEC SAGESSE (בְחָכְמָה, BEKMH, Be’hokhmah)
ET UNE TORAH D’AMOUR EST SUR SA LANGUE
ELLE VEILLE, TSÔPHYYÂH, SUR LES MARCHES DE SA MAISON
(Pr 31, 26-27)

(…)

Tsophia la Vigilante,
qui es-tu donc ?

Tu n’es pas grecque
même si la Sophia grecque
semble jouer une musique semblable à la tienne.

Tu es sémite
comme une sentinelle
comme les tours de veille
tu préviens
tu couvres
tu protèges
tu veilles.
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Il s’agit d’un « hapax » : le mot צוֹפִיָּה, ZWFYH, Tsofyah, n’apparaît que cette seule fois dans tout le Tanakh. Mais le Mont Scopus, d’où on « surveille » Jérusalem, est en hébreu הַר הַצּוֹפִים, HR HZWFYM Har HaTsofim.

Sur אשת חיל, AST EYL, Echet ‘Hayil, la Femme vaillante, voir 22. Alliance

Journal du Blog

21/01/2014.

Je n'ai jamais créé un site. Au temps de ma "gloire", sur Internet, au début des années 2000, j'étais au service d'associations juives, qui avaient leur propre site. J'avais une très large marge de manoeuvre et j'avais toute latitude de mettre en ligne sur leurs sites mes propres articles. Je ne m'en suis pas privé, avec des fortunes diverses, sur lesquelles je ne m'étendrai pas.

A l'époque, il ne fallait pas être un génie de l'information pour être considéré comme tel. J'ai donc eu mon "heure" de gloire qui a duré 3 ou 4 ans. Puis les sites d'informations ont commencé à proliférer, et la merveilleuse invention des blogues, aussi faciles à créer qu'à administrer, a multiplié les "petits génies" comme des champignons, et je suis devenu un parmi des milliers, puis des dizaines, des centaines de milliers, et aujourd'hui parmi des millions.

Je n'en ai conçu aucune amertume. Simplement, j'ai muté et évolué au rythme de la technique et des attentes nouvelles des internautes. Et tout d'abord, j'ai fait cavalier seul et suis devenu "blogueur", comme une infinité d'autres dans la "blogosphère", ni pire ni meilleur, mais libre comme le vent. Revers de la médaille: n'ayant plus de site professionnel, j'ai dû me contenter de ce que des amis, plus ou moins compétents réalisaient pour moi. Heureusement, l'un d'entre eux, compétent et fidèle, a réussi jusqu'à ce jour à maintenir à flot un site professionnel à l'ancienne, acheté en 2005, et décliné en deux entités distinctes : rivtsion.org et debriefing.org). En raison de leur lourdeur, je les ai davantage utilisés comme d'immenses bases de données textuelles que comme des sites au sens moderne du terme.

Ayant enfin trouvé un logiciel de création de sites, grâce auquel, si ignare que je sois en la matière, j'ai pu, sans être ni un informaticien ni un développeur aguerri, créer ma propre charte graphique et concevoir un site correspondant à mes buts personnels, et dont la gestion ne soit pas une forme d'esclavage moderne au service d'une information aux exigences de plus en plus exponentielles.

(à suivre)

Abraham confondu avec Moïse

Entendu, l'autre dimanche, au détour d'un sermon style robinet d'eau tiède:

"Comme vous le savez sans doute, Abraham a vu Dieu dans un buisson qui brûlait sans se consumer..."

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Et moi qui croyait que la chose était arrivée à Moïse!

Au secours!

Menahem Macina

Jésus est venu évangéliser les païens

Ce dimanche-là la liturgie proposait l'évangile suivant: (Mt 4, 12-23). J'en cite ici la portion courte (versets 12-17):

Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
Galilée, toi le carrefour des païens :
le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient
dans le pays de l'ombre et de la mort,
une lumière s'est levée.
À partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »

Introduction de l'ordo liturgique: "Jésus commence son ministère par la Galilée (brève : 12-17)". Elle n'a pas échappé au pasteur de cette paroisse qui, dès lors, se lance dans une paraphrase, émise d'un ton recueilli mais pénétré de conviction. Je résume son propos.

Remarquez bien que Jésus, qui n'a pas encore prêché, commence son ministère par la Galilée. Et d'expliquer que cette partie de la "Palestine" était peuplée de païens. D'ailleurs, Matthieu cite expressément Isaïe (Is 8, 23 à 9, 1) qui nous apprend que les populations de cette région "habitaient dans les ténèbres" de l'ignorance du salut, et que sur ce "pays de l'ombre et de la mort, une lumière se levait" - Jésus. Beaucoup croient que le Christ est venu pour les Juifs, et c'est vrai aussi. Mais ce n'est pas un hasard s'il a d'abord évangélisé cette région païennne. Car Dieu aime et sauve tous les hommes,.. Etc.

L'a-t-il dit expressément? Je ne m'en souviens pas, mais il était clair que la leçon de son sermon était que le Seigneur était venu en premier lieu pour ces païens.

Or, moi, j'ai toujours cru, sur la foi de la parole du Christ lui-même, qu'il n'avait été envoyé que pour guérir son peuple de ses péchés, même s'il lui arriva de faire quelques exceptions à cette règle. Un exemple:

Mt 15, 21-24: " En sortant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Et voici qu'une femme cananéenne [païenne], étant sortie de ce territoire, criait en disant: 'Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David: ma fille est fort malmenée par un démon.' Mais il ne lui répondit pas un mot. Ses disciples, s'approchant, le priaient: 'Fais-lui grâce, car elle nous poursuit de ses cris.' A quoi il répondit: 'Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël.' "

Ce prêtre a également tiré une autre leçon - plus délicate au demeurant - de cet épisode. Dieu ne se cantonne pas à l'Église, il va chercher les pécheurs là où ils sont. Qu'importe qu'ils soient baptisé, il faut les aimer comme ils sont, sans prosélytisme, c'est la meilleure manière de leur montrer le visage du Christ, et de les inviter à le suivre, pour chercher leur bonheur.

Je ne doute pas des bonnes intentions de cet ecclésiastique: il voulait montrer que la grâce de Dieu ne fait pas acception de personne. Mais était-ce une raison suffisante pour faire dire à l'Écriture le contraire de ce que le Verbe de Dieu lui-même affirme?

Faisons connaissance!

Chers internautes.

Au site Tsofim lui-même, nous avons jugé utile d'adjoindre le Blog que voici.

Il vous permettra de réagir, non pas à tel ou tel texte mis en ligne sur le site, puisque chacun d'eux dispose d'un espace réservé aux commentaires ad hoc.

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Le Webmestre